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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Qc-Nature
Les îlots de chaleur et de fraîcheur

C’est bien connu, en ville, il fait super chaud. Plusieurs facteurs anthropiques (ça, ça veut dire que c’est causé par les humains) sont en cause. Il existe une solution.

C’est bien connu, en ville, il fait super chaud. Plusieurs facteurs anthropiques (ça, ça veut dire que c’est causé par les humains) sont en cause. Il existe une solution presque magique, tellement simple et tellement naturelle, qu’on pourrait presque ne pas y croire : les espaces verts. Nilson Zepeda, chargé de projet en environnement au Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE Montréal), nous parle des îlots de chaleur et de leur contrepartie : les îlots de fraîcheur.

La campagne Interventions locales en environnement et en aménagement urbain (ILEAU) du CRE Montréal est financée en partie par le Fonds vert dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques (PACC) du gouvernement du Québec. La campagne ILEAU compte une soixantaine de partenaires d’origines diverses (milieu de la recherche, groupes communautaires, OBNL, institutions, entreprises, groupes citoyens) qui illustrent la diversité des champs d’intervention.

T’as le goût de t’impliquer dans la lutte contre les îlots de chaleur? Reste à l’affût des activités organisées par le CRE Montréal et par ton éco-quartier.

Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

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Cours d'eau
L’allée-retour du parc-nature du Ruisseau-de-Montigny : des fossiles sur l’île

Un audioguide pour découvrir le parc-nature du Ruisseau de Montigny à Montréal.

T’as surement jamais entendu parlé de cet endroit et c’est exactement pour cette raison que tu dois vite y aller. Les méandres sinueux et les cascades du ruisseau, les centaines d’oiseaux et les arbres matures qui bordent le sentier te font vite oublier que tu longes l’autoroute 25 et que tu te trouves en plein cœur d’Anjou. Et, par dessous tout, le Ruisseau-de-Montigny est un site fossilifère extraordinaire qui te fera vivre un voyage dans le temps des trilobites et des brachiopodes!

Tu peux écouter cet audioguide directement dans la boîte audio ici.

Tu peux le télécharger ici. Pas certain comment ça marche? Jette un oeil ici.
Nos audioguides sont aussi disponibles sur ITunes et l’appli Apple Podcasts.

Cet audioguide du projet Le Tour est construit en stations d’écoute. Il suffit de trouver le point de départ et d’y écouter la première. La voix de l’éducatrice-naturaliste te guidera ensuite pour que tu restes dans le bon chemin et vivre une nouvelle expérience auditive et visuelle en pleine nature urbaine. Le sentier se trouve dans un espace naturel protégé, il est donc important de respecter les règlements des parcs et de rester dans les sentiers.

À noter : il n’y a pas d’accueil dans ce parc-nature, donc pas de toilette, ni de fontaine d’eau!

EMPLACEMENTS DES STATIONS D’ÉCOUTE

1 : L’entrée du sentier près du boulevard Perras (derrière l’enseigne de l’hôpital)

2 : La séparation du sentier en Y

3 : L’aire ouverte où le sentier se sépare

4 : Au boulevard Maurice-Duplessis (c’est ici qu’on fera demi-tour)

5 : La même aire ouverte où le sentier se sépare

INFORMATIONS PRATIQUES

Durée approximative : 1 h 30

Tu marcheras : 2 km

Où se trouve le point de départ : l’entrée du sentier de ce parc se trouve au coin du boulevard Perras et de l’avenue Ozias-Leduc, derrière l’enseigne de l’hôpital. Elle est un peu cachée, n’hésite pas à t’avancer, tu finiras pas voir le portail du sentier.  

Dans ton sac à dos : chasse-moustique, crème solaire, gourde et jumelles.

Comment t’y rendre :

  • En voiture, à partir de l’autoroute 25 Nord, il faut prendre la sortie Boul M-Duplessis/Boul Perras/Boul H-Bourassa. Une fois sur le boulevard Louis H.-Lafontaine, continuer jusqu’au boulevard Perras. Tourner à gauche, ce sera juste après la viaduc. Il est possible de se stationner dans la rue en vérifiant la signalisation.
  • En transport en commun, à partir de la station Henri-Bourassa, il faut prendre l’autobus combo 48-E et débarquer à l’arrêt Hôpital Rivière-des-Prairies (Perras/Ozias-Leduc), puis traverser l’entrée de l’hôpital.

