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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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La légende des Spirit bears

C’est l’heure d’allumer les chandelles, éteindre les lumières parce qu’on a une légende à te conter.

C’est l’heure d’allumer les chandelles, éteindre les lumières parce qu’on a une légende à te conter.  

Ça se passe il y a centaines de milliers d’années, alors que le territoire canadien est complètement couvert par un immense glacier, probablement le même méga inlandsis qui a créé la mer de Champlain. Zoom in à l’ouest des Rockies, où on trouve aujourd’hui des vastes forêts, remplies d’arbres gigantesques, tellement grands qu’on croirait qu’ils touchent le ciel. On trouvait là un grand corbeau, complètement noir. C’était le Créateur. (Avant d’aller plus loin, on voulait simplement spécifier que cette légende est tirée du folklore des Premières Nations Kitasoo et T’simshian qu’on retrouve en Colombie-Britannique. On n’invente rien.) Alors, ledit Corbeau est un jour descendu du ciel pour voir ce que cette planète avait à offrir. Lorsque le Corbeau a vu que tout était couvert de blanc, il décida de rester sur cette terre. Il était attiré par son contraire. Lui, si noir et cette terre si blanche, si pure. Les années passèrent. Puis, le Corbeau, bien qu’émerveillé par tout ce blanc se lassa de la glace. Il avait froid. Il avait faim. Il était seul. Il était misérable. Face à sa misère, l’oiseau décida de créer le Vert. Lentement la neige et la glace ont fait place à une immensité couverte de verdure. Le Corbeau demanda à ses frères célestes de le rejoindre : l’ours, le castor, le loup… Et il inventa les autres animaux. Il vola ensuite le feu du Soleil pour tenir au chaud sa toute dernière création, l’Humain. Le Corbeau avait tout créé. Mais… il restait insatisfait.  

Quelque chose manquait dans cet immense et beau paysage verdoyant et vivant. Il était nostalgique. Il voulait quelque chose pour lui rappeler l’époque où son monde était couvert de glace, la longue période blanche d’avant. Alors, il alla chercher l’Ours noir, le gardien des rêves, pour lui venir en aide. Il n’avait pas à le chercher bien loin, car l’Ours se tenait toujours dans une constellation dans le ciel étoilé. (Oui, on parle ici de la Grande Ourse.) Alors, le Corbeau vola jusqu’à l’Ours, dans la nuit et il fit un pacte avec lui. L’Ours avait l’assurance du Corbeau qu’il pourrait vivre libre et en sécurité dans la forêt aux arbres géants s’il laissait le Corbeau donné un pelage complétement blanc à un ours sur dix.  

Ces ours au pelage blanc, dans la forêt sombre des montagnes, étaient un rappel pour le Corbeau du temps, doux et misérable, qu’il avait eu lors de la longue période blanche d’avant. On les appelle les Moksgm’ol, ce qui signifie ours blanc, fantôme d’une ère disparue.  

Quelle histoire! Évidemment, il y a une explication un peu plus rationnelle que celle-ci pour expliquer la présence de ces ours blancs, qu’on appelle Spirit bears dans la langue de Shakespeare, un clin d’œil à cette légende autochtone. Ces ours font en réalité, partie d’une sous-espèce de l’ours noir, les ours Kermode. On retrouve ces ours (qui ont de manière générale, le pelage foncé, presque noir) sur la côte Ouest du Canada et des États-Unis. C’est d’ailleurs l’emblème animal des Britanno-Colombiens.

Bien que la majorité des individus de cette sous-espèce aient le poil foncé, on trouve sur leur territoire, entre 100 et 500 ours complètement blancs (attention, personne ne s’entend vraiment sur le nombre exact d’individus)! Ils vaguent à leurs occupations sur des îles au large des côtes canadiennes. Ces ours ne sont pas albinos*, puisqu’on retrouve des pigments colorés (ou foncés) sur leur peau et dans leurs yeux. Le phénomène en est un de génétique où une mutation d’un gène fait en sorte que la mélanine** est produite en très faible quantité.*** Ce ne sont pas non plus des ours polaires, qui eux, ont le poil naturellement blanc. Leurs gènes sont faits comme ça.

