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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Choix du naturaliste
Darwin, l’homme

En mémoire de son immense travail, on te présente aujourd’hui le père de la théorie de la sélection naturelle, le seul et l'unique : Darwin!

En mémoire de son immense travail, on te présente aujourd’hui le père de la théorie de le sélection naturelle! Ce naturaliste et paléontologiste bien révolutionnaire pour son époque, est l’un des seuls chanceux à voir une de ses théories (une majeure en plus) être acceptée par ses pairs de son vivant. On parle ici de Charles Darwin, l’homme fasciné par les adaptations des êtres vivants!

Il n’a pas toujours eu une immense barbe blanche…

C’est à tout juste 22 ans, en 1831, qu’il s’embarque sur le Beagle pour un voyage sur les mers qui va complètement changer sa vie. Son expédition dure un total de cinq ans (on s’croise les doigts pour lui qu’il n’avait pas le mal de mer) et l’amène partout à travers le monde – il en fait littéralement le tour. Comme tout bon naturaliste, à chaque escale, Darwin passe tooooooout son temps à explorer la nature, récolter des échantillons de roches, même des organismes vivants – qui n’avaient jamais été découverts auparavant – et à noter ses observations dans son journal. Pas son journal intime, mais bien son journal scientifique! Pendant son voyage, il partage ses découvertes par la poste à ses compatriotes naturalistes en Angleterre, ce qui lui permet d’établir sa réputation et de faire reconnaître ses découvertes. #famous

Sa curiosité et son avide désir de comprendre le vivant l’amène à observer et découvrir des faits assez étonnants sur les espèces animales qu’il croise. C’est notamment son escale sur les îles Galàpagos qu’il l’amènera à comprendre la sélection naturelle. En se promenant d’îles en îles, il observe plusieurs espèces de pinsons. Rien de spectaculaire, tu te dis, mais ce sont ces heures à observer des p’tits oiseaux qui lui ont permis de comprendre que chaque espèce s’est adaptée à leur habitat pour leur mode de vie.

Comme dirait un autre Charles plus connu au Québec : FASCINANT

Mais Darwin n’a pas seulement eu une vie mouvementée au niveau de ses découvertes scientifiques! Darwin et sa femme (qui n’est nul autre que sa cousine!) ont eu dix enfants. Charles (on peut l’appeler par son prénom maintenant qu’on le connaît mieux!) avait pour réputation d’être un père dévoué malgré son travail acharné pour comprendre les êtres vivants. #dadgoal C’est après des années de maladie, le 19 avril 1882, que ce père (de dix enfants, mais aussi le père de la sélection naturelle) s’éteint, à l’âge de 73 ans.

Si t’as envie de te plonger un peu plus dans les réflexions de Darwin, on te recommande son livre L’origine des espèces, où il expose sa théorie et ses réflexions. Un classique de la littérature-nature.

Sources images : Wiki

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Qc-Nature
∅ texto pour les plantes

Ça te prend une seconde envoyer un texto à quelqu’un à l’autre bout de la planète. C’est ce qu’on appelle de la communication efficace, n’est-ce pas? Imagine que pour transmettre un simple message, ça te prenne des heeeeeuuuures…

Ça te prend une seconde envoyer un texto à quelqu’un à l’autre bout de la planète. C’est ce qu’on appelle de la communication efficace, n’est-ce pas? Imagine que pour transmettre un simple message, ça te prenne des heeeeeuuuures… (-‸ლ) L’horreur!!! C’est ce qui arrive chez les végétaux lorsqu’ils communiquent entre eux. Oui, tu as bien lu, les végétaux ont des méthodes pas banales de communication, au sein d’une même espèces, entre les espèces et même avec les animaux.

Les plantes communiquent oui, mais ça se fait sous forme de signaux. On dit qu’elles communiquent parce qu’elles émettent ces signaux et qu’elles sont capable d’analyser ceux des autres. C’est donc un type de communication. Ces signaux peuvent prendre plusieurs formes : lumineux, sonores, volatiles, chimiques et même électriques.

