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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Question du public
Les aires protégées démystifiées

C’est primordial de protéger les animaux et les plantes. Mais pour assurer leur survie dans le temps, il faut aussi maintenir les écosystèmes qui les supportent. C’est pourquoi on protège les habitats et donc, des territoires.

« C’est quoi une aire protégée? »

On en parle dans presque tous nos articles, c’est primordial de protéger les animaux et les plantes. Mais pour assurer la survie des espèces dans le temps, il faut aussi maintenir les écosystèmes qui les supportent. C’est pourquoi on protège aussi les habitats et donc, des territoires. Une aire protégée c’est une portion de terre ou d’eau délimitée, vouée à la protection de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles qui y sont associées. Ces zones sont réglementées et administrées par les différents paliers de gouvernement.


Le magnifique Lac Ernest dans la réserve faunique de Papineau-Labelle

Pour créer une aires protégée

Lorsqu’une aire protégée est créée, on considère plusieurs facteurs techniques et écologiques. D’abord, on priorise les écosystèmes sauvages à ceux fortement perturbés par l’humain, et on évite la fragmentation des milieux en incluant des écosystèmes complets plutôt que seulement des secteurs. On pense ensuite à ajouter des corridors et des zones tampon entre les aires protégées. Les premiers pour permettre les déplacements des populations, les secondes pour permettre les transitions entourant l’espace protégé. On choisi des zones permettant aux populations d’atteindre leur nombre minimal viable d’individus en terme de ressources, donc des zones où on trouve assez de nourriture, par exemple. On cherche aussi des grandes superficies, pour soutenir les espèces avec un grand domaine vital, comme des grands prédateurs. On va évidemment privilégier les territoires où l’on retrouve des espèces menacées.

Au Canada, à la fin de 2018, 11,2 % du territoire terrestre et 7,9 % du territoire marin était conservé. Ce qui est relativement bon, considérant la grandeur de notre pays. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est que la superficie de territoire terrestre protégé a augmenté de plus de 60 % dans les 20 dernières années (et de 6 % depuis 2014). Des constats encourageants! Au Québec, c’est 10,3 % de notre territoire, qui est considéré comme protégé. À première vue, c’est pas mal, on est dans la moyenne des provinces. Toutefois, si on se compare avec la Colombie-Britannique et l’Alberta, qui ont plus de 15 % de leur territoire de protégé, on doit encore travailler.

Tu te demandes probablement : quelle superficie d’espace devrait-on protéger? Dans les années 70, la Commission Brundtland sur le développement durable, a proposé 12 % comme étant la proportion idéale. D’un accord commun, ce pourcentage a longtemps été l’objectif commun, mais avec les changements (rapides) qui s’opèrent sur notre planète, ce pourcentage est vite devenu obsolète. En 2010, les états ayant contribués à la Convention sur la diversité biologique ont adopté les Objectifs d’Aichi qui fixent un objectif de sauvegarde de la biodiversité pour 17 % des zones terrestres et des eaux continentales et pour 10 % des zones marines et côtières pour 2020. Selon la Liste des Nations Unies des aires protégées 2018, au total, 14,87 % du territoire mondial (à l’exclusion de l’Antarctique) et 7,27 % des mers sont protégés. On est pas encore là…

Un béluga qui traverse le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent

Le chemin vers la protection optimale de la nature et de la biodiversité peut être ardu. Pour s’assurer d’un usage adéquat ou d’une protection minimale des zones intéressantes même en milieu très développé, on adapte les niveaux de protection. Il existe donc différents types d’aires protégées.

Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

Sources images : Éric Prince, GUEPE

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Vedette du mois
L’if du Canada

On se penche ce moi-ci sur un conifère low profil du sous-bois québécois, et quand on dit « on se penche », on ne niaise pas puisque que cet arbuste fait rarement plus de 2 m de haut : l’if du Canada.

On se penche ce moi-ci sur un conifère low profil du sous-bois québécois, et quand on dit « on se penche », on ne niaise pas puisque que cet arbuste fait rarement plus de 2 m de haut. L’if du Canada, aussi appelé buis de sapin est un petit arbre qui sort de l’ordinaire.

D’abord, contrairement à la majorité de ses confrères à aiguilles, il a une forme aplati et pousse en grande colonie. On dit qu’il n’a pas de tronc véritable et que ses branches se développent au sol recourbées vers le haut. Ses aiguilles peuvent être comparées à celle du sapin baumier, elles sont aplaties, mais elles se terminent en pointe (plutôt qu’arrondies, comme celles du sapin).

