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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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La toundra

Étant considérée comme une terre dépourvue de vie, ce vaste biome* cache en son sein une biodiversité abondante et résistante. Il existe trois types de toundras : la toundra alpine, arctique et antarctique.

Étant considérée comme une terre dépourvue de vie (le mot « toundra » voulant d’ailleurs dire « terre stérile »), ce vaste biome* cache en son sein une biodiversité abondante et résistante. Il existe trois types de toundras dans le monde : la toundra alpine, arctique et antarctique. Toutes possèdent des conditions de vie équivalentes. Celle que l’on retrouve au nord du Canada est la toundra arctique. Elle englobe les territoires du Yukon au Nunavut, en encerclant les côtes de la baie d’Hudson, c’est-à-dire le nord du Manitoba jusqu’au nord du Québec, sans oublier le nord du Labrador.

Juste assez sec, juste assez froid

Sans tout de suite te divulguer les informations, je pense que tu as dès lors deviné que le climat là-bas doit être assez difficile et rigoureux. En effet, dans les régions les plus nordiques, le soleil est absent pendant environ 6 mois! Dans la totalité de l’écosystème, les températures sont en moyenne de -34 °C en hiver et maximum 12 °C en été! (Brrrr ça nous réchauffe pas tout ça!)

On dénote aussi très peu de pluie, ce qui rendrait ce biome aussi sec, voire plus que la plupart des déserts du globe. Néanmoins, la fonte des neiges apporte le minimum d’eau nécessaire à la survie des espèces de l’écosystème. Enfin, le vent y souffle assez fort. Toundra, voulant aussi dire « absence d’arbres », la faune et la petite flore se retrouvent donc avec peu de remparts pour y faire face. Cependant, pas de panique! La nature est forte, belle, surprenante et, surtout, elle pense à tout!  

Tout d’abord : la neige! Savais-tu que c’est une super armure contre le vent et le froid? Précisément, le sol de la toundra, recouvert de neige lors de l’hiver, va protéger la flore du sol et certains petits mammifères comme les campagnols ou les lemmings. Ces derniers vont creuser un réseau de tunnels subnivaux, à savoir sous la neige.  

Bien équipé dans la toundra

Pour ce qui est de la grande faune, comme le caribou et le bœuf musqué, ils sont dotés d’une couche de graisse et de poils épaisse. La fourrure de certains sera même blanc comme neige pour pouvoir se cacher des prédateurs. Par exemple, pensons au renard arctique, au lièvre arctique, à l’ours polaire et au loup arctique. Je te vois derrière ton écran te demander si certains des animaux là-bas hibernent ou tombent en sommeil hivernal. (Si à ces mots-là tu te dis : « Ben voyons, je ne comprends pas c’qu’elle me dit là! », je t’invite fortement à lire cet article!

Bref, revenons à nos moutons…) Aucune espèce de la toundra n’hiberne (à l’exception d’un micro mammifère**). D’ailleurs, les animaux qui y vivent doivent rester actifs, car à de telles températures, rester inactif entrainerait une mort certaine.

Pour ce qui est des végétaux et champignons, c’est au printemps qu’ils vont renaître grâce à la fonte des neiges. La neige fondue va se transformer en petits ruisseaux, lacs, et d’autres points d’eaux. Cela crée alors un réseau de milieux humides. Le milieu, qui sera alors gorgé de soleil (24 heures d’ensoleillement) et approvisionné en eau, va être propice à la croissance de mousses, de carex, de lichens et de bien d’autres espèces. C’est alors que le désert blanc de neige se transforme en un magnifique tableau coloré

NOTES

* Un biome, c’est une « Vaste région biogéographique s’étendant sous un même climat, comme la toundra, la forêt tropicale humide, la savane ou encore le récif corallien. (les principaux biomes sont la toundra, la forêt tempérée, la forêt tropicale et équatoriale, la forêt boréale, la savane, la mangrove, la prairie tempérée, le désert, les eaux fluviales, les eaux saumâtres, le littoral, les récifs coralliens, les herbiers marin, les abysses.) »

** Le seul qui en serait capable est le spermophile arctique (un petit mammifère, un mélange entre une mini- marmotte et un écureuil).  

Par Lou, éducatrice-naturaliste

Sources images : GUEPE, Anita Ritenour, Hannes Grobe

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Quoi faire?
Quoi faire cet hiver?