Adresse à mettre dans ton GPS : Parc-nature du Ruisseau-de-Montigny (ou plus précisément 45°37’38.5″N 73°36’53.6″W). Attention de vous rendre sur le boulevard Perras pour débuter la randonnée.

Espèces à voir : peuplier, plein de micro-mammifères, lapin à queue blanche, érable negundo, populage des marais, couleuvre tachetée, chêne à gros fruits, parulines et bruants de tous genres, viréo aux yeux rouges

Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

Sources images : GUEPE

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Question du public
Comment bien reconnaître un minéral?

Pour identifier un minéral, il faut utiliser les propriétés qui le rendent unique. Avec 4000 minéraux découverts par l’humain sur Terre, il faut plus que simplement le regarder.

« Comment faire pour reconnaître un minéral? »

Pour identifier un minéral*, il faut utiliser les propriétés qui le rendent unique. Avec 4000 minéraux découverts par l’humain sur Terre, il faut plus que simplement le regarder. Bien que sa couleur, son éclat et la forme naturelle de ses cristaux (on dit, sa forme cristalline) fournissent une information pertinente, ce n’est souvent pas suffisant. Il y a bien autre chose à regarder et même à tester!

De la magnétite, un minéral qu’on retrouve au Québec

Propriétés visuelles

La couleur du trait correspond à la couleur du résidu laissé par le minéral lorsqu’on le frotte sur une surface, à la manière de la craie sur un tableau. Par contre, un minéral que l’on frotte sur de la céramique laissera un trait dont l’apparence peut parfois être différente de sa propre couleur. Dans ce cas, c’est un peu comme écrire avec un stylo inconnu pour découvrir de quelle couleur est son encre. Par exemple, la pyrite qui a une couleur dorée et un éclat métallique donne un trait noir foncé. D’autres fois, c’est moins surprenant… C’est le cas du feldspath de teinte rosé qui laisse un trait rose pâle. Certains minéraux laisseront même un trait transparent comme certains quartz.

Pyrite, un minéral

La fluorescence (une sorte de photoluminescence) est l’émission de lumière colorée par le minéral lorsqu’on l’expose à des rayons UV (ultraviolet). C’est-à-dire qu’en éclairant le minéral avec une lampe UV, comme une black light ou des ultraviolets plus puissants, le minéral va s’illuminer d’une autre couleur. Tu peux en voir des exemples dans cette présentation du Club de minéralogie de Montréal.  

Propriétés physiques

Du talc

La dureté fait référence à la possibilité de rayer le minéral. Un minéral tendre est donc un minéral qui est facile à rayer, alors qu’un minéral dur sera très difficile à rayer. Tu as peut-être déjà entendu parler de l’échelle de Mohs qui classe les minéraux de 1 à 10 selon leur dureté. Un exemple de minéral très tendre est le talc qui a une dureté de 1. Il est donc facilement rayable (même avec ton ongle). À l’autre extrémité de l’échelle, avec une dureté maximale de 10, on retrouve le diamant qui peut être rayé que par très peu de matériaux, dont par lui-même.

Le magnétisme évalue si le minéral est attiré par un aimant. La magnétite est un exemple de minéral que l’on retrouve au Québec qui possède cette caractéristique. La magnétite est exploitée par l’industrie minière pour sa composition en fer. C’est également la présence du fer qui lui permet d’avoir cette propriété.

Propriété chimique

L’effervescence est la production de petite bulle d’air lorsque le minéral est en contact avec un acide. L’effervescence, c’est un peu comme dans une boisson gazeuse : les bulles produites peuvent être de différentes tailles. Ce sont les minéraux dont la composition inclut du carbone (C) et de l’oxygène (O) qui réagissent à l’acide. La réaction chimique produit alors du gaz carbonique (CO2). C’est ce qui forme les bulles.

Une variété de quartz

Et ce ne sont pas les seules propriétés qui peuvent être testées. Par exemple, il est aussi possible d’évaluer la ténacité (la résistance au choc), la densité (la masse par rapport au volume), la solubilité (la possibilité de se dissoudre), la conductivité électrique, la transparence ou l’opacité (le passage de la lumière).