C’est la fruit de l’if qui a fait sa renommée. Aucune cocotte ne voit le jour sur cet arbuste à aiguille. Non. L’if produit un fruit charnu rouge vif qui contient la graine. On appelle ça une arille et, bien qu’elle soit toxique, celle de notre vedette du mois possède plein de vertus intéressantes, entre autre pour la lutte contre le cancer.

Le buis de sapin est une espèce commune dans l’est du Canada. On le retrouve dans les forêts de feuillus ou mixtes, bien installé dans les sous-bois ombragés et humides. L’if ne dit jamais non à des berges de rivières ou des vallées fluviales ou les alentours de mares temporaires, comme il y en a dans les Bois francs du Bois-de-Liesse.

Dans ces milieux, l’if du Canada fait face à quelques défis. D’abord, il n’est pas à l’abri des brouteurs (comme les cerfs de Virginie et les orignaux), même qu’il est à la bonne hauteur pour être dévoré! On ajoute à ça l’aménagement des forêts, les coupes et les incendies forestiers. Et en plus, c’est un arbuste à croissance lente. Trèèèsss lente (un peu comme le trille). Qu’est-ce qu’on a quand une plante pousse lentement et est face à plusieurs freins naturels et non-naturels : une diminution de population! Le gouvernement du Québec en a donc réglementé la récolte pour le protéger et éviter sa disparition.

Pour l’instant, c’est encore commun de voir une colonie d’if ici et là, cachée sous les grands arbres. Un gros merci aux oiseaux forestiers qui raffolent de ses fruits et qui font la dispersion de ses graines, via leur système digestif! Comme quoi, il y a du bon, même dans les crottes d’oiseaux!

Sources images : Wiki, Piqsels

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Qc-Nature
Connectivité versus fragmentation

Les forêts de feuillus du sud du Québec ont graduellement été coupées pour faire de la place aux terres agricoles. Avec une telle fragmentation de l’habitat, on peut se poser des questions sur les conséquences sur la nature.

Quand on roule sur la 20 entre Montréal et Québec, on est frappé par l’abondance des champs. Y’en a partout. Ces champs englobent des boisés de différentes tailles qui constituent des habitats résiduels. Pourquoi résiduels? Parce qu’avant qu’il y ait des champs à la grandeur des basses-terres du Saint-Laurent, il y avait là une forêt. Les forêts de feuillus du sud du Québec ont graduellement été coupées pour faire de la place aux terres agricoles. Avec une telle fragmentation de l’habitat forestier, on peut se poser des questions sur les conséquences pour les populations animales et végétales.

L’autoroute 20

Le paysage ici est composé de parcelles qui sont différentes dans leur composition (ce qu’on retrouve dedans), dans les processus écologiques qui s’y déroulent et dans leur organisation spatiale (leur position les unes par rapport aux autres). Par contre, il existe des relations entre ces parcelles qui permettent aux écosystèmes de fonctionner, indispensables à leur stabilité et (surtout) à leur résilience. Ces relations sont possibles grâce à la connectivité entre les milieux. Les connections entre les parcelles permettent entre autres la migration ou la dispersion des espèces dans la mosaïque paysagère. Elle favorise aussi la diversité génétique entre les populations d’une même espèce. En facilitant le mouvement entre les parcelles, les corridors de connectivité augmentent la richesse du paysage. Lorsqu’un paysage est fragmenté, ou lorsque les liens entre les parcelles n’existent plus, les écosystèmes sont débalancés.

Si on revient à nos champs autour de la 20. Certaines espèces de passereaux, comme le roitelet à couronne rubis, qui a besoin d’un habitat loin des bordures, voient leur succès reproducteur diminuer lorsqu’ils font face à la fragmentation. Les espèces qui nichent au sol, comme la grive solitaire, sont plus susceptibles à la prédation souvent plus forte près des lisières comparativement à l’intérieur des forêts. Mais il n’y a pas que les passereaux qui trouvent ça plate la fragmentation. Pense à un poisson qui ne peut plus accéder à sa frayère à cause d’un barrage, par exemple. Il trouve ça plate aussi… Ces barrières écologiques pourraient* être une des premières causes de la diminution de la biodiversité.