Si tu ne migres pas, n’hibernes pas et que tu ne tombes pas en sommeil hivernal, tu fais quoi cet hiver? Tu peux être actif et profiter des bienfaits de l’hiver!

Nous pouvons migrer, soit voyager plus au sud dans les contrées plus chaudes où l’absence de neige favorise l’accès à la nourriture de nos amis, les oiseaux migrateurs. Mais, aller sur les plages chaudes est une option très spéciale et pas toujours réaliste (ou bonne pour l’environnement). Tu peux hiberner comme la marmotte. Et tu peux également dormir profondément tout l’hiver sans tomber en hibernation, comme un raton laveur… Quoique, à bien y penser, les humains n’en sont pas vraiment capables. Il faudrait rester dans son lit des mois. Pas sûr que ça te tente, par exemple! Si tu ne migres pas, n’hibernes pas et que tu ne tombes pas en sommeil hivernal, tu fais quoi cet hiver? Tu peux être actif et profiter des bienfaits de l’hiver!

Plein d’options s’offrent à toi!

Contrairement aux animaux, nous avons l’occasion de faire plein d’activités différentes et variées. Nous pouvons décider de faire tout le contraire d’une journée à l’autre!

Pouvoir jouer dans la neige est une des chances que nous avons en Amérique du Nord. Nous avons à portée de bons vêtements et, surtout, une superbe diversité de sports d’hiver et d’activités de plein air. Parfois, certaines activités sont dispendieuses. En étant créatif, il y a moyen d’en baisser les coûts et d’avoir une journée parfaitement réussie. Et penses à la récompense! Après une bonne journée dehors, une soirée bien reposante autour d’un feu et d’un bon repas chaud est vraiment satisfaisante.  

Dans les parcs-nature de Montréal et certains parcs urbains, GUEPE offre la location d’équipement hivernal pour t’aider dans ton hivernation active. Que ce soit du ski de fond, de la raquette et même de la luge, il y a de tout, pour tous. (En plus, les locations de skis et de raquettes dans les parcs-nature sont gratuites pour les moins de 17 ans.) Par exemple, aux parcs Joseph-Paré et du Pélican du quartier Rosemont, il y a du prêt d’équipement de neige, comme des trottinettes des neiges et des patins à glace. C’est similaire au parc Raimbault. Si tu vas au pavillon d’accueil du Parcours Gouin, il y a même des fatbikes!

De plus, je suis certain qu’il y a un centre de prêt multisports près de chez toi, peu importe où tu résides. Tu peux aussi aller dans un petit centre de sports pour trouver tous ces équipements à rabais en dehors de la saison froide. Les équipements d’hiver peuvent durer plusieurs années, à condition de les utiliser et d’en prendre soin.

Quoi d’autre?

Le choix de randonnées hivernales que tu peux faire est grand, à travers le Québec! Et imagines les heures de plaisir que tu auras si tu décides d’aller dévaler les pentes en glissant!

Si un jour tu as plutôt envie de rester bien confortablement au chaud dans ta maison à regarder la télé, profites-en! Il n’y a rien de mal à être bien douillet à écouter de la musique, des audioguides, à faire de l’art ou bien à cuisiner pour tout le quartier, incluant tes naturalistes préférés. #miam

Et toi, quelle est ta stratégie pour passer l’hiver?

Penses-tu pouvoir nous envoyer tes suggestions d’activités vraiment spéciales que tu fais en hiver? Pour ma part, j’aime bien faire du patin à glace en faisant de l’escalade sur les sept plus belles chutes d’eau glacées, tout en mangeant une crème glacée, en promenant mon chat. Ouais, un peu difficile, mais très spécial!

De l’imagination, c’est tout ce qu’il te faut pour passer l’hiver. Un banc de neige? = Un château! Un stationnement? = Une patinoire! Une cour d’école? = Un parcours géant!

Par François-Vivier, éducateur-naturaliste

Sources images : PxHere, GUEPE

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Qc-Nature
Les plantes en absorbent

Nous habitons sur environ 470 millions d’années de végétaux et d’animaux décomposés en terre. Dans cette terre qui ne cesse de s’accumuler, toutes sortes de gaz, de minéraux et de matières organiques s'y trouvent.