Un arbre d’acacia, qui est probablement en train de produire du tanin à cause de ce koudou

On fait un saut en Afrique. Les koudous, des grands brouteurs (un peu comme le cerf de Virginie ici), mangent les feuilles d’acacia (un buisson de la famille des féviers). Comme il se sent attaqué, l’arbre brouté se met à produire dans ses feuilles du tanin. Cette substance végétale protéinée donne un goût épouvantable aux juteuses feuilles, empêchant le koudou de poursuivre sont broutage. Et ce n’est pas tout. Les feuilles émettent aussi de l’éthylène (un gaz) qui est diffusé dans l’air. Poussé par le vent, cet éthylène alertent les buissons d’acacia avoisinants de la présence de brouteurs potentiels et trigger la production de tanin comme défense, avant même d’avoir été attaqués. C’est donc la fin du repas pour les koudous qui n’ont plus de délicieuses plantes à manger, seulement des feuilles indigestes.

Plus près de nous, les érables et les peupliers produisent aussi de l’éthylène volatile lorsqu’ils sont attaqués.

Qui sait ce qu’il se dit sous nos pieds…

En plus des signaux transportés par le vent, comme ceux des acacias, un réseau complexe de communication existe juste sous nos pieds. Partout dans le sol on retrouve des hydres, la partie souterraine des champignons. Ces filaments blanchâtres s’attachent aux végétaux et relient des arbres et des plantes, en mélangeant les espèces, pour créer le wood-wide web. Les plantes ainsi attachées au réseau peuvent alors échanger de la matière! Il est fort probable qu’elles puissent aussi échanger de l’information par la production de composés chimiques, mais ça reste encore à prouver. Et même sans les champignons, les plantes seraient capable de communiquer par leurs racines enchevêtrées (fusionnées par le cambium*).

A-t-on déjà vu un bison converser avec un brin d’herbe? Non. Et pourrait-on dire que les pissenlits jasent avec les abeilles? La capacité des plantes d’attirer les pollinisateurs avec des odeurs et des couleurs variées, on pourrait considérer ça comme un système de communication. Et cette communication se fait entre des espèces de règnes différents (animal et végétal). On dit aussi qu’il y a des plantes, comme la tomate et le tabac, qui peuvent produire un signal hormonal pour attirer les prédateurs d’insectes herbivores quand elles se font manger.

Les cris, les ultrasons, les bouteilles à la mer, les contacts de groupe, les couleurs, les danses, les signaux chimiques, les chants des oiseaux, des orthoptères ou des grenouilles, les textos… Il existe des tonnes de façons de communiquer, autant chez les animaux que chez les plantes. Ces dernières ne font pas beaucoup de bruit, mais elles s’envoient définitivement des messages.

#woodwideweb

NOTES

* Le cambium, c’est une fin couche sous l’écorce de l’arbre et le liber, où la sève circule.

Sources images : Pixabay, Pixabay

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Ailleurs
Nos lacs fluviaux

C’est lors du retrait de la Mer de Champlain que le tracé du Saint-Laurent s’est dessiné, en remplissant les cavités laissées par les dépôts de la mer. C’est ce qui lui a donné ses formes et ses courbes d’aujourd’hui.

DOSSIER : FLEUVE SAINT-LAURENT

C’est lors du retrait de la mer de Champlain (t’sais après le bounce back du glacier) que le tracé du Saint-Laurent s’est dessiné, en remplissant les cavités laissées par les dépôts de la mer. C’est ce qui lui a donné ses formes et ses courbes d’aujourd’hui.

Parce qu’il est tellement diversifié, on a divisé notre beau grand fleuve Saint-Laurent en trois tronçons distincts : le golfe, l’estuaire (dont on a souvent parlé) et le tronçon fluvial, sur les rives duquel la plupart du Québec habite. Chaque tronçon se distingue des autres par de nombreux facteurs, autant hydrographiques, qu’écologiques ou humains. Le tronçon fluvial, qui débute à Kingston (en Ontario), finit dans le lac Saint-Pierre, près de Trois-Rivières. Ce lac Saint-Pierre, c’est un lac fluvial ou, autrement dit, un lac sur un fleuve. C’est un élargissement du cours d’eau qui en change le débit et par le fait même, son écologie.

Le tronçon fluvial du St-Laurent et ses lacs fluviaux

Réserves de biodiversité

On trouve trois lacs fluviaux sur le tronçon fluvial : les lacs Saint-François, Saint-Louis et Saint-Pierre. Ces lacs, ils n’ont l’air de rien, mais ils sont très importants pour la diversité aquatique du fleuve. Le lac Saint-Pierre est connu pour accueillir des milliers d’oiseaux migrateurs chaque année; son archipel, dans le coin de Sorel est une halte migratoire très fréquentée. On y trouve (dans et sur ses rives) des refuges et des espaces protégées.*

Lors des crues printanières, les abords des lacs fluviaux sont inondés. C’est vrai! La plus grande superficie de terres inondables d’eau douce au Québec est située au lac Saint-Pierre. Pour la sauvagine qui voyage, c’est la perfection!