La grive solitaire

Dans un paysage fragmenté, la taille des parcelles, leur distance les unes des autres, leur structure et composition, leur richesse (et leur connectivité, s’il y en a), tout ca importe. Selon leurs caractéristiques, les individus, les populations et les espèces seront affectés différemment par la fragmentation de leur habitat. Leur vulnérabilité dépendra de leur capacité d’adaptation et de leur dépendance à la structure du paysage. Un animal avec un très grand territoire sera probablement plus affecté. Et selon l’échelle à laquelle on considère la fragmentation, elle aura plus ou moins d’impact. Pour une corneille, l’autoroute 20, c’est rien, elle peut facilement voler au dessus tandis que pour une salamandre, la 20, c’est une autre affaire.

La fragmentation peut causer des perturbations importantes, entre autre à cause de l’effet de lisière et qui pousse les espèces à reculer ou disparaître. D’ailleurs, il existe une panoplie de types de fragmentation. Les barrières matérielles, comme les zones agricoles autour de la 20 et l’autoroute elle-même, l’aqueduc, les barrages et les zones urbanisées. On oublie souvent les pesticides étendus dans les champs, les odeurs comme celles laissées par un chien ou un humain, les perturbations sonores et lumineuses. On appelle ça les barrières immatérielles.

La fragmentation du territoire est un phénomène fréquent. L’impact de la division du paysage naturel sur les espèces, autant sur les passereaux que sur les plantes dont les graines se dispersent par le vent, varie en fonction de l’écologie des populations touchées. Mais une chose est sûre, c’est que la connectivité favorise la santé des écosystèmes et que plus il y a de fragmentation, moins il y a de connectivité. Fais le calcul.

Pas de panique, il y a déjà des experts qui travaillent fort pour conserver, restaurer, protéger ces paysages fragmentés et donner toutes les chances aux espèces qui s’y trouvent. Les écoducs sont de fascinantes installations et une alternative aux corridors écologiques naturels perdus. En milieu urbain, la conservation des espaces verts et la création de corridors verts et bleus aident à maintenir minimalement des corridors pour le déplacement des insectes. Même ta cours peut aider au maintien de corridor de plus petite échelle, entre autres pour les pollinisateurs. Vas-y, sème!

NOTES

* On dit « pourrait » parce qu’il n’y a rien de prouvé. On sait toutefois que la fragmentation a des effets terriblement néfastes pour un grand nombre d’espèces, tant animales que végétales.

Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

Sources images : Google Maps, Wiki, Pixabay

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La saga de la tordeuse

La tordeuse, c’est un papillon indigène bien ordinaire, qui vit sur notre territoire depuis des milliers d’années. C’est aussi ce papillon qui a fait pleurer le Québec entier dans les années 1990 quand nos belles forêts mourraient

Choristoneura fumiferana,​ c’est un papillon indigène bien ordinaire, brun foncé avec des taches grises, qui vit sur notre territoire depuis des milliers d’années. C’est aussi ce papillon qui a fait pleurer le Québec entier dans les années 1990 quand toutes nos belles forêts tournaient au rouge et mourraient sous nos yeux. Ce papillon, trop ordinaire pour être vrai, c’est le stade adulte de la tordeuse des bourgeons de l’épinette. Cette chenille de 2-3 cm de long a le dos brun, tacheté de jaune et de blanc, elle aussi bien ordinaire. Ce qui la rend remarquable (et pas de la bonne manière), c’est qu’elle se nourrit des aiguilles de conifères et fait des ravages là où elle passe. On la retrouve sur les sapins baumiers, les épinettes blanches, noires, rouges et les épinettes de Norvège.

La tristement fameuse tordeuse

La chenille de ​Choristoneura fumiferanahiberne dans un petit cocon de soie sur une des essences hôtes. Au printemps, elle se réveille et forme un nid dans les nouvelles aiguilles au bout des branches. C’est à la fin de son stade larvaire, entre juin et juillet, qu’elle se met à se goinfrer et gobe les aiguilles, d’abord les nouvelles pousses de l’année, puis les vieilles aiguilles. Une fois pleine, elle forme sa chrysalide et se métamorphose en papillon adulte et après quelques semaines, la femelle pond autour de 200 œufs (en masses d’environ 50) sur les aiguilles des arbres hôtes. Dès l’éclosion, à la fin de l’été, la chenille tisse son abri pour l'hiver. Et ça recommence.

