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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Quoi faire?
Visiter un milieu humide en plein hiver

Les milieux humides, toute l’année, c’est beau et c’est plein de belle biodiversité! En hiver, la neige et la glace leur ajoutent un petit « je ne sais quoi » qui vaut définitivement le détour. Voici nos coups de cœur hivernaux!

Les milieux humides, toute l’année, c’est beau et c’est plein de belle biodiversité! En hiver, la neige et la glace leur ajoutent un petit « je ne sais quoi » qui vaut définitivement le détour. Voici nos coups de cœur hivernaux!

En passant par Québec

Entre les lacs Saint-Charles et Delage, à quelques 20 minutes du centre-ville de Québec, le réseau de sentiers du Marais du Nord est génial, été comme hiver. La forêt dense va certainement te protéger du froid, tandis que les oiseaux et les écureuils (roux et gris) ne sont pas gênés de te faire un coucou, même à -20 °C, sans parler des points de vue sur les marais et les lacs, qui valent franchement le détour.

Balado d’hiver

Pourquoi ne pas tester les audioguides de GUEPE en hiver? On te propose celui du parc-nature de la Pointe-aux-Prairies. Accompagné.e dans tes écouteurs d’un éducateur-naturaliste du GUEPE, tu pourras admirer les grandes tiges de phragmites dorées qui pointent à travers la neige et le marais caché pendant les mois d’hiver.

Aussi, comme (presque) tous les parcs-nature montréalais sont situés sur le bord de la rivière des Prairies, on t’invite à aller les visiter en hiver, c’est ma-gni-fi-que!

Presqu’île et soupe aux pois

Les sentiers (extra faciles et bien entretenus) de la Presqu’île, te permettre de te dégourdir, à pieds, en raquettes ou en skis de fond, à travers une érablière parsemée de pruches du Canada et de hêtres à grandes feuilles. Ici et là, à travers les arbres, la neige recouvre les nombreux étangs du parc. Pour vrai, c’est notre valeur sûre si tu as besoin d’un peu de silence et de grand air. À la fin de ta rando, un arrêt est obligatoire à l’accueil pour manger une soupe aux pois et un grilled cheese sur le bord du foyer.

À penser : ils ne prennent que l’argent comptant.

PS. Profites-en en hiver, parce qu’au printemps il y a BEAUCOUP de bibittes.
PPS. C’est pas vraiment un milieu humide, mais c’est beaaauuuuu, pis la soupe est bonne!!

Sources images : GUEPE, Anne F. Préaux

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Qc-Nature
Classer le vivant

Il y a tellement d’organismes vivants sur la Terre (tellement, qu’on a de la misère à les compter) qu’un jour, on a eu besoin de mettre un peu d’ordre dans tout ça. Pour classer toouuuut le monde, il a fallu établir des règles.

Il y a tellement d’organismes vivants sur la Terre (tellement, qu’on a de la misère à les compter) qu’un jour, on a eu besoin de mettre un peu d’ordre dans tout ça. Pour classer toooooouuuut le monde, il a fallu établir des règles. Au début*, on regroupait les individus selon leurs ressemblances physiques et comportementales. C’était définitivement trop simple pour la complexité du vivant… Le système moderne de classification remonte au 18e siècle, lorsqu’un botaniste-physicien-zoologiste suédois, Carolus Linnaeus (entre nous, on va l’appeler Linné), publie Systema Naturae**, sa version de la classification du vivant. À partir de là, on a commencé à inclure la génétique dans les regroupements.

Aujourd’hui, la classification de Linné n’est plus utilisée. Par contre, pour classer les espèces, on se base quand même sur son idée d’utiliser des taxons (soit des catégories qui s’imbriquent les unes dans les autres). Notre classification actuelle se base sur des principes évolutifs et sur des descendants communs.

Pour démêler tout ça, voici un exemple :

1 – Ancêtre commun de A, B, C, D et E.
2 – Ancêtre commun de B, C, D et E.
3 – Ancêtre commun de B et C.
4 – Ancêtre commun de D et E.