Il n’est pas toujours nécessaire d’effectuer tous ces tests simplement pour trouver le nom d’un minéral. Une combinaison de certains de ces tests peut parfois suffire. Cela démontre tout de même à quel point la diversité sur Terre ne se trouve pas uniquement dans le vivant. Les éléments non-vivants peuvent tout autant nous émerveiller.

NOTE

* Les minéraux composent les roches. Ce sont donc les éléments qui permettent de créer des roches, un peu comme les ingrédients que tu utilises pour faire un gâteau. Bien qu’une roche puisse être composée que d’un seul minéral, il est plus fréquent que ce soit un mélange de plusieurs minéraux.

Par Philippe, éducateur-naturaliste senior

Sources images : Robert Matthew Lavinsky, Robert Matthew Lavinsky, Robert Matthew Lavinsky, JJ Harrisson

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Vedette du mois
Les conifères, champions des arbres

Depuis le primaire, tu as surement entendu dire qu’au Québec, on a des forêts mixtes. Et si tu écoutais à ce moment-là, tu auras aussi appris ce qu'est une forêt mixte.

Depuis le primaire, tu as surement entendu dire qu’au Québec, on a des forêts mixtes. Et si tu écoutais à ce moment-là, tu auras aussi appris qu’une forêt mixte, c’est une forêt dans laquelle on retrouve des arbres dit feuillus – aka les arbres avec feuilles – et des conifères, ceux qui n’ont pas de feuilles avec un limbe* étendu mais des aiguilles!

Avoir des aiguilles (ou des écailles, dans le cas du thuya) n’est pas le seul trait particulier et original des conifères qui peuplent nos forêts. Cela valait donc la peine de prendre le temps de t’en parler!  

Des arbres pas frileux…

Les conifères, ce sont un peu les supers résistants des arbres. Déjà parce que comparés aux feuillus, ils gardent leurs feuilles durant l’hiver. En effet, peu d’espèces de ce groupe d’arbres perdent leurs aiguilles, à l’exception du fameux mélèze.  

Il n’y a pas que leurs aiguilles qui les distinguent des feuillus, mais également leur reproduction. Les conifères n’ont pas de fleurs, mais se reproduisent par reproduction sexuée, grâce à des cônes mâles et femelles. Les fameuses cocottes! Les cocottes que l’on ramasse par terre se sont les cônes femelles, qui sont tombés après avoir libéré les graines. Les cônes mâles, généralement beaucoup plus petits, peuvent être observés souvent tout à l’extrémité des branches. Ils libèrent le pollen qui voyagera grâce au vent.

Les conifères présentent deux types de « feuilles » : des écailles, comme les thuyas, ou des aiguilles, qu’on retrouve chez les autres conifères. Ces organes sont persistants durant l’hiver, et résistent à des températures très froides et au gel. En effet, les seuls arbres qu’on retrouve vers les pôles, dans la toundra, ce sont des conifères! Ces feuilles sont d’ailleurs très bien adaptées à la sécheresse, grâce à leur forme fine et effilée, leur cuticule** épaisse et imperméable, mais aussi par le fait que leurs stomates*** sont enfoncés dans des puits pour réduire les pertes en eau.

Les petites cocottes de la pruche

Et pas tout jeunes!

En plus de leur résistance incroyable au froid, les conifères sont également les grands gagnants du concours de longévité des espèces vivantes. Au Québec, les espèces de conifères qu’on retrouve ont une moyenne d’âge maximale de 150 ans, mais certains peuvent tenir bien au-delà de cet âge, tel que le thuya occidental qui a une longévité de 700 ans! Un individu de cette espèce pourrait donc avoir vu les Premières nations en Amérique du Nord, avant l’arrivée les Européens. Assez vertigineux comme image!

Sur la planète, les plus vieux arbres encore vivants sont justement des conifères. Jusqu’à présent, celui qui a la médaille de longévité est Mathusalem, un pin Bristlecone âgé d’environ 4800 ans qui se trouve dans les Montagnes Blanches en Californie. Cependant, il existe des arbres ayant des racines bien plus vielles! Comment est-ce possible qu’un arbre ait des racines plus vieilles que lui? C’est parce que certains végétaux se reproduisent à travers les racines, mais, ça, on y reviendra. Par exemple, en 2008, on a découvert Old Tjikko (du nom de son découvreur), un épicéa dont l’âge de ses racines est estimé à 9550 ans! Si l’envie te prend d’aller saluer ce conifère de seulement 4 mètres de haut, il faudra aller randonner sur la montagne de Fulufjället en Suède.