Bien que leur look soit hors du commun, les Spirit bears sont des nounours comme les autres. Ils sont omnivores : ils se régalent d’herbe, de baies et de poissons (principalement de saumons). Ils hibernent. On les chasse. Et leur habitat est en voie de disparition ou déjà largement détruit pour y installer des pipelines. Bien que les ours Kermode ne soient pas une espèce menacée, des efforts considérables de conservation sont mis en place pour maintenir ses populations, dû à sa grande valeur culturelle. Et on va se le dire, c’est pas mal hot d’avoir des fantômes qui parcourent nos forêts. Non?

P.S. Paul Nicklen, photographe canadien extraordinaire, a fait une série magnifique sur ces créatures. C’est à voir.

NOTES

* Albinos ou albinisme, ça veut dire quoi? C’est la condition des individus qui ont une anomalie génétique résultat en une absence totale de pigment dans leur corps.  

** On appelle « mélanine », les pigments qui colorent la couche externe des organismes (le tégument). On n’a pas utilisé le mot « peau » ici parce que la mélanine influence aussi la teinte des poils, des carapaces, des cheveux, des plumes, des ongles, des écailles… Tu vois le genre.  

*** C’est le même phénomène, mais inversé, qu’on observe chez les écureuils gris. On trouve dans leurs populations des individus complètement noir. Dans un tel cas, la mélanine est produite en plus grande quantité. Cette mutation serait probablement une adaptation aux variations de température. On t’en glisse un mot ici.  

Par Anne-Frédérique, éducatrice-naturaliste senior

Sources images : pxHere, Maximilian Helm

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Choix du naturaliste
Histoires de bibittes

Textures étranges, des pattes qui n’en finissent plus, des bibittes plus rapides que leur ombre, des animaux avec des verrues… ben oui, c’est l’Halloween!

Textures étranges, des pattes qui n’en finissent plus, des bibittes plus rapides que leur ombre, des animaux avec des verrues… ben oui, c’est l’Halloween! Plusieurs légendes et histoires fantastiques sont souvent inspirées ou associées à des animaux. Des animaux parfois imaginés de toutes pièces, mais d’autres parfois simplement inspirés de la réalité. Alors avant de te plonger dans ces histoires de sorcières et de bave de crapaud, prends deux minutes pour lire ce qui suit pour mieux connaître quelques-unes de ces bêtes fantastiques et bien réelles !

Des verrues comme une sorcière, non merci !

C’est vrai que le crapaud, ce n’est pas le plus cute du règne animal. Toujours plein de terre, avec ses gros yeux qui regardent directement ton âme, le crapaud a mauvaise réputation.  

En général, les crapauds sont plutôt secs puisqu’ils vivent dans la terre, comparativement aux grenouilles qui, elles, vivent plutôt dans l’eau et ont la peau très gluante. Une grenouille pourrait te glisser entre les mains comme un savon dans la douche tandis qu’un crapaud est plutôt chill et se laisse prendre. Si tu essaies et que tu te dis « Voyons, ce crapaud est donc ben mouillé! », c’est peut-être qu’il t’a fait un p’tit pipi nerveux dans les mains. C’est une façon de tenter de faire peur à un prédateur (toi, dans cet exemple).  

