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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Qu'est-ce que le lichen?

« Qu'est-ce que le lichen? » Notre éducateur-naturaliste se penche (pour vrai) sur la question des lichens, un organisme qui en contient deux! Que se passe-t-il avec ce champignon et cette algue?

« Qu'est-ce que le lichen? »
SÉRIE Sur le balcon

Notre éducateur-naturaliste se penche (pour vrai) sur la question des lichens, un organisme qui en contient deux! Que se passe-t-il avec ce champignon et cette algue?

Pour en apprendre plus sur le lichen, c’est ici.

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Thèmes spéciaux
Pourquoi le sel fait-il fondre la neige?

« Pourquoi le sel fait-il fondre la neige? » Une excellente question!! On plonge donc dans les molécules de la neige pour t’expliquer ça. Suis-nous à travers les flocons!

« Pourquoi le sel fait-il fondre la neige? »
SÉRIE Sur le balcon

Pourquoi le sel fait-il fondre la neige? Une excellente question!! On plonge donc dans les molécules de la neige pour t’expliquer ça. Suis-nous à travers les flocons! 

Pour en apprendre plus sur la neige, c’est ici.

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Quoi faire?
À la découverte des monts de l'Estrie

Le printemps vient tout juste de se montrer le nez, c'est le temps de sortir tes bottes de randonnée. Les mille et uns sentiers des monts de l'Estrie sauront plaire à tes désirs de plein air! C'est garanti!

Le printemps vient tout juste de se montrer le nez. Le soleil commence à faire fondre la neige encore gelée dans les gouttières. Il y a une odeur de terre qui dégèle et de sirop qui bout dans l’air. On troquera bientôt nos bottes d’hiver doublées pour nos bottines de randonnée. Que tes racines soient estriennes ou que tu sois un oiseau de passage, les mille et uns sentiers de la région sauront plaire à tes désirs de plein air!  

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À vol d'oiseau sur Google Earth, l’Estrie semble bien plus foncée que ses voisins proches. Ce n’est pas qu’une impression, 78 % du territoire est occupé par la forêt. Bien que la petite forêt privée (soit un lot forestier de moins de 800 hectares sous propriété privée) occupe 75 % de celle-ci, les endroits accessibles au public abondent! On compte parmi ces joyaux quatre (4) grands parcs nationaux : Orford, Yamaska, Mégantic et Frontenac. Éparpillés sur le territoire, ils offrent chacun des paysages à leur image.

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Un coup de cœur : le Mont-Mégantic

La vue du mont

Adepte de randonnée longue durée, tu trouveras chaussure à ton pied en explorant le sentier des trois sommets. Ce sentier en hauteur t’en mettra plein la vue, surtout puisqu’il sillonne un écosystème forestier reconnu comme exceptionnel au Québec, dû à sa rareté et à son ancienneté. En effet, la sapinière à oxalide des montagnes en fait toute sa beauté. Nous retrouvons cette association d’espèces que sur les plus hauts sommets dans le sud du Québec, mais ça, on y reviendra… Il y a également la possibilité de n’effectuer qu’une partie du sentier en se stationnant tout en haut sur le mont Saint-Joseph, près de la chapelle, icône de ce mont. Pour cela, il faudra toutefois attendre que la neige soit complètement fondue, la route étant fermée l’hiver. D’autres randonnées à sentiers multi-usages sont également accessibles, même pour les poussettes à grosses roues (question de transmettre la passion rando!). En effet, la Promenade Boréale (secteur de l’Observatoire) et la Promenade du Ruisseau (secteur de Franceville) répondront à la bougeotte familiale.

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Dans une deuxième catégorie : les forêts publiques!

Pas piqué des vers la vue dans cette ZEC...

Nous oublions souvent de profiter des avantages qu’offrent les ZEC (ou zones d’exploitation contrôlées). Leur souci de la conservation de la faune et la grande participation des usagers dans la mise en valeur de leur territoire nous donne l’impression que chaque arbre rencontré en chemin nous chuchote un petit merci. Au Québec, on retrouve 85 ZECs, distinguées par leurs activités pratiquées sur leur territoire (chasse, pêche, etc.). L’Estrie nous offre la ZEC Louise-Gosford, où on peut gravir le mont Gosford, l’une des plus hautes montagnes du Québec. Sa boucle Cap-Frontière vous mènera vers un panorama magique 360°, suivant la frontière entre le Canada et les États-Unis. Un refuge en chemin, le Clear water, vaut le détour et l’arrêt d’une nuit pour les mordus des forfaits rando-refuge.  