C’est quoi le ​planning

La problématique, c’est que les chenilles très voraces ne laissent pas beaucoup de chances aux conifères en détruisant les nouveaux rameaux. Lorsqu’un individu est attaqué, il devient de plus en plus vulnérable. Après un an d’infestation, les arbres prennent une teinte rougeâtre. On remarque alors une baisse du taux de croissance et les arbres très affectés meurent en 3 ou 4 ans. Les arbres meurent en 6 à 10 ans généralement. Et… une épidémie bien installée peut durer de 10 à 15 ans. Ici, on a commencé à documenter les épidémie au 20e siècle. La dernière grosse épidémie (1967-1992) avait mené à l’adoption d’une stratégie de protection des forêts par le gouvernement du Québec en 1994. Ce qu’il faut savoir, c’est que les populations atteignent un niveau épidémique tous les 30 ans environ. Comme les populations fluctuent naturellement, les épidémies résultent de changements cycliques normaux. Depuis 2006, on voit les populations augmenter au Québec, sur la rive nord du fleuve. En étudiant ces données, le ​planning​ des épidémies, on ne peut pas en être sûrs, mais on peut supposer que, vraisemblablement, on vivra une nouvelle épidémie d’ici quelques années.

Les risques et les solutions

Certaines zones et certaines espèces sont plus à risque. Le sapin baumier est plus vulnérable que d’autres conifères aux infestations de la tordeuse, parce qu’il a moins d’aiguilles que les épinettes, et que son cycle de croissance est synchronisé avec celui la chenille. Ceci veut dire que les peuplements forestiers où l’on rencontre beaucoup de sapins sont plus susceptibles d’être ravagés. Lorsqu’une épidémie fait rage, en moyenne 75 % des sapins meurent (le pourcentage varie de 30 à 95 %, selon la densité et la santé du peuplement). Les zones d’épidémie mineure fréquente, où le climat est favorable à la chenille, où la végétation ne favorise pas ses prédateurs comme les petits oiseaux insectivores, sont aussi des territoires à risque.

Pour limiter les dégâts, un travail de champion est fait pour monitorer la tordeuse. À grands coups d’échantillonnage de nos forêts, les spécialistes peuvent localiser les populations et évaluer un portrait de la situation au Québec. Non seulement, ils sont capables de mesurer l’abondance des populations, mais aussi prédire leur tendance à court et à moyen termes. Ça nous donne une longueur d’avance pour contrôler le mieux possible les épidémies. En plus des suivis rigoureux, des coupes stratégiques (sélectives) sont organisées pour modifier les peuplements vulnérables (en réduisant le nombre de sapins par exemple). On appelle ça de la récolte préventive.


Présentement, il y a des populations en épidémie et on travaille fort pour limiter la propagation. L’objectif ici n’est pas d’éliminer l'espèce envahissante, mais bien de minimiser le développement des populations de tordeuse. On utilise entre autres des méthodes de pulvérisations aérienne d’insecticide biologique*. La bactérie ​Bacillus thuringiensis​, présente à l’état naturel partout dans les sols, développe une protéine toxique qui affecte certains lépidoptères. Lorsqu’une chenille de la tordeuse des bourgeons de l’épinette est en contact avec la bactérie, elle cesse de s’alimenter et meurt en quelques jours. On combat la nature, avec la nature. On appelle ça la lutte biologique. (On te parle du cas de l’agrile du frêne, juste ici.)

Si les épidémies pouvaient être contrôlées de manière raisonnable, on pourrait commencer à évaluer les conséquences positives d’un insecte tel que la tordeuse. L’ouverture dans la canopée lorsqu’un conifère meurt favorise les espèces pionnières et les herbacées. La tordeuse joue aussi un rôle dans le rajeunissement des vieilles forêts, au même titre que les feux forestiers. Plusieurs espèces d’oiseaux, comme la paruline obscure, sont favorisés par la présence de la tordeuse, et ce, même des années après une épidémie**. Mais en attendant les innovations dans la lutte biologique, on doit se rappeler que les ravages de cet insecte affectent (spectaculairement) l’intégrité de nos écosystèmes. Et ça, c’est tout un défi d’adaptation pour la nature!

NOTES

* Il arrive que les produits chimiques dans les milieux naturels causent des problèmes importants dans l'ensemble de l'écosystème, car ils voyagent dans la chaîne alimentaire. C'est la bioaccumulation.