Et leur verrues ? Non, ce ne sont pas des verrues ! Les bosses sur le dos des crapauds sont des vésicules qui permettent à l’animal de rester hydraté. Si tu prends le temps de l’observer de plus près, tu verras deux bosses plus grosses, derrières les yeux du crapaud. Ce sont des glandes parotoïdes qui contiennent un genre de venin. Le venin est relâché quand les glandes sont écrasées sous la force d’une mâchoire d’un renard, par exemple, ou d’un chien. Le venin du Crapaud d’Amérique peut faire baver un animal (genre, pas mal) et même paralyser temporairement sa bouche, un peu comme toi chez le dentiste. L’animal relâche alors le crapaud et il a la vie sauve ! Si tu manipules le crapaud, l’important, c’est de ne pas mettre tes mains dans ton visage ensuite. #lavetesmains #horacio

Les chauves-souris, des vampires ?

Si elles ne sont pas associées à Batman, les chauves-souris sont souvent associées aux vampires. Est-ce la cape des vampires qui rappelle les ailes de ces mammifères volants? Sûrement ! Mais toutes les espèces de chauve-souris ne boivent pas du sang. Comme on te le disait il y a quelques temps, celles qu’on trouve au Québec sont insectivores. Toutefois, il existe bel et bien une espèce qui boit du sang et qu’on appelle la chauve-souris vampire. On les trouve en Amérique centrale et du Sud. Par contre, elles ne séduisent pas leurs victimes pour leur croquer le cou. Elles détectent plutôt la chaleur du sang au travers de la peau. Une fois la proie trouvée, elle utilise ses petites incisives pour percer la peau et boire le sang de la proie. Comme dans les films!

Comme dans Buffy.

Les autres animaux qui font peur ou qui sont associés à l’Halloween, c’est souvent parce que se sont des animaux nocturnes, qui ont des attributs étranges, des habitudes hors du commun ou vivant dans des endroits abandonnés pour ne pas se faire déranger par… les humains. Un exemple? un rat. C’est nocturne, longiforme (forme étrange), sa queue est nue, on le trouve souvent près des poubelles en train de manger un restant avec un raton laveur, parce qu’il est opportuniste. Et de par cette habitude de se promener partout, il devient un bon vecteur de maladies. Rien pour l’aider ! Même chose pour la couleuvre qui avance subtilement en faisant des grands S et en sortant la langue. Pourtant, elle sort la langue pour sentier ou plutôt, goûter les odeurs . Pas pour te faire peur!

Les araignées, les cloportes, les vers de terre, les opilions, les souris… tous des animaux susceptibles d’habiter dans un grand château abandonné éclairé par le reflet de la pleine lune… ou le cabanon peu fréquenté de ton oncle Robert. Tiens, ce cabanon, il ferait un bon décor d’Halloween… ou un excellent endroit de découverte de la biodiversité des mal-aimés!

Sources images :  Ryan Hagerty, Daniel Spiess

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Vedette du mois
Tardigrade : quand Clark Kent a de la compétition

Et si on te disait qu’un superhéros aux pouvoirs de survie démesurés existe pour de VRAI en nature? Tu ne nous crois pas? Watch out pour le tardigrade!

Et si on te disait qu’un superhéros aux pouvoirs de survie démesurés existe pour de VRAI en nature? Tu ne nous crois pas? Watch out pour le tardigrade!

  • Il peut survivre à des températures passant de + 150 °C à -272 °C (pendant 8 h !!!)
  • Il peut vivre de quelques semaines à un siècle… tsé comme dans 100 ans!
  • On le retrouve dans tous les écosystèmes possibles (ou presque) : au fond de l’océan, sur l’Himalaya, en Antarctique, dans le sol, dans le sable des plages, les rivières, les lacs, les ruisseaux, sur les mousses, les lichens, les algues et les plantes. Et même dans la minuscule flaque d’eau éphémère devant chez toi.  
  • Il peut supporter le manque d’oxygène et les pressions six fois plus élevées que celles du fond de l’océan.
  • Un musée a trouvé des spécimens séchés dans un herbier de 120 ans qui ont repris vie, une fois réhydratés.

