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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Qc-Nature
Des stratégies hivernales, pour un hiver stratégique

Les animaux des boisés et des forêts québécoises sont pas mal plus prévoyants que nous! Comment passent-ils l’hiver, ces scouts des forêts enneigées?

« Ah ben d'la neige! » Ce n’est sûrement pas ça que les animaux des boisés et des forêts québécoises se disent quand il leur tombe 20 cm dessus, couplé avec un sympathique -10 °C sorti de nulle part… Ils sont pas mal plus prévoyants que nous! Comment passent-ils l’hiver, ces scouts des forêts enneigées?

D’abord, quatre stratégies s’offrent à eux : migrer, hiberner, s’endormir ou bien carrément rester actif. Sache qu’on peut regrouper toutes ces stratégies sous un même terme : hiverner. Hiverner, c’est passer à travers l’hiver. Même toi qui nous lis, tu hivernes. Oui oui! Et les quatre façons d’hiverner, bien on te les décrit ici.

Migrer

Les grues du Canada qui s’en vont. Bye là!


Facile, tes grands-parents le font sûrement. C’est partir vers le sud pour suivre sa nourriture ou fréquenter un climat plus doux. Les oiseaux sont bons là-dedans. Et pas besoin d’aller en Floride ou au Mexique pour migrer! Certaines espèces du grand nord comme les harfangs des neiges (le hibou blanc) descendent jusqu’à nos latitudes pour passer l’hiver parfois. On est le sud de quelqu’un!

Hiberner

Pour dire qu’un animal hiberne, son pouls doit être réduit au maximum, sa température corporelle doit descendre de manière significative et ses fonctions biologiques doivent être extrêmement réduites. On parle aussi de dormance ou de torpeur dans certains cas. Quelques battements par minute, une température corporelle de quelques degrés… pas chaud, pas chaud! Pour les mammifères, ces périodes de léthargie sont parfois entrecoupées de périodes d’activités pour grignoter ou uriner… dans leur nid. C’est le cas des amphibiens et des reptiles, de plusieurs insectes. On va te surprendre! Parce que imagine-toi donc que peu mammifères du Québec hibernent vraiment. Parmi eux, on trouve la marmotte commune et les chauves-souris résidentes.

Sommeil hivernal

L’ours noir : le dormeur

C’est ici qu’on classe l’ours noir! Le sommeil hivernal, c’est un peu comme l’hibernation mais sans les périodes de léthargie. Même si leur métabolisme est réduit et qu’ils passent la majorité du temps à dormir, un réchauffement des températures ou un grand bruit pourrait faire sortir l’animal de sa cachette. La moufette rayée et le raton laveur utilisent aussi cette stratégie pour passer l’hiver.

Rester actif

La catégorie la plus festive! Rester actif ne signifie pas que les animaux continuent leur petit train train quotidien. Ils se préparent à rester dehors par grands froids en changeant de nid ou en ayant une fourrure ou du duvet plus épais. Ils font des réserves de nourriture dans leur nid ou dans des cachettes. Ils changent leur pneus d’auto, sortent leurs skis et font un bon ragoût. La mésange à tête noire sait même où sont ses cachettes les plus nutritives!

Les animaux que tu croises dans la nature l’hiver sont aussi prêts que toi, sinon plus!

Sources images : Pixabay, Pixabay

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Ailleurs
Un voyage au pays des caribous

Aujourd’hui, on jase cervidés. Un caribou, c’est bien différent d’un cerf de Virginie ou d’un orignal. C’est pas le cervidé le plus commun dans le sud du Québec, mais on aimerait te faire voyager un peu…

Aujourd’hui, on jase cervidés. Un caribou, c’est bien différent d’un cerf de Virginie ou d’un orignal. Ce n’est pas le cervidé le plus commun dans le sud du Québec, mais on aimerait te faire voyager un peu… Pour voir des caribous, tu dois être patient et aventurier et te rendre à une de ces quatre destinations : Charlevoix, Val-d’Or, la Gaspésie ou le nord du Québec.


Écotypes

Au Québec, on ne trouve que la sous-espèce appelée caribou des bois. Selon la position géographique des populations, on divise le caribou des bois en trois autres groupes qu’on appelle écotypes : le forestier (souvent juste appelé « caribou forestier »), le migrateur et le montagnard. Il existe 2 grands troupeaux de caribous des bois migrateurs dans le nord du Québec tandis que le caribou des bois montagnard se trouve en Gaspésie (si t’es un lève-tôt ultra chanceux, tu peux en voir au sommet du mont Albert ou du mont Jacques-Cartier dans le parc national de la Gaspésie).