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Toujours pas convaincu.e? Il suffit de visiter les sentiers de l’Estrie! Il y a là pas moins de 200 km de sentiers en forêt, pour tous les niveaux, allant de Richmond à Sutton, ce dernier faisant partie de la fameuse Réserve naturelle des Montagnes-Vertes. De plus, plusieurs sentiers sillonnent à travers le massif des Monts Stoke, un partenariat entre l’exploitation forestière et les activités de plein air. Peut-être pourrais-tu y croiser une salamandre pourpre, espèce vulnérable presque exclusive au Québec s'abritant dans les ruisseaux froids et clairs de montagne.

Ce ne sont là qu’une poignée des sentiers qui se trouvent dans la région. Mont-Ham, mont Gale à Bromont, mont Hereford à East Hereford, Mont Scotch Cap à Piopolis, Parc de la Gorge de Coaticook (avec crème glacée en terminant) et compagnie, il y en a des kilomètres à pied pour user vos souliers!

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PS. Tu trouveras sur notre page Estrie toutes les activités GUEPE dans la région!

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Par Sarah, éducatrice-naturaliste - Estrie

Sources images : Denis-Carl Robidoux, Richard Côté

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Question du public
C’est quoi la glue collante qui sort des arbres?

Tu es peut-être déjà reparti.e d'une randonnée avec une substance collante sur tes mains ou tes vêtements. Aujourd’hui c’est ton jour de chance car on t'explique c'est quoi la glue collante qui sort des arbres.

« C’est quoi la glue collante qui sort des arbres? »

Si tu as déjà pris une pause contre un arbre lors de ta dernière randonnée, tu es peut-être reparti.e avec une substance collante sur tes mains ou tes vêtements. En plus du « ewww » que tu as surement exprimé, tu t’es peut-être demandé « mais c’est quoi la glue collante qui sort des arbres? ». Aujourd’hui c’est ton jour de chance car on répond enfin à ta question! Et on te conseille aussi d’arrêter de t’appuyer sur des arbres, pour l’amour de tes vêtements.

La glue collante qu’on voit parfois sortir des arbres, à cause de trous d’animaux ou quand on a coupé une branche, c’est la sève de l’arbre. Elle est essentielle au fonctionnement de ces grands végétaux.

(Mais, attention! La substance d’apparence gluante qu’on voit souvent sortir des conifères ce n’est pas de la sève. C’est plutôt de la résine, qui peut être protectrice et qui est seulement sécrétée par certains arbres, mais on y reviendra!)

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L’utilité de la sève

C’est un peu l’équivalent du sang pour les arbres : elle est liquide, transporte des éléments nutritifs (sels minéraux, acides aminés, sucres) à travers des « vaisseaux » entre les différents organes de la plante (racines, tronc, feuilles). Il existe cependant deux types de sève qui circulent dans les arbres!

La sève brute, c’est celle qui va capter les sels minéraux dans le sol. Elle démarre donc son voyage au niveau des racines de végétaux. En passant par des vaisseaux en forme d’anneaux ou de spirales, elle va pouvoir monter le long du tronc vers les feuilles du végétal*. Dans les feuilles, elle fournit aux cellules les éléments nutritifs nécessaires pour la réalisation de la photosynthèse.

Lorsque la photosynthèse a eu lieu, c’est la sève élaborée, riche en acides aminés et sucres produits par ce phénomène, qui part dans les organes tels que les fruits, les graines ou encore les tubercules au niveau des racines. C’est aussi cette sève qui voyagera des organes de réserve vers les tiges en formation, afin de leur fournir l’énergie nécessaire à leur croissance.

 

Une sève qui ne sert pas qu’aux arbres!

Bien qu’elle soit indispensable aux arbres, la sève est aussi utilisée par plusieurs autres êtres vivants, notamment de nombreux animaux.  

Au printemps, plus précisément au « temps des sucres », notre espèce fait une grande utilisation de la sève de certains arbres pour la transformer en tire, sucre ou sirop! Attention, contrairement à ce qu'on longtemps pensé, l’eau d’érable qui est récoltée dans les érablières n’est pas de la sève!

La sève des arbres ne circule pas durant l’hiver. Les réserves de sucre que la sève élaborée contient s’accumulent dans les racines à l’automne, et remonte dans l’arbre avec l'eau au printemps. En faisant des trous dans le tronc, il est alors facile de récolter une partie de l'eau qui monte. La fin de la saison des sucres est marquée par la montée de la sève brute.