Pis si ça c’est pas assez pour te convaincre, les scientifiques l’ont envoyé dans l’espace… l’espace, là où il y a rien à part le vide spatial et les radiations cosmiques! Et il est revenu sur terre, vivant! Boom!

Tout ça avec le surnom le plus cute ever : l’ourson d’eau.  

Qui est-il?

Pour te décrire le tardigrade, on peut le comparer à un sac à aspirateur dodu, d’une longueur moyenne d’un demi-millimètre, qui se déplace lentement de façon un peu pataude. Même s’il vit majoritairement dans l’eau, il ne nage pas, mais c’est plutôt un marcheur, avec ses 8 pattes ornées de petites griffes. Certaines espèces de tardigrades semblent avoir des yeux mais ce ne sont pas des yeux à proprement parler; ils sont composés d’une unique cellule photoréceptrice et ne sont donc pas des organes.  

Son costume de superhéros s’appelle une cuticule et il peut sembler gris, bleuâtre, brun jaune, rougeâtre ou brun selon la couleur même de sa « coquille » et du contenu de son système digestif (yummy!). Lorsqu’il grandit, le tardigrade va muer, donc changer de cuticule, et peut même se servir de cette dernière comme protection pour ses œufs, qu’il pondra à l’intérieur avant de s’en départir.  

À l’heure du lunch, il perce les plantes avec les deux stylets qu’il a dans la bouche et se nourrit des cellules de ces dernières. Il peut aussi chasser d’autres organismes unicellulaires ou micro animaux comme les rotifères, et même être cannibale. Pas de nourriture disponible? No problemo! Cet animal a déjà démontré qu’il peut survivre jusqu’à 30 ans (!!) sans manger ni boire!

Comment fait-il pour survivre à tout ça?  

Il se déshydrate et entre dans un état végétatif en réduisant ses fonctions vitales à 0,01 %. Juste au cas où tu as lu trop vite… 0,01 %!!! On appelle ça la cryptobiose. Notons qu’il y a plusieurs types de cryptobioses selon l’élément qui vient à manquer : anhydrobiose, s’il n’y a plus d’eau, anoxybiose, si c’est l’oxygène et cryobiose, lorsque c’est la chaleur qui fait défaut. Pendant ce processus, il peut se mettre en boule, gonfler, devenir rigide et même produire un sucre qui protégera ses cellules.

On dit parfois que les tardigrades sont IMMORTELS… c’est malheureusement faux. Malgré tous ses superpouvoirs, beaucoup de scientifiques te diront qu’ils en ont malheureusement tués, et ce facilement (sans faire exprès hein!), lors de la prise d’échantillons. Ils sont même considérés comme étant assez fragiles à manipuler.

Bien qu’ils puissent survivre à toutes sortes d’épreuves assez extrêmes (coucou les rayons directs du soleil dans l’espace), ils préfèrent quand même vivre dans des petits endroits cozy avec un peu d’eau, des cellules végétales en quantité et peu de prédateurs.

Autant dire qu’on est carrément in love avec les tardigrades!

Par Jennifer, éducatrice-naturaliste

Sources images : Darron Birgenheier, Frank Fox

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Qc-Nature
Des morts vivants en forêt : le bois

En plein festival de la branche, c’est le moment de célébrer les fonctions du bois, et ce, sous toutes ses formes : le bois mort, le bois vivant… ou les deux!

Aujourd’hui, en ce doux jour de novembre, même si l’Halloween est passé, on te propose des morts vivants mystérieux. En plein festival de la branche, c’est le moment de célébrer les fonctions du bois, et ce, sous toutes ses formes : le bois mort, le bois vivant… ou les deux!  