Pour simplifier au maximum, on pourrait dire que les divisions des embranchements représentent des évolutions différentes de deux individus identiques, qui, au fil des générations, deviennent assez différents l’un de l’autre pour créer de nouvelles espèces.

À partir de ça, on a donc divisé le vivant en catégories hiérarchiques. On appelle les grandes catégories des règnes.

Pour le bien de ce billet, on va utiliser une classification à cinq règnes (qui est généralement acceptée), mais, avant d’aller plus loin, on voulait mentionner que récemment, une étude classifie le monde du vivant en sept grands règnes et que le Catalogue de la vie a accepté cette classification et l’utilise. Des classifications à quatre et six règnes existent aussi…

Donc, dans la classification à cinq règnes, qui remonte à 1969, on sépare les animaux, des végétaux, des monères (les bactéries), des protistes*** et des mycètes (les champignons). Sous les règnes, on retrouve les phylums (ou embranchements), puis les classes, les ordres, les familles, les genres et les espèces. Les deux derniers niveaux sont généralement déterminés par la personne qui découvre l’espèce et représente le nom de l’individu.

Dans le règne des animaux, la majorité des phylums représentent des invertébrés (vers, éponges, mollusques, méduses, insectes et on en passe). La classe des mammifères (dans laquelle les humains se trouvent) existe dans le phylum des Chordés, avec tous les autres vertébrés de la Terre.

On te fait un exemple de classification pour une espèce : la tortue peinte.

Puis avec un autre reptile d’ici, la couleuvre rayée, qui a un ancêtre commun avec la tortue peinte :

On pourrait faire le même manège pour le loup gris (Canis lupus) ou pour la mante religieuse (Mantis religiosa) ou pour le sapin baumier (Abies balsamea)… Il faut savoir qu’il existe des sous-embranchements, des sous-classes, des sous-ordres, des sous-familles, etc., ce qui complexifie la classification, mais ça la rend encore plus précise et efficace.

En gros, le vivant c’est un immense puzzle qui a la forme d’un arbre avec des milliers et des milliers de branches et de ramifications, qui, malgré leurs multiples entrecroisements, nous rendent la vie plus simple quand vient le temps de comprendre et nommer les espèces.  

NOTES

* Les premières classifications simples remontent à l’ère des grandes dynasties chinoises (3000 avant J.-C.) et de l’Égypte ancienne (autour de 1500 avant J.-C.). On dit par contre que ce serait Aristote qui aurait été le premier à véritablement classer TOUT le vivant (autour de 300 avant J.-C.). Il faut savoir qu’à cette époque, Aristote avait classé les humains dans une catégorie à part de celle des animaux… Ahah.

** Pourquoi le latin? Parce qu’à une époque, c’était universel. Et encore aujourd’hui, on l‘utilise pour que les scientifiques de partout soient sur le même pied d’égalité linguistiquement parlant.

*** Les protistes ce sont des organismes unicellulaires (donc très petits) qui possèdent un noyau, contrairement aux monères qui n’en ont pas.

Source images : GUEPE

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Ailleurs
Le pergélisol, l’indispensable glace sous nos pieds

Le sol qui gèle, c’est probablement pas une de tes préoccupations. Pourtant, le sol gelé c’est beaucoup plus que des cailloux frettes.

Le sol qui gèle, c’est probablement pas une de tes préoccupations. Pourtant, le sol gelé c’est beaucoup plus que des cailloux frettes.

L’Île de Baffin, dans le nord du Canada

À certains endroits, le sol est gelé en permanence, on appelle ça le pergélisol. L’eau qui est dans le sol, entre les grains et les cailloux, même dans (!!) les roches, est glacée et ne dégèle* pas. Lorsque le pergélisol se forme et que l’eau gèle, ça crée un soulèvement du sol; l’eau gelée devient moins dense et prend plus d’espace que lorsqu’elle est liquide. C’est pour ça qu’après l’hiver les routes sont pleines de trous. Le sol a bougé et a tout fait craquer. #nidsdepoule

La zone de pergélisol se situe sous une couche, dite active, qui capte la chaleur du soleil et permet la germination des graines des plantes. C’est cette couche qui est soulevée par le gel.