Pour le sirop de bouleau, par contre, c’est la sève brute qui est récoltée. Nous récoltons aussi de la sève élaborée dans d’autres espèces de plantes, par exemple le palmier sucrier, pour faire du vin de palme ou d’autres types de produits tels que la gomme arabique, qui sert pour épaissir!

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Le pic maculé, amateur de glue collante

Au Québec, il n’y a pas que les humains qui apprécient les qualités gustatives de la sève des arbres. Elle est aussi un élément central de la vie de plusieurs pics!

Le pic maculé en a fait son régime alimentaire principal. Pour se nourrir, il perce plusieurs petits trous dans l’écorce. Deux types de trous sont utiles pour son alimentation : des trous profonds et ronds, dans lesquels il va enfoncer son bec pour trouver et lécher la sève; et des trous rectangulaires moins profonds où la sève coulera continuellement, attirant les insectes donc le pic va pouvoir se régaler.

Pour le grand pic, la sève est un aliment plus occasionnel, mais surtout une alliée face aux prédateurs. Pour nicher, le grand pic creuse des cavités dans les vieux pins. Lorsqu’il est bien installé, il va donner des coups de bec dans le tronc tout autour de l’entrée, ce qui va faire couler la sève autour du trou. Cette barrière collante sera bien utile pour dissuader les intrus d’entrer! Fait intéressant : le grand pic peut creuser plus de 15 trous dans un même arbre, ce qui lui offre 15 échappatoires différentes en cas de danger.  

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Les nombreux trous creusés par les grands pics ou les pics maculés sont facilement visibles durant l’hiver, lorsque les feuilles tombées dévoilent les troncs nus. Tu y observeras peut-être les restes de sève séchée!

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NOTE

* La sève monte depuis les racines vers les feuilles grâce au phénomène d’osmose de l’eau qu’elle contient, et la capillarité.

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Par Julie, chargée de projet

Sources images : Lady Dragonfly CC, Dennis Church

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Choix du naturaliste
Le voyage de la sève

Est-ce que certains arbres sont immortels? C’est surement une question que tu t’es déjà posée quand tu as entendu parler d’un arbre de 5 000 ans. 5 000 ans!! Tu en as vu passer de l’histoire après tant d’années à tenir debout!

On est en mars; les journées deviennent plus chaudes, plus ensoleillées, plus longues, et on commence à imaginer le retour de la verdure sur nos arbres et dans nos jardins. En même temps, la sève commence à couler dans les érables, le temps des sucres est entamé!

T’es-tu déjà demandé.e comment les plantes font pour faire circuler la sève de leurs racines au bout de leurs branches et vice-versa? Après tout, un arbre, c’est vraiment grand, et ils arrivent pourtant à s’approvisionner en eau, en nutriments et en sucres sans cœur pour pomper et faire circuler cette bonne soupe à travers les dizaines de mètres de tuyaux qui montent et descendent le tronc…

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D’abord, il faut comprendre que les plantes vasculaires, c’est-à-dire les plantes qui possèdent des vaisseaux spécialisés pour le transport de la sève, ont deux types de tissus conducteurs avec des rôles différents : le xylème et le phloème. Tous nos arbres, arbustes, fleurs, herbes et fougères sont des plantes vasculaires. Dès qu’il y a présence de racine, tige, ou feuille, il y aura forcément des vaisseaux de xylème et phloème. En fait, ces structures sont des adaptations qui ont permis aux végétaux de conquérir le milieu terrestre, leur offrant la possibilité de s’ancrer dans la terre et absorber l’eau et les nutriments de celle-ci. (Les plantes non vasculaires, quant à elles, sont les petites plantes primitives comme les mousses et les algues qui n’ont pas de structures complexes et qui requièrent beaucoup d’humidité dans leur environnement afin de survivre, puisqu’elles absorbent l’eau directement de leur milieu.)

Alors, sachant tout ça, le xylème et le phloème, c’est quoi exactement, comment ça marche?

1- L'eau et les sels minéraux sont absorbés par les racines. 2- La sève brute est transportée vers le haut dans le tronc. 3- L’eau s’évapore par les feuilles.  4 et 5- Les feuilles captent le CO2 et rejettent le O2. 6- Les feuilles captent la lumière et produisent des glucides (photosynthèse). 7- La sève élaborée peut s’écouler entre les racines et les tiges. 8- Les racines absorbent le O2 contenu dans le sol et y rejettent du CO2.