Tu le sais, les arbres, c’est super important dans la nature. Mais même morts, il garde un rôle capital dans les écosystèmes. Comme ils sont morts, on les associe beaucoup à la décomposition. Très vrai, en fait toutes les organismes vivants qui utilisent les arbres morts, le font différemment et à différents stades de leur décomposition. Un peu comme un micro-écosystème, les arbres morts rassemblent plusieurs espèces qui en profitent elles aussi, à différents moments de leur cycle de vie. La mosaïque qui unie les espèces dans un écosystème n’est pas simple! Au Québec, plus de 60 espèces utilisent une forme ou l’autre de bois mort dans la forêt ou même dans l’eau. Parce que oui, même submergé, le bois mort est encore rempli de vivant!

Ses formes

Le bois mort se présente dans la forêt sous quatre formes : des vieux arbres tordus plein de trous (aka « arbres moribonds »), des chicots qui tiennent encore debout, les troncs au sol et ceux dans l’eau. Chacune de ces formes apporte des avantages à des groupes d’espèces différents. Alors que les vieux arbres sur le déclin (souvent creux et instables), mais encore vivants, offrent des perchoirs pour les oiseaux de proies et des grandes cavités pour les nids de canards branchus ou de raton laveur, les branches et les troncs qui traînent par terre ou dans l’eau offriront plus des cachettes pour les tortues, les amphibiens et des centaines d’insectes. Comme une espèce en attire une autre, toutes les formes de bois mort sont un peu comme des p’tit dépanneurs du coin, dans la forêt!

Une fois la décomposition très avancée des troncs et des branches, les copeaux s’accumulent au sol et enrichissent la litière de la forêt. Ils prennent part alors à la succession végétale en renforcissant le substrat, la base sur laquelle pourront germer les graines des espèces pionnières de la prochaine forêt. C’est l’hisssstoiiiiiire de la viiiiie!!!

Ses fonctions

Habitat

Une des fonctions du bois mort les plus faciles à observer, c’est la quantité d’habitats que les troncs et les arbres moribonds créent dans les écosystèmes. Quand tu observes un vieil arbre ou un chicot, prends le temps d’y remarquer, les trous et les p’tits chemins. Plusieurs sont superficiels mais d’autres sont les portes d’entrées des nids de plusieurs espèces. En plus, en tombant au sol, les branches et les troncs créent de l’humidité au sol ce qui est merveilleux pour les cloportes, les vers de terre, des dizaines d’invertébrés eeet… les amphibiens, surtout les salamandres! Ça grouille de vie sous les troncs au sol! Même dans l’eau, les amas de branches peuvent servir de cachettes pour les poissons ou même pour les algues qui s’y accrochent. Le bois mort crée donc des habitats de grande qualité.

Nourriture

Encore une fois, quand tu t’approches des chicots et des débris par terre, tu y verras sûrement beaucoup de champignons, des traces d’insectes, des traces de dents… bref, des traces de vivants qui se sont régalés! Les champignons qui poussent sur le vieux bois sont carrément en train de le manger, un peu comme les insectes qui se nourrissent de bois. Ce sont des espèces dites xylophages.

Comme tout est lié dans les écosystèmes, tu devines bien que les espèces qui trouvent refuge dans le bois mort pourraient attirer des prédateurs. Et vu que le bois mort offre des habitats de qualité pour beaucoup d’espèces, beaucoup d’autres viennent y faire leur épicerie! Les arbres qui tiennent encore debout ont plutôt tendance à attirer des prédateurs qui peuvent s’y percher ou y faire leur nid (les pics, par exemple) tandis que le bois au sol a plutôt tendance à attirer des prédateurs de plus petites tailles, comme des centipèdes.

Cycle des nutriments

En plus d’être des éléments liant les niveaux trophiques dans les écosystèmes, les différentes formes de bois mort participent aussi aux cycles biogéochimiques de la nature. Euh perdonese? Oui oui, les cycles des nutriments. En grandissant, les végétaux utilisent des éléments comme l’azote et le carbone pour construire leurs cellules. C’est pour ça que des fois on entend que les forêts sont des « puits de carbone ou d’azote » puisqu’en grandissant, les végétaux les accumulent dans leurs tissus. Donc, quand ces dits tissus retournent à la terre, ces éléments retournent eux aussi à la terre. Toutes les espèces dont on a discuté ici prennent part à la décomposition du bois, pour rendre à nouveau disponible ces nutriments pour les autres vivants.