Plus au nord, où il fait super froid, comme sur l’Île de Baffin, le pergélisol peut descendre jusqu’à 1500 m. Il arrive même qu’une couche de glace se forme sous le sol par cryosuccion. L’eau gelée attire l’eau liquide, qui finit par geler et qui attira encore plus d’eau liquide… et ainsi de suite. Cette couche de glace peut créer une expansion de 50 % (du pergélisol et donc) du sol. Parce que le gel dans le sol crée des mouvements, on voit à la surface des reliefs étranges se dessiner : les sols polygonaux (zone composée de trous de formes géométriques résultat des fissures causées par la glace)**, les pingos (monticules dont le noyau est de la glace) et des thufurs (petites buttes gazonnées) sont les plus extraterrestres.

Des polygones et un pingo aplani (Tuktoyaktuk, Northwest Territories, Canada)

C’est quoi le rapport?

Parce que le Canada est un pays nordique, sans trop le savoir, le pergélisol, ça fait partie de notre patrimoine naturel. Il couvre presque 50 % de la superficie de notre pays et pas loin de 24 % de l’hémisphère Nord (soit environ 23 millions de km2). Malgré ses origines préhistoriques (sa formation remonterait à la suite de la dernière glaciation), le pergélisol n’est pas immuable… Il est affecté par un tas de choses dont les changements de températures journaliers et saisonniers, mais aussi ceux qui ont court sur de très longues périodes comme le changement climatique que l’on vit présentement. À cause de l’augmentation de la température, le pergélisol, qui contient plusieurs gaz, dégèle et libère dans l’atmosphère du méthane et du dioxyde de carbone, deux gaz à effet de serre. Oupsy…

C’est pas tout : des populations entières vivent dans des zones de pergélisol. Crois-nous, si ta maison, tes routes et toutes tes infrastructures sont construites sur du sol gelé, tu veux pas que ça dégèle… En plus, certaines plantes et animaux, comme le saule, le renard arctique et les caribous, sont spécialisés pour ce type d’habitat. Si le pergélisol disparaît tranquillement, qui sait ce qui va arriver à ces espèces.

Dans le présent, on peut encore profiter de l’ambiance extraterrestre des déserts glaciaux de pergélisol, mais c’est full important de savoir de ce qui lui arrive.

NOTES

* Quand on parle de pergélisol, on n’utilise jamais le terme « fonte ». On parle plutôt de « décongélation » ou de « dégel », parce que le sol, ça devient pas liquide… Par contre, il faut savoir qu’il existe différents types de pergélisol : le continu (où 80 % du sol est occupé par le pergélisol), le discontinu (30 % à 80 %) et le sporadique (où moins de 30 % du sol est gelé). En passant, il existe aussi des pergélisols secs dans les zones arides où la température du sol est constamment sous 0 °C, mais où il n’y a pas d’eau.

** Y’a aussi ça sur Mars

Par Anne-Frédérique, éducatrice-naturaliste

Sources images : Mike Beauregard, GUEPE, Emma Pike

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Vedette du mois
Des hiboux bien adaptés

Quand la plupart de nos petits oiseaux sont en train de se chauffer la couenne dans le sud, nos vaillants guerriers résidents combattent le vent glacial de février. Parmi eux, les hiboux.

Quand la plupart de nos petits oiseaux sont en train de se chauffer la couenne dans le sud, nos vaillants guerriers résidents combattent le vent glacial de février. Parmi eux, les hiboux.

Le hibou des marais

On a choisi ces oiseaux de proie comme vedette du mois parce qu’ils sont non seulement mystérieux, mais aussi awesome.  