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Le xylème : ascenseur d’eau par excellence

Commençons avec le xylème. Il est formé de cellules mortes et donc vides (oui oui!) appelées trachéides ou éléments de vaisseau. Ceux-ci sont disposés bout à bout et reliés l’un à l’autre par des perforations qui forment ainsi des tubes continus facilitant la circulation de ce qu’on appelle la sève brute, composée d’eau et de nutriments (les fameux NPK sur les contenants d’engrais en magasin) puisés dans le sol (1). Le rôle du xylème est donc de transporter cette sève brute des racines vers les parties aériennes de la plante (2). C’est un système à flux directionnel, du bas vers le haut* qui peut atteindre une vitesse de 24 à 72 km/h!  

Mais tu te demandes sans doute comment ça fonctionne si la plante n’a pas de système de pompage pour faire monter la sève — après tout, nous savons tous que la gravité aura tendance à faire descendre les choses. Eh bien, ici il faut faire une petite parenthèse pour parler d’une propriété physique de l’eau, tu verras que c’est la clé du mystère. Les molécules d’eau forment des liens hydrogène entre elles; ces liens sont très forts et résistants à la cassure. C’est ce qui donne la tension de surface nous permettant de remplir un verre au-delà du rebord ou permettant à un insecte de « patiner » sur la surface d’un marais.  

Si on revient à notre plante et son tube de xylème, regardons un peu ce qu’il y a à l’autre extrémité : les feuilles. Chaque feuille est criblée d’innombrables petits trous appelés stomates par lesquels de l’eau s’évapore de l’intérieur de la feuille vers l’environnement extérieur plus sec (3). Ce phénomène appelé transpiration est responsable de la perte d’une importante quantité d’eau par les plantes—un seul plant de maïs perdra 60 L d’eau par transpiration au cours d’une saison de croissance; c’est 4 millions de litres d’eau par hectare pour un champ de maïs! Les molécules d’eau qui s’évaporent par le haut de la plante tirent sur leurs voisines par liens hydrogène, et comme toute la colonne d’eau du xylème est liée par ces liens, c’est toute la colonne d’eau qui finit par monter sous cette force d’aspiration. Un deuxième phénomène, une poussée vers le haut exercée par l’entrée de l’eau dans les racines par osmose, contribue aussi un peu à la circulation de la sève brute. Mais cette pression racinaire n’est pas assez forte pour faire circuler la sève sur toute la longueur d’un arbre, seulement sur quelques mètres au mieux. C’est vraiment l’hypothèse de cohésion-tension, soit la transpiration par les feuilles qui tire la colonne d’eau vers le haut, qui fit le mieux pour expliquer la circulation de la sève brute dans le xylème.

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Le phloème : transporteur de sucres et réseau intranet

Maintenant qu’on a bien fait le tour de la sève brute et de la circulation dans le xylème, qu’en est-il du phloème mentionné tout à l’heure? Les tubes de phloème sont aussi faits de cellules reliées bout à bout, appelés cellules criblées chez les fougères et conifères, et éléments de tubes criblés chez les plantes à fleurs (incluant les feuillus). Contrairement aux cellules du xylème, celles du phloème sont vivantes, maintenues en vie, malgré qu’elles soient presque vide, par des cellules compagnes. Le rôle du phloème est de transporter la sève élaborée (7), riche en produits de la photosynthèse comme des sucres (6), depuis les organes source (ou producteurs) aux organes cible (ou consommateurs). Contrairement au xylème, le flux du phloème n’a pas de direction : la sève va circuler selon le gradient de concentration des sucres pour les emmener là où la plante en a le plus besoin, de haut en bas, de bas en haut, ou latéralement! La circulation pourrait se faire des feuilles où les sucres sont produits vers les racines où les sucres seront transformés en amidon pour être stockés pour l’hiver, ou bien depuis les feuilles aux fleurs ou aux fruits pour alimenter leur croissance, ou bien encore depuis les racines aux bourgeons pour stimuler leur ouverture au printemps.

Le phloème est une véritable autoroute d’information à travers toute la plante; en plus des sucres, il va transporter des messages d’une partie de la plante à une autre, comme un stimulus généré par une attaque d’insecte ou une infection localisée qui va déclencher une réaction de défense dans toute la plante. C’est comme si chaque plante a un réseau intranet personnel!

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Sachant comment c’est complexe à l’intérieur d’une plante, peut-être verras-tu les nouvelles pousses vertes autour de toi d’un nouvel œil ce printemps!

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NOTES

* Il existe certaines exceptions à la direction du flux dans le xylème, notamment chez les érables au printemps.

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Par Sarah, éducatrice-naturaliste spécialiste

Sources images : Pixabay, GUEPE, Pixabay

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