L’écotype forestier, se promène un peu partout dans la forêt boréale entre le lac St-Jean et le Labrador (C’est grand ça. Jette un coup d’oeil à cette carte!). De très petites populations isolées de l’écotype forestier se trouvent aussi dans Charlevoix et à Val-d’Or.

Comme tu le vois sur la carte, les caribous au Québec sont souvent en petits groupes isolés. Et l’isolement, c’est une de leurs principales menaces. C’est causé, entre autre, par la coupe forestière et les feux de forêt qui favorisent la repousse de plantes qui sont très appréciées des ours et des orignaux. Ces derniers attirent les loups qui sont les prédateurs des caribous. Aaaah la mosaïque alimentaire…!

Un caribou mâle

Du panache

Si tu croises un cervidé (chanceux!), reste calme et regarde son panache. Les caribous portent fièrement le bois en arc recourbé un peu vers l’avant. Le mâle et la femelle ont tous les deux des bois, comparativement aux cerfs et aux originaux où c’est seulement le mâle qui porte le panache. Ils mangent beaucoup de lichen (ce fascinant mélange de champignon et d'algues turquoise, orange ou jaune) qui pousse abondamment dans la forêt boréale et la toundra.

Controverse

Si tu te demandes pourquoi t’as entendu parlé des caribous récemment, c’est qu’en mars 2019, le gouvernement du Québec a pris la décision de ne pas protéger la population de caribous forestiers de Val-d’Or et d’autoriser le développement de routes et d’un projet minier. Pas très bon pour la survie de la petite population qu’on estime à 18 individus. Il a été question de les déplacer ou d’importer des individus d’ailleurs dans la population, mais vu le stress engendré chez les animaux par un déménagement (1er juillet, anyone?), ces solutions n’ont pas été retenues. En fait, la population a carrément été laissée à elle-même. Eeeeet les coûts d’un plan de rétablissement seraient trop élevés par rapport aux chances de réussite.

Qu’est-ce que tu peux faire concrètement pour aider ces bêtes? Continuer de fréquenter les parcs de conservation de manière responsable. En continuant de te renseigner et d’être dans la nature, tu développes tes connaissances et ton esprit critique. Ça te permet de faire des choix de consommation et de vie judicieux, en fonction de tes moyens mais aussi de l’environnement!

Et c’est pas juste le caribou qui te dit merci! (。◕‿◕。)

Sources images : USFWS, Pixabay

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Question du public
L’écureuil : animal de compagnie urbaine

Si on te dit « coexister avec les animaux en ville »… à quel animal tu penses? J’te parie que tu n’as même pas pensé aux écureuils tellement on les voit souvent! Pourquoi il y a tant d’écureuils en ville?

« Pourquoi il y a tant d’écureuils en ville? »

Si on te dit « cohabiter, coexister avec les animaux en ville »… à quel animal tu penses en premier? J’te parie que tu n’as même pas pensé aux écureuils tellement on les voit souvent! Mais justement… pourquoi il y a tant d’écureuils en ville?

Ceci est un écureuil roux

Une grande famille

Les écureuils gris, roux et volants (les trois plus communs au Québec), sont des espèces de rongeurs de la famille des sciuridés. Cette famille de rongeurs très répandue (sûrement la plus répandue tu te dis hein!) comprend aussi les tamias, les marmottes (ben oui!) et les chiens de prairies (comme Timon dans le Roi Lion). Fait super intéressant : des dialectes différents peuvent être observés à travers les populations d’une même espèce! On peut parler l’écureuil!

Animal urbain

Si tu t’aventures un peu dans les boisés (genre, un parc-nature wink wink), tu entendras peut-être le cri strident d’un écureuil roux. Il aime mieux la tranquillité des forêts plus denses, d’où pourquoi on en trouve moins en ville. En ville, l’espèce la plus fréquente est sans contredit, l’écureuil gris.

Ceci est un écureuil gris

Alors, les écureuils gris, c’est quoi leur deal? Ben, ils ont un grand avantage : ils ont une excellente capacité d’adaptation et ils sont très opportunistes. Un environnement comme la ville où on leur offre buffet de poubelles à volonté, beaucoup d’arbres à fruits durs comme les chênes et les caryers et une possibilité de se faire un nid dans un arbre isolé où les prédateurs sont presque absents, c’est tout un avantage!

En plus, leur pelage gris est excellent pour se camoufler dans des milieux urbains, très bétonnés et donc très gris. T’as peut-être aussi déjà croisé un écureuil noir. C’est bel et bien un écureuil gris, mais noir. Cette teinte leur donnerait un avantage thermique… poil foncé, plus de chaleur accumulée et donc, moins grande dépense d’énergie pour se réchauffer (ça fait penser aux ours polaires)! Ils peuvent aussi construire leur nid dans n’importe quel arbre, pourvu qu’ils trouvent des branches et des feuilles en été, et un petit trou dans un tronc en hiver.