Des oiseaux d'hiver

Savais-tu que la plupart de nos Strigidés (leur famille) commencent leur période nuptiale en février? Le froid, ça ne les décourage pas de se faire la cour. On les retrouve dans plein d’habitats différents : polaire, forestier, urbain, et même dans les déserts (pas au Québec, parce qu’on a pas de désert, mais il existe des hiboux super cute qui vivent dans les cactus.)

La plupart de nos hiboux québécois (de nos 11 espèces) sont nocturnes*, mais ils peuvent aussi chasser le jour, lorsqu’il fait assez sombre. Ce n’est donc pas rare, dans la noirceur des matins de février de voir un grand duc plonger dans la neige pour attraper son déjeuner. Nos strigidés mangent généralement des petits rongeurs** comme les souris et les campagnols, mais aussi des musaraignes et des proies plus grosses, comme des lapereaux et d’autres oiseaux. Leurs serres (nom qu’on donne aux pattes griffées des rapaces) ont deux doigts en avant et deux en arrière (des pattes zygodactiles, comme les pics bois), ce qui leur donne une grip incroyable pour attraper leur nourriture. Une fois attrapée, ils n’en font qu’une bouchée (pour vrai, ils avalent leur lunch tout rond) et finissent par régurgiter les morceaux « non-digestibles », soit les os, les plumes, la fourrure…

Les hiboux du Québec

Face parabolique

En plus de leurs pattes méga-puissantes, les hiboux ont plusieurs adaptations qui en font des chasseurs hors pair. D’abord, ils entendent super bien. Leur disque facial (qui leur donne leur look hibou-esque) agit comme une soucoupe satellite et dirige le son vers leur tête. En plus, leurs oreilles, qui ne sont pas les plumes érigées sur leur tête (ça, c’est des aigrettes***, et ça n’a rien à voir avec l’ouïe), sont asymétriques. Lorsque le hibou baisse ou lève la tête, il peut la positionner de manière à ce que le son atteigne les deux oreilles en même temps. Quand il entend le son également, ça veut dire que la source du son est directement devant lui. Certains hiboux sont capables d’entendre une proie sous une épaisse couche de neige.

La face parabolique de la chouette lapone

Gros yeux, gros challenge

Leur yeux sont tellement gros qu’ils ne peuvent pas bouger dans leurs orbites. Ils doivent donc tourner leur tête pour voir sur le côté. Leur champ de vision est réduit****, mais grâce à des mécanismes extraordinaires, ils peuvent tourner leur tête jusqu’à 135 degrés, leur donnant un champ de vision de 270 degrés. Comment c‘est possible? Leur vaisseaux sanguins ont des petites connexions vasculaires entre les artères principales qui permettent au sang de circuler entre deux vaisseaux. Ainsi, même si une voie est bloquée par la rotation du cou, une autre peut fournir un flux sanguin au cerveau. On ajoute à ça des os conçus pour aider : une des artères principales des oiseaux, celle qui alimente le cerveau, passent dans des trous dans les vertèbres. Chez les hiboux, le trou a un diamètre 10 fois plus grand que l’artère lui donnant amplement d’espace pour se tordre et gonfler.

Ces oiseaux, pas tellement vocaux, avec leurs couleurs camo et leurs plumes magiques qui leur permette de voler en silence, font tout pour passer inaperçus. Alors, lève le menton et ouvre les yeux, parce qu’en hiver, sans les feuilles dans les arbres, c’est le meilleur moment pour voir un hibou faire la sieste.

NOTES

* L’épervière boréale et le harfang des neiges ont des habitudes diurnes.

** Il faut donner aux hiboux ce qui leur revient : dans certains milieux, ils participent activement au contrôle d’espèces indésirables, spécialement en zone agricole.

*** Les aigrettes sont une caractéristique qui permet d’identifier les différentes espèces de hiboux. D’ailleurs, les hiboux ont des aigrettes, tandis que les chouettes n’en ont pas.