Parce que le débit de l’eau est différent (tout comme sa température, son opacité et sa composition), la végétation qui s’installe dans les trois lacs fluviaux est différente de celle qu’on retrouve dans les secteurs plus étroits du fleuve. Et si la végétation change, la faune change et se mélange. Et on augmente ainsi la biodiversité. À l’entrée et à la sortie du lac, on voit un phénomène de lisière où des animaux vivant en milieu fluvial se mixent avec les animaux qui favorisent les eaux avec moins de courant. Parfait mélange!

Mais ces petits oasis de biodiversité ne sont pas à l’abris des défis. La pollution de l’eau due à la proximité de nombreux centres urbains et de zones agricoles, en plus de la modification des berges et du fond de l’eau (pour la circulation maritime, entre autre) sont des facteurs qui ne favorisent pas la santé des lacs fluviaux du Saint-Laurent**.

Comme le fleuve est le backbone de notre société, et que ce corridor aquatique chéri ainsi que ses magnifiques lacs, sont là pour rester, pourquoi ne pas en profiter pour leur faire attention et protéger ces écosystèmes essentiels!

Le lac Saint-Pierre vu des airs

NOTES

* La Réserve de la biosphère du lac Saint-Pierre (UNESCO), le Refuge faunique de la Grande-Île (héronnière) et le Refuge d’oiseaux de Nicolet.

** Ces mêmes problématiques guettent beaucoup de cours d’eau au Québec. On t’a fait quelques vidéos sur le sujet.  

Sources images : GUEPE, Wiki

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Vedette du mois
Le petit prêcheur

Avec son look semi-tropical, ses stratégies surprenantes et ses alliés qui ne font pas l’unanimité, l’arisème petit-prêcheur est bien partie pour nous surprendre.

Tu aimes l’inusité? Tu vas être servi avec la plante printanière qui sort de l’ordinaire qu’on a choisi comme vedette du mois de mai. Avec son look semi-tropical, ses stratégies surprenantes et ses alliés qui ne font pas l’unanimité, l’arisème petit-prêcheur est bien partie pour nous surprendre.


La spathe du petit-prêcheur

On retrouve cette plante indigène dans les érablière, les milieux semi-humides et le bord de l’eau. Elle tient son nom de la ressemblance de sa forme avec la chaire où le curé faisait son sermon, comme « dans l’ancien temps ». Ses fleurs (ou plutôt son inflorescence, un mot fancy pour dire que plusieurs fleurs sont attachées à une tige) sont entourées d’une grande feuilles modifiées en forme de calice avec un capuchon vert rabattu. Cette feuille, qui s’appelle une spathe, est rayée de rouge et de blanc, et franchement, c’est précieux combien c’est beau. C’est la spathe qui lui donne son look tropical et qui ne ressemble à aucune autres plantes indigènes de notre coin de pays. Les véritables fleurs sont toutes petites et attachées en épi au bas d’une tige centrale (qui ressemble à une mini-quenouille), le spadice.

Histoire de reproduction

Dans ses premières années, la plante accumule des réserves dans un organe souterrain, le corme, qui devient de plus en plus gros. Tant que le corme n’a pas accumulé suffisamment de réserves d’énergie, il n’y a pas de floraison. Elle a donc besoin de quelques années avant de produire des fleurs. À la première floraison du petit-prêcheur, il ne fait que des fleurs mâles. Ce n’est qu’après plusieurs années qu’on voit apparaître des fleurs femelles. Et finalement, la plante finira par ne produire que des fleurs femelles.*

Après la fécondation, la plante produit des baies rouge vif en grappe sur le spadice. Les oiseaux, les écureuils et d’autres petits mammifères forestiers mangent ses fruits et disséminent les graines dans leurs excréments. (๏ᆺ๏υ)

Comme ses fleurs sont si petites et peu attrayantes, des pollinisateurs comme les abeilles et les papillons, ne sont pas attirés par le petit-prêcheur. Ce sont les brûlots qui visitent la plante. Oui, oui. Les brûlots, ces petits insectes piqueurs vraiment gossants. (Si tu te demandais à quoi il servent les maudits brûlots, tu as ta réponse!) En entrant dans la spathe, le brûlot se couvre de pollen des fleurs mâles et sortent par une petite ouverture dans le bas du calice. Par contre, les plantes femelles n’ont pas cette sortie de secours. En essayant d’en sortir, les brûlots laissent du pollen sur les fleurs femelles. Et hop FÉCONDATION! C’est tellement bien fait!