Nous habitons sur environ 470 millions d’années de végétaux et d’animaux décomposés en terre. Dans cette terre qui ne cesse de s’accumuler, toutes sortes de gaz, de minéraux et de matières organiques offrent les nutriments nécessaires à la vie végétale. Toutefois, certaines substances peuvent être contaminantes lorsqu’elles sont trop concentrées : c’est alors, une pollution!

Ainsi, les plantes, les champignons et les invertébrés filtrent les sols et décontaminent la terre dans toutes sortes d’écosystèmes autant aquatiques que terrestres. C’est un peu comme un remède de la nature contre les polluants. Plusieurs techniques utilisées par l’humain permettent aussi de décontaminer les sols, mais celle que l’on retient aujourd’hui, c’est la phytoremédiation! Phyto-, pour plante!

La décontamination à l’aide de plantes

Le peuplier deltoïde qui décontamine

Les végétaux conservent et matérialisent naturellement ce qu’ils consomment à travers leur croissance. La phytoremédiation implique donc les propriétés qu’ont certaines plantes à absorber davantage de contaminants que d’autres plantes étant moins efficaces.

Les métaux lourds présents naturellement dans le sol ou encore laissés par d’anciennes industries, les pesticides laissés par l’agriculture, les sites d’enfouissement, les stations-service, etc., sont autant d’exemples de pollution que les plantes peuvent prendre en charge, selon la nature des contaminants. Par exemple, le saule, le peuplier, le tournesol ou encore même la moutarde sont utilisés pour traiter des cas d’hydrocarbures, de radioéléments, de zinc, de contamination au plomb, etc.  

Ce service biologique via les plantes nous permet, par exemple, d’exploiter une terre agricole, où la terre doit être riche en nutriments et surtout pas contaminée. Similairement, ça nous permet de s’assurer qu’une terre est décontaminée (mais sans obligation de nutriments cette fois) avant de construire des habitations. L’avantage ici est de traiter quelques kilos de végétaux contaminés et non plus des tonnes de terre impropre.

Pas juste pour les sols

Il n’y a pas que l’eau et la terre qui peuvent être dépolluées par la phytoremédiation, l’air aussi est constamment revitalisé par les plantes. En ville, les arbres jouent un rôle important dans l’assainissement de l’air, en captant les poussières atmosphériques et en absorbant le CO2. Ce dernier est ensuite séquestré dans la fibre végétale des racines et des parties aériennes. Raison de plus pour planter le bon arbre au bon endroit!

Tout vient à point à qui sait attendre

Par contre, lorsqu’on utilise la phytoremédiation, il faut savoir que le résultat final ne sera attendu qu’après quelques années. Héé oui! Même si son efficacité est reconnue, il faut savoir que c’est une nouvelle pratique toujours à l’étude. Le temps que ça prend pour réaliser l’expérience est encore trop long, mais les résultats font leur preuve. Dans la même veine, la mycoremédiation (par les champignons) est également à l’étude. Tu peux toujours comprendre la base du mycorhize ici-même.  

À toi de jouer!

Enfin, tu peux toujours faire une expérience à la maison : tu peux faire germer des graines d’un arbre que tu auras trouvé – le peuplier se trouve facilement et pousse rapidement. Tu en plantes un dans un pot avec de la terre contaminée avec un produit (comme du liquide bleu à fondue) et un autre dans un pot avec du compost. Tu peux aussi faire plusieurs variantes avec d’autres types de terreau. Malgré qu’il ne soit pas nécessairement possible de valider la décontamination de la terre contaminée sans quelques notions de chimie supplémentaires, tu pourras quand même t’amuser à faire d’autres observations et à te poser des questions. Par exemple, est-ce que les deux poussent de la même façon?  

Par François-Vivier, éducateur-naturaliste

Sources images : Pixabay, Pixabay, Pixabay

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Les volcans

On te parle de quelque chose de chaud, même bouillant! Quelque chose qui peut atteindre 1 200 °C! L’as-tu deviné? Il s’agit de volcans!

Brrrrrr… Il fait froid! Alors pour contrebalancer, aujourd’hui, on te parle de quelque chose de chaud, même bouillant! Quelque chose qui peut atteindre 1 200 °C! (Ce n’est pas pour rien qu’elle est nommée après le dieu romain du feu!) L’as-tu deviné? Il s’agit de volcans!  