**** Le champ de vision des hiboux est d’environ 110 degrés, tandis que celui de humain est autour de 180 degrés.


Sources images : Pixabay, Pixabay

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Qc-Nature
La mosaïque alimentaire

On ne va pas t’expliquer c’est quoi une chaîne alimentaire (ou trophique), mais on veut éclaircir certains principes mal connus dans les relations de prédation dans les écosystèmes.

On profite de la journée Darwin, le plus connu des naturalistes et le père de la théorie de l’évolution, pour te parler d'une autre théorie de l’écologie : les relations trophiques.

On ne va pas t’expliquer c’est quoi une chaîne alimentaire (ou trophique), mais on veut éclaircir certains principes mal connus dans les relations de prédation dans les écosystèmes. Dans la chaîne alimentaire, on installe chaque maillon sur un niveau trophique : les niveaux inférieurs se font manger par les supérieurs. Cette série commence toujours avec un organisme autotrophe, qui produit lui-même sa nourriture par photosynthèse, autrement dit, un végétal. Puis, on grimpe de niveau en niveau vers les individus hétérotrophes (ceux qui ne peuvent pas fabriquer leur nourriture), en passant donc par les herbivores pour arriver aux top prédateurs et aux décomposeurs.

Un exemple simple de chaîne trophique, où la plante (le producteur) se fait manger par le lapin qui lui se fait manger par le renard. Ici, le renard est au niveau trophique supérieur.

Dans cette chaîne, l’énergie circule. Elle passe de la plante au lapin, puis au renard. Par contre, seulement une petite quantité d’énergie est transmise d’un individu à l’autre. Dans les niveaux trophiques les plus bas, les consommateurs accumulent assez d’énergie et en allouent beaucoup à la reproduction, ce qui fait que leur nombre est généralement grand. Au contraire, dans les niveaux supérieurs, les espèces utilisent leur énergie pour la survie (comme pour la chasse) et très peu pour la reproduction. Par exemple, les lapins à queue blanche peuvent avoir jusqu’à 4 portées par année tandis que les renards ont une seule portée annuellement. La quantité d’énergie est donc utilisée différemment selon sa quantité et le niveau trophique.

En plus de l’énergie, certaines substances toxiques peuvent aussi (et malheureusement) voyager entre les niveaux. On appelle ça la bioaccumulation (on t’en parle aussi dans ce vidéo).

Dans tous les écosystèmes, on retrouve ces relations de prédation entre les organismes. Mais de croire que c’est aussi simple d’une chaîne linéaire, c’est un peu comme penser que la Terre est plate. La réalité, c’est que les relations trophiques sont très complexes et elles ressemblent beaucoup plus à des entrelacements qu’à une ligne : on appelle ça les mosaïques alimentaires.

Dans cet exemple simple de mosaïque trophique, la buse, le renard et le pékan sont les prédateurs des niveaux supérieurs.
N.B. Les décomposeurs ne sont pas représentés ici.

La structure et la complexité de ces réseaux sont des indicateurs de stabilité et de résilience des écosystèmes et des populations qui les habitent. Et chaque niveau influe un autre. Disons qu’on a une forêt remplie de cerfs de Virginie, mais pas de loup ou de coyote pour réguler la population. Les nombreux cerfs exerceront une forte pression sur les végétaux jusqu’à les faire disparaître et l’écosystème en sera débalancé. Ainsi, le sous-bois sera beaucoup plus clairsemé ce qui réduit grandement les cachettes pour les plus petits animaux. Il ne restera que des grands arbres et aucun petit pour reprendre le dessus lorsque les gros mourront. Dès qu’un déséquilibre est en place, la biodiversité réduit considérablement.

On pense souvent que la chaîne alimentaire, c’est un concept simple, mais quand on l’observe comme une mosaïque (comme elle doit être analysée), on se rend vite compte que sa complexité fait toute la différence dans la résilience des écosystèmes.

Sources images : GUEPE, Karen Arnold, GUEPE

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