Même si en ville ou près des sentiers il faut parfois couper (on dit aussi « élaguer ») les arbres moribonds pour pas qu’ils tombent sur ton coco ou sur les autos, il reste qu’en forêt ou en milieu aquatique, les avantages de laisser les arbres morts sur place sont très grands pour la santé de l’écosystème. L’expression « On dormira quand on s’ra morts! » s’applique vraiment pas aux arbres!

Le bois mort ne meurt jamais vraiment, et comme Gerry Boulet le chantait si bien, les arbres sont toujours vivants!

Sources images : Pixabay, Pxfuel, Pxfuel, Pxfuel, Pxfuel

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Quoi faire?
Nos audioguides

Tu te demande quoi faire avec les jours de congé qui s’en viennent? Pourquoi ne pas aller faire un tour dehors et profiter des magnifiques espaces verts que Montréal a à nous offrir?

Tu te demande quoi faire avec les jours de congé qui s’en viennent? Pourquoi ne pas aller faire un tour dehors et profiter des magnifiques espaces verts que Montréal a à nous offrir?

GUEPE te propose des randonnées guidées à travers des milieux naturels de la ville. Il suffit de mettre tes souliers de marche et d’enfiler tes écouteurs. Let’s go le plein air! En suivant les indications de l’éducateur-naturaliste dans tes oreilles, tu parcourras des sentiers en découvrant la nature qui t’entoure. C’est tellement simple que c’est presque gênant. À travers les destinations proposées, il y en a pour tous les goûts et après avoir sondé toute l’équipe de naturalistes de GUEPE, voici notre top 3.

La belle forêt de la Pointe-aux-Prairies

Des fossiles sur l’Île

Un aller-retour d’environ 45 minutes dans le parc-nature du Ruisseau-de-Montigny qui est enclavé dans la ville et longe l’autoroute 25. Une randonnée qui longe une autoroute? Fais-nous confiance, tu t’en rendras même pas compte.

Pourquoi faire cette randonnée? En plus d’entendre le gazouilli de la multitude d’oiseaux du parc et le rumble du ruisseau qui coule tout près, si tu ouvres les yeux bien grand, les chances sont élevées que tu trouves un fossile (un vrai) datant de l’époque de la mer de Champlain au détour du sentier. Ce parc-nature est un site fossilifère hors du commun, en plein milieu de Montréal.  

Le passé de la rivière

Le parc-nature de l’Île-de-la-Visitation est littéralement dans la rivière des Prairies et notre audioguide t’amène à parcourir la moitié est de l’île (celle près du barrage) et à en découvrir les berges.

Pourquoi faire cette randonnée? Avis aux amateurs d’histoire! En plus de profiter de l’air frais de la rivière, tu pourras découvrir les nombreux témoins de l’histoire de ce quartier de la ville, un des plus vieux : le Sault-au-Récollet.

Îlot de fraîcheur

Suis le sentier du secteur Héritage du parc-nature de la Pointe-aux-Prairies et profite de la fraîcheur et de l’ombre des grands arbres de cette magnifique forêt mature. Une des préférées de l’équipe de GUEPE.

Pourquoi faire cette randonnée? La question serait plutôt, pourquoi ne pas faire cette randonnée et passer à côté d’un des joyaux de la métropole? À peine entré dans la forêt, on oublie qu’on est à Montréal et on en profite. Les nouvelles installations pour découvrir les marais font de superbes photos, idéales pour ta prochaine insta-storyjust sayin’.

Vas faire un tour dans notre catalogue d’audioguides et pars à la découverte des espaces verts de Montréal, tu seras pas déçu. Promis.

Sources images : GUEPE

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