** Tous les troncs des arbres morts à cause de la tordeuse deviennent des endroits de choix pour les insectes xylophages (qui mangent le bois). Après une épidémie, on voit donc la quantité de ressources alimentaires pour les oiseaux forestiers insectivores, dont les parulines et les pics bois, monter en flèche.

Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

Source image : USDA Forest Service

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Les ours et leur différences

Dans le monde, des ours, il y en a à lunettes, à collier, des paresseux, des pandas et de différentes couleurs. Y’a des fanatiques de viandes et des herbivores. Et on les trouve presque à toutes les latitudes et longitudes.

On ne croise pas un ours tous les jours, et surtout pas à Montréal. Dans le monde, il y en a à lunettes, à collier, des paresseux, des pandas et de différentes couleurs. Y’a des fanatiques de viandes, mais aussi des herbivores. On les trouve presque à toutes les latitudes et longitudes du globe. Ici, au Canada, pays nordique, on soutient fièrement (oui, oui) trois espèces d’ours, et non les moindres.


L’ours noir

Le pelage de l’ours noir (contrairement à son nom) varie du beige au noir, en passant par toutes les teintes de brun. Il existe aussi le mystique Spirit bear, qui appartient à cette espèce et qui a le pelage blanc. C’est le plus petits des ours américains : un adulte bien en santé fera environ 1,4 m de long.

On reconnaît assez facile ses oreilles plus longues que rondes, et son profil avec son roman-nose formé par son museau droit. On le qualifie d’omnivore, et son alimentation change selon les saisons : racines, herbes, petits fruits, insectes (abeilles, larves de toutes sortes). En hiver, ils entrent en sommeil hivernal pendant lequel les petits naissent. On t’en parle ici. Ce n’est pas un chasseur aguerri puisqu’on le voit rarement s’engager dans une prédation active, mais, à ses heures, il pourrait tenter sa chance sur des cerfs pour une bonne fringale. On le retrouve pratiquement partout au Canada, mais uniquement au sud du pays.

L’ours grizzly

C’est l’apparence en bataille et l’air plutôt gloomy (grizzled) de cet ours brun clair qui lui a valu son nom. Le grizzly, ou l’ours brun, est beaucoup plus robuste que ses confrères ursidés canadiens, mais il n’est pas le plus gros (quoique que 2 m de longueur moyenne c’est remarquable).

Quand on voit sa silhouette, avec la bosse après le cou, on ne peut pas se tromper. C’est leurs muscles des épaules très développés pour creuser et retourner les roches qui forment cette bosse caractéristique. Il a de petites oreilles (si on compare avec l’ours noir) et des méga griffes de 5 à 10 cm. C’est aussi un omnivore, mais le grizzly est quant à lui un excellent chasseur et un excellent pêcheur. Caribou, cerf, bison même, saumon, truite, bivalves en tout genre. C’est un opportuniste (comme la corneille), il ne dira donc pas non à des graines de pins, des larves bien juteuses et des petits fruits. On le retrouve dans les Rocheuses, donc principalement en Colombie-Britannique, en Alberta, au Yukon et dans les Territoires du Nord-ouest.

L’ours Kodiak, qu’on retrouve sur la côte du Pacifique, est plus gros que le grizzly standard. Même si certains chercheurs pensent qu’ils seraient deux espèces distinctes, ils font à ce jour, toujours partie de la même espèce : Ursus arctos.


L’ours polaire

On sait qu’il est blanc (mais pas entièrement, on t’en parle ici), ce qui leur donne un avantage 100 % camouflage dans leur habitat. C’est le plus gros prédateur terrestre et du même coup, le plus gros des nounours canadiens. Il fait entre 2,4 et 3 m de long, rien de moins.

Son corps allongé, son long museau, ses petites oreilles rondes et ses pattes très larges lui donnent son apparence caractéristique. Mais sa couleur reste unique chez les ursidés et la meilleure caractéristique pour l’identifier.

C’est le plus carnivore de nos ours, puisqu’il se nourrit principalement de phoques. Ça ne l’empêche pas de rester flexible selon les disponibilités des ressources, parce que le territoire qu’ils occupent, le nord canadien, est un habitat qui ne pardonne pas si on est trop difficile! #flexitarien


Sources images : Neal Herbert, Kevyn Jalone, Alan Wilson

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