Les écureuils sont très impliqués dans la dispersion des graines des arbres et donc, dans le reboisement urbain et la survie des forêts. En cachant leur nourriture un peu partout, ils oublient parfois les cachettes. Avec le temps, les graines germent et un arbre pousse!

Finalement, c’est une bonne chose d’avoir des écureuils en ville, non?

Sources images : Anne F Préaux, Pixabay

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Choix du naturaliste
Les vers de terre

Le fabuleux ver de terre! Souvent, les lombrics dégoutent les gens, mais si on s’attarde deux secondes à ces animaux étranges, on se rend vite compte qu’ils sont juste extraordinaires... et essentiels!

Il en existe environ 7 000 espèces sur Terre et ils sont présents dans tous les types d'écosystèmes (une chance). Leur corps couvert de soies est divisé en segments (ou on peut dire qu’il est annelé) : il débute par une tête, sans yeux, suivie d’une bouche, sans dent. Il est rose ou brun, il est mou et visqueux. Tu l’as deviné, c’est le fabuleux ver de terre! Souvent, les lombrics dégoutent les gens, mais si on s’attarde deux secondes à ces animaux étranges, on se rend vite compte qu’ils sont juste awesome.

Des adaptations pas mal underground

Un ver sous la terre, ça n’a pas besoin d’yeux; ça a juste besoin d’avancer. Tous les segments de leur corps, longs entre 9 et 30 cm*, sont entourés de muscles qu’ils contractent pour se propulser vers l’avant, en s’aidant de leur petites soies. Ces fouisseurs n’ont pas non plus de poumons. Ils respirent via leur peau par échanges gazeux. C’est entre autres pour cette raison qu’ils doivent rester humides en tout temps et qu’ils sécrètent du mucus (même chose pour certains amphibiens…).

L’énigmatique bourrelet

Le corps des vers est divisé par une bosse étrange appelée un clitellum. C’est quoi ça? Et bien, ce bourrelet a des fonctions sexuelles. Les vers sont hermaphrodites : la plupart des espèces sont biparentales (ils ont donc besoin de deux individus pour se reproduire), mais certains vers peuvent s’autoféconder. Dans une situation de biparentalité, l’accouplement dure plusieurs heures (oui, oui) pendant lesquelles les vers sont attachés par le clitellum. C’est aussi ce segment renflé qui forme le cocon qui accueillera les quelques œufs de vers.

Un acteur incomparable

Un ver qui sert à quelque chose

On retrouve le ver de terre dans tous les types d’écosystème et c’est bien tant mieux puisqu’ils sont considérés comme une espèce clé**. En plus de servir de lunch pour une multitude d’animaux (mouffettes, grenouilles de tous genres, crapauds, couleuvres, musaraignes, oiseaux, et on en passe), avec leurs tunnels, les vers permettent l’aération et un micro-drainage du sol favorisant la productivité du milieu. Les vers sont bien connus aussi pour leur rôle de décomposition de la matière organique dans la mosaïque trophique. Ils se nourrissent entre autres de feuilles mortes à la surface du sol et l’activité microbienne de leur système digestif (des champignons et des bactéries qui vivent dans leur tube digestif) permet la décomposition des cellules des plantes. Les rejets de sa digestion (sa crotte) donne de la terre noire minéralisée, aussi appelée compost (!). Cette terre très riche participe à maintenir une forte croissance des plantes.

Le trophée de l’acteur ayant joué le rôle plus important dans le plus grand nombre d’écosystèmes revient au…… LOMBRIC COMMUN!!! Bravo!

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PS. Pour en finir avec ce mythe, on voulait juste mentionner qu’un ver de terre coupé en deux, ça donne un ver de terre coupé en deux, et non pas deux vers de terre… (1 ÷ 2 = 1 ÷ 2) C’est vrai qu’en cas de blessure, il peut régénérer quelques segments de son corps, mais pas tous! Alors, selon l’emplacement de la coupure, le ver sera gravement blessé ou mort… Prière de ne pas essayer à la maison.

NOTES

* Imagine-toi qu’en Australie, le ver géant de Gippsland a une longueur moyenne de 1 mètre et que certains individus de 3 m de long ont déjà été retrouvés. C’est loin de notre 30 cm…

** Une espèce clé (ou plutôt clé de voûte) est une espèce qui favorise la présence de d’autres espèces. Ces facilitateurs augmentent la biodiversité des écosystèmes où ils se trouvent, comme les pics bois.