Nouvelle-Zélande

Le magma, c’est quoi déjà?

T’es-tu déjà demandé pourquoi et comment les volcans naissent? Avant de sauter dans le vif du sujet, tu voudras peut-être te remémorer la structure de la Terre. Tu te rappelles peut-être que sous la croûte terrestre se trouve le manteau, une couche de roche d’environ 2900 km d’épaisseur, qui est chauffé par un noyau HYPER chaud! On parle d’une température assez chaude pour fondre de la roche! Par contre, il faut savoir que la majorité du manteau est pourtant solide à cause de la forte pression qu’il subit. La roche qui réussit à fondre s’appelle le magma. Le magma, je suis sûre que ça te dit quelque chose, et à raison! C’est, en fait, la version souterraine de la lave! Alors, comment le magma se forme-t-il et comment remonte-il à la surface de la Terre?  

Comment se forme-t-il?

Il peut se former de différentes façons, mais plusieurs sont en lien avec le mouvement des plaques tectoniques. Il peut, par exemple, apparaître lorsque les plaques s’éloignent l’une de l’autre (ce qu’on appelle une frontière divergente). En se séparant, la portion du manteau à la frontière des deux plaques subit moins de pression et peut donc devenir plus liquide si elle est assez chaude. (On se rappelle que le manteau est surtout solide parce qu’il subit beaucoup de pression.)

Un autre mécanisme, c’est lorsque les plaques entrent en collision (ou convergent) et que l’une des plaques s’enfonce sous l’autre, entraînant avec elle de l’eau ou du dioxyde de carbone. Ça peut arriver, notamment, lorsque c’est une plaque dont la surface se trouve dans le fond de l’océan. En se combinant à la roche du manteau, l’eau abaisserait la température à laquelle elle peut fondre et lui permettrait de se liquéfier.  

De sous terre à sur terre

Guatemala

Ouf! C’était un peu compliqué! Tu me suis toujours? Là, il faut comprendre comment ce magma réussit à percer la surface de la Terre. En fait, on a déjà vu une façon que ça peut arriver : lorsque les plaques tectoniques divergent et que le magma du manteau remonte à la surface. C’est pourquoi les volcans se forment souvent aux frontières des plaques tectoniques. La ceinture de feu du Pacifique, ça te dis quelque chose? C’est la limite des plaques tectoniques où on retrouve entre 850 et 1000 volcans sur la terre en au fond de l’océan! Coïncidence?

Une autre façon que la magma peut remonter à la surface, c’est s’il réussit à s’accumuler dans une gigantesque poche souterraine, qu’on appelle une chambre magmatique, et que la pression y devient assez grande pour craquer la croûte au-dessus. La pression peut être causée par différents facteurs. De façon simple, la pression peut augmenter lorsque plus de magma s’infiltre dans la chambre magmatique. Lorsque la pression y est assez grande, une éruption volcanique peut se produire.  

Le volcanisme intraplaque

Cependant, certains volcans existent à-même une plaque tectonique. Pourquoi? Grâce au volcanisme de point chaud. C’est lorsqu’il y a une zone tellement chaude donc moins dense dans le manteau et que la roche peut remonter vers la surface, fondre et réussir à percer la croûte. (On sait tous que ce qui est moins dense remonte au-dessus de ce qui est plus dense, tout comme l’huile flotte sur l’eau, pas vrai?) Ce qui est intéressant avec ce type de volcanisme, c’est qu’il peut donner naissance à une chaîne de volcans dû au mouvement des plaques tectoniques : le point chaud du manteau ne bouge pas alors que la plaque tectonique oui. C’est ainsi qu’en bougeant, le point chaud perce un nouveau trou dans la plaque tectonique. C’est ce qui a donné naissance aux Îles d’Hawaï.

L’émergence des volcans

À chaque éruption, une nouvelle couche de lave s’accumule à la surface et refroidit en roche. C’est comme ça que les volcans s’agrandissent au fil du temps. C’est d’ailleurs comme ça que de nouvelles îles volcaniques émergent de l’océan. Puis, à ce qu’il paraît, on estime que 80 % de la surface terrestre serait issue d’éruptions volcaniques! Mais ce n’est qu’un seul des services que nous rendent les volcans! Si tu veux en savoir plus, c'est ici!