Dès que tu peux, mets tes bottes et pars à la recherche de l’arisème petit-prêcheur dans la boucle du Pic du parc-nature du Bois-de-Liesse. Il faudra être bien attentif parce que sa forme et ses couleurs le font passer inaperçu dans le sous-bois. Mais, quand tu en trouveras un, tu ne pourras pas en croire tes yeux. Cette petite plante est plus que spectaculaire.

NOTES

* Lorsqu’une plante produit des individus mâles et des individus femelles, on dit que c’est une espèce dioïque.


Sources images : Pixabay, Wiki

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Question du public
Quoi faire si on trouve un oiseau blessé?

C’est une question qui nous est souvent posée. Quoi faire si on trouve un oiseau blessé? D’abord, qu’il soit blessé, malade ou orphelin, la première chose à faire est de contacter un centre de réhabilitation pour la faune sauvage.

« Quoi faire si on trouve un oiseau blessé? »

C’est une question qui nous est souvent posée. D’abord, qu’il soit blessé, malade ou orphelin, la première chose à faire est de contacter un centre de réhabilitation pour la faune sauvage. Au Québec, il est possible de contacter le Nichoir qui donne des soins aux oiseaux blessés et les relâche après leur rétablissement.

Si l’oiseau ne semble pas saigné, qu’il n’a pas l’air d’avoir de blessures graves et que ses yeux ne sont pas enflés, le chances sont élevées qu’il ait seulement besoin de temps. Un oiseau qui a foncé dans une fenêtre par exemple, n’est pas besoin de soins intensifs, mais il devient très vulnérable à la prédation quand il se remet de sa collision. Alors, première chose à faire, c’est de la le mettre en sécurité. Il faut trouver une boîte ou un sac pour y mettre l’oiseau. Quand tu pars à la recherche de ta boîte, demande à quelqu’un de garder un oeil sur l’oiseau pour que personne ne le mange, ou marche dessus. Installe du papier essuie-tout dans le fond de la boîte et fais quelques des trous sur les côtés et dans le couvercle. Lorsque tu déplaces l’animal, mets des gants protecteurs pour éviter les éraflures ou juste le contact avec ta peau. Après, lave tes mains.

Ferme la boîte et laisse-la de côté. Tu peux même mettre une serviette dans la boîte : la noirceur et la chaleur devraient aider son rétablissement. Une fois que l’oiseau sera dedans, il faut déplacer la boîte le moins possible.

Il n’est jamais conseillé de donner à boire ou à manger à un oiseau.

Après une heure ou deux, si l’oiseau est remis sur pieds, tu devrais l’entendre frapper des ailes dans sa boîte. C’est le signal qu’il est prêt à retourner dans la nature. Prends ta boîte et dirige-toi vers un endroit boisé, loin des bâtiments qui pourraient confondre l’oiseau. Pointe la boîte ou le sac en direction des arbres et ouvre-la pour laisser l’oiseau s’envoler. Bravo!! Si l’oiseau refuse de s’envoler, contacte ton centre de rétablissement*.


BANG! (。•́︿•̀。)

Deux mentions spéciales pour finir : si c’est un oiseau de proie ou un très grand oiseau (une bernache ou un héron, par exemple), il est très important de contacter des experts avant de faire quoique ce soit. Même blessés, ces animaux peuvent être dangereux.

Après avoir aidé ton oiseau, le relâcher dans la nature est très important. Garder un animal sauvage en captivité est illégal à moins d’avoir un permis et peut avoir des conséquences graves pour l’animal et pour toi. Un oiseau veut être libre, et ne garde pas de lien avec ses parents et ne s’attachera probablement pas à toi, comme un chien ou un chat le ferait. Alors, même si tu sens qu’un réel lien s’est créé entre toi et ton oiseau blessé, let it go.

NOTES

* La SPCA n’est pas un centre de rétablissement pour la faune sauvage. Il ne pourront pas t’aider avec un oiseau blessé, ou n’importe quel autre animal non-domestique.  

Sources images : PxHere, Wiki

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