Source image: schizoform

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Quoi faire?
Un indispensable troueur : le pic bois

On te propose de parcourir les sentiers et de jouer à un de nos jeux préférés de naturalistes : quel pic a fait ça? On te parle ici, et bien entendu, de trous de pic bois.

On te propose de parcourir les sentiers et de jouer à un de nos jeux préférés de naturalistes : quel pic a fait ça? On te parle ici, et bien entendu, de trous de pic bois… Au Québec, on est très chanceux de pouvoir observer ces fantastiques oiseaux toute l’année durant et s’ils sont trop bien cachés, on peut entendre le tambourinement de leur bec sur les arbres* ou encore spotter leur trous ici et là.

Une femelle pic mineur qui travaille fort

Pourquoi faire des trous?

D’abord pour manger. Les pics sont la plupart d’insatiables insectivores et se nourrissent de bibittes qui vivent sous, dans et sur l’écorce des arbres. Ceci leur confère un statut de gestionnaires d'espèces envahissantes. En hiver, plusieurs d’entre-eux complètent leur alimentation avec des fruits et des graines. Les pics créent aussi des cavités pour nicher. C’est là, en sûreté, que les oisillons apprendront à piquer le bois et à se servir de leur pattes à quatre doigts pour grimper et s’agripper (certains pics n’ont que trois doigts par contre). Pas d’inquiétude, si le pic perce les arbres vivants (ce qui n’est pas le cas de toutes les espèces, certaines sont spécialistes du bois mort), les trous n’endommagent pas les arbres.

Nos espèces et leurs trous

  • Pic mineur : le plus petit de nos pics. Parce qu’il ne pèse presque rien, il peut faire des trous très haut dans les arbres. On trouve ses trous ronds dans des troncs ou des branches aussi petites que 10 cm de diamètre!
  • Grand pic : le plus grand des picidés québécois. Il fait, évidemment, les plus grands trous, généralement allongés et seulement sur les troncs solides des arbres morts.
  • Pic chevelu : plus grand qu’un pic mineur, il fait des trous aussi ronds qu’eux, mais un peu plus grands.
  • Pic à dos noir : cet oiseau discret se retrouve le plus souvent en milieu forestier et il se spécialise dans les insectes de bois brûlé. Autour de la cavité de nidification, généralement dans un conifère, il va retirer l’écorce de l’arbre.  
  • Pic à dos rayé : on retrouve ce pic dans des milieux similaires à son cousin à dos noir. Ils cherchent les mêmes types d’insectes et d’arbres : ils sont en directe compétition.
  • Pic à ventre roux : vivant dans les milieux marécageux, il se nourrit en léchant les crevasses des écorces ou en attrapant des insectes au vol et ne fait pas de trous d’alimentation à proprement parlé. Pour nicher, il choisit une branche ou un tronc de bois mou (comme un orme ou un saule) dans lequel il fait un trou discret qu’il tapisse de copeaux de bois.

À cette longue liste s’ajoutent deux plumeaux qui nous quittent pour l’hiver : le pic flamboyant et le pic maculé. La raison de leur départ est assez simple, le premier se nourrit d’insectes au sol et le second de la sève des arbres. Avec la neige, c’est donc pas évident pour eux de s’alimenter. Par contre, même en hiver, tu peux trouver les petits trous en rangs horizontaux du pic maculé sur les troncs d’arbres.

Et finalement, le pic à tête rouge est aussi un migrateur. Toutefois, cette espèce est très rare au Québec, elle y est d’ailleurs menacée ainsi qu’au Canada. Si ce pic creuse un trou pour nicher, ce sera dans un tronc d’arbre mort à partir d’une crevasse déjà existante, sinon, dans un poteau ou un pieu de clôture.  

Un grand trou de grand pic

Un indispensable

Dernière chose sur les pics : ils sont des espèces clé de voûte. Non, ils ne sont pas des férus de serrures, mais bien des animaux qui permettent l’établissement de d’autres espèces. Pour nicher, les pics font de nouveaux trous tous les ans. Les anciens nids sont donc disponibles à qui sera le plus rapide. Et c’est pas seulement les oiseaux, comme les petites nyctales, les mésanges à tête noire ou les canards branchus, qui en profitent, les polatouches (les écureuils volants), les chauves-souris, même des ratons laveurs peuvent élire domicile dans un vieux trou de pic. Ainsi, quand dans un écosystème les pics sont présents, d’autres espèces pourront s’y établir. Ils favorisent donc une grande biodiversité dans les milieux qu’ils ont colonisé! Wow.

NOTE

* Ces piqueurs sont équipés d’un long bec et d’un coussinet cervical osseux qui amortissent le choc des coups donnés sur un tronc, évitant ainsi les commotions cérébrales répétées…

Source image : Pixabay

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