Chili

Par Émilie, communicatrice scientifique

Sources image : Pixabay, Juan Francisco, Gabriel Esteffan

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Qc-Nature
La mycorhize, une interdépendance

La mycorhize, c’est la relation étroite qu’entretiennent les champignons et les plantes! Ces deux mondes sont parfaitement complémentaires et même en symbiose!

D’abord, « myco » signifie champignon en ancien grec, et « rhize » vient de « rhiza » qui signifie racine. On peut donc en déduire que la mycorhize, c’est la relation étroite qu’entretiennent les champignons et les plantes! Ces deux mondes sont parfaitement complémentaires et même en symbiose! En effet, tel que les scientifiques l’observent de nos jours, il y a une interdépendance entre le système de racines du champignon, le mycélium, et les racines des végétaux.

Comment ça fonctionne?

Pour faire simple, les hyphes, soit les filaments du mycélium, peuvent s’enrouler autour des racines végétales et s’associent avec elles. C’est ce que l’on nomme l’ectomycorhize. Elle concerne notamment les plantes ligneuses, comme les arbres, et peuvent donc être importantes dans les forêts boréales et tempérées. Ou encore, dans la grande majorité des cas, c’est l’endomycorhize qui s’impose, c’est-à-dire lorsque les hyphes pénètrent les cellules de la plante afin de favoriser la symbiose.

Qu’est-ce que les deux partis gagnent de cette association?

Le mycélium, lui, absorbe des sucres et d’autres nutriments en provenance des plantes afin de favoriser sa propre croissance. (Tu peux te renseigner sur la photosynthèse afin de comprendre de quelle manière les sucres sont produits par les plantes et présents dans les racines des arbres.) Puis, un peu comme les insectes et bestioles décomposeurs rendent le sol brun et fertile grâce à leur système digestif, le mycélium démonte et disloque un à un les éléments qui composent le sol : un véritable laboratoire de chimie! Les nutriments tels que le phosphore, le zinc, l’azote et l’eau deviennent ainsi plus accessibles pour les végétaux que lorsqu’ils font partie de feuilles mortes, de fruits écrasés, de branches cassées, d’excréments, etc.

De plus, le réseau mycélien, avec ses hyphes encore plus petites et longues que les racines des plantes, s’étend sur des distances immenses et accède à des nutriments normalement inaccessibles aux plantes. Grâce aux provisions qui leur sont fournies par le réseau mycélien, les végétaux qui profitent de mycorhizes sont alors moins à risque de manquer de ressources lors d’épisodes de stress, comme la sécheresse, les invasions d’insectes, la salinité et l’acidité. Les mycorhizes leur permettent même parfois de s’échanger directement des ressources entre eux via ce réseau… Et c’est un réseau très vaste! Il ne faut pas oublier que le mycélium représente environ 25% de la biomasse* microbienne des sols!

Mais ce ne sont pas juste des ressources que les plantes peuvent s’échanger à travers ce réseau. Ça va peut-être te surprendre (ou peut-être pas si tu as déjà lu notre article sur la communication chez les plantes), mais les mycorhizes permettent aussi aux plantes de s’échanger d’autres molécules agissant comme des signaux. Ces signaux provoqueraient un changement morphologique ou physiologique chez les plantes qui le reçoivent. C’est un de leurs moyens de communiquer. Par exemple, lors d’une attaque d’insectes, les plantes pourraient sécréter des molécules d’alerte permettant aux autres plantes de mieux se préparer. Il reste encore beaucoup de choses à démystifier à ce sujet, n’empêche que les plantes sont mieux connectées qu’on ne le pense!

Les mycorhizes sont d’une grande importance, non seulement pour les plantes et les champignons, mais pour nous aussi! C’est grâce à la santé de nos plantes qu’on est capables d’avoir une alimentation saine et variée! Bien qu’elles soient intéressantes, ce ne sont qu’une des composantes mystérieuses de la rhizosphère que l’on retrouve sous nos pieds! « La rhizosphère, c’est quoi? » tu me dis? Eh bien ça, on t,explique ça ici!

NOTES

* En écologie, on appelle biomasse tous les êtres vivants qui se trouvent dans un milieu à un moment donné. Cela inclut donc les champignons, les plantes, les animaux et les microbes.

Par François-Vivier, éducateur-naturaliste

Sources images : Pixabay, André-Ph. D. Picard, Pixabay

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