Outre leur longévité, les conifères sont aussi les plus vieux arbres sur l’échelle de l’évolution puisque leurs ancêtres se sont diversifiés bien avant les feuillus, il y 300 000 millions d’années, pour former les premières forêts sèches.  

Nos conifères d’ici

Au Québec, on retrouve huit familles de conifères. Quatre espèces de pins peuvent être observées, dont le pin blanc, le pin gris et le pin rouge. Le groupe des fameuses épinettes est divisé dans trois espèces, pas faciles à distinguer les unes des autres. Le mélèze laricin, on le connait déjà, c’est celui qui perd ses aiguilles en hiver. Ses petits cônes rougeâtres ressemblent à de petites roses! L’if, un arbuste, et la pruche du Canada, un des plus grands conifères d’ici, sont aussi bien présents dans nos forêts.

Dans les originaux, on retrouve le thuya occidental avec ses écailles et le genévrier de Virginie avec ses baies aromatiques. Finalement, le dernier des représentants connus des conifères au Québec, c’est le sapin baumier, qu’on connaît bien pour son parfum souvent utilisé dans les bougies. Il t’est surement plus familier que tu le penses, car c’est souvent lui qui orne ton salon et sous lequel tu mettras tes cadeaux au temps des fêtes!

Encore quelques petits fun facts pour la route : le plus grand des conifères est un séquoia à feuilles d’if qui mesure 115,2 mètres. Le plus volumineux est un séquoia géant avec un volume de 1 486,9 m. Enfin, l’arbre ayant le tronc le plus large est un cyprès de marais mexicain, avec un diamètre de 11,42 m.

En résumé, s’il y a une chose à retenir sur les conifères, c’est que ce sont les plus grands, les plus larges et les plus vieux! Bref, ce sont les champions des arbres!

Le fameux mélèze qui devient jaune à l’automne, et perd ses aiguilles.

NOTES

* Le limbe, c’est la partie étendue des feuilles des feuillus. Si on prend l’exemple d’une feuille d’érable, pour l’observer on la tient par le pétiole, qui ressemble à une tige. Le reste, fin et coloré, c’est le limbe.

** La cuticule, c’est la couche externe qui recouvre les organes des végétaux, un peu l’équivalent de notre peau.

*** Les stomates sont un peu les poumons des arbres. Présents sur les feuilles, ils permettent les échanges gazeux entre la plante et l’air, notamment lors de la respiration, la photosynthèse et l’évapotranspiration.

Par Julie, éducatrice-naturaliste senior

Sources images : Joshua Mayer, Pixabay, Pixabay

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Choix du naturaliste
Dindon sauvage

Originaire du Centre-du-Québec, je me rappelle quand j’étais petite, je n’ai jamais vu l’ombre d’un dindon sauvage. Aujourd’hui, quand je retourne voir ma famille, il n’est pas rare que j’en voie picorant dans un champ.

Originaire du Centre-du-Québec, je me rappelle quand j’étais petite, je n’ai jamais vu l’ombre d’un dindon sauvage. Aujourd’hui, quand je retourne voir ma famille, il n’est pas rare que j’en voie picorant dans un champ ou sur le bord de la route. En moins de 50 ans, les dindons peuvent désormais être retrouvés à plus de 5000 kilomètres au nord de leur limite historique. Qu’est-ce qui explique ce mouvement?

Des hivers doux

Une équipe du Centre d’études nordiques et du Centre d’étude de la forêt de l’Université Laval a étudié les effets des changements climatiques sur les dindons sauvages. Un des facteurs déterminants est la présence de neige au sol. Dans les zones où l’on trouve au-delà de 30 centimètres, les dindons ont de la difficulté à s’alimenter. Ils n’ont pas de réserve de graisse, comme d’autres espèces et bien qu’ils puissent survivre à des températures très basses, ils ont besoin de s’alimenter pour produire de l’énergie afin de se réchauffer. Au Québec, le dindon pourrait continuer sa course vers le nord explique le professeur Jean-Pierre Tremblay qui dirige l’équipe de recherche : « Le dindon pourrait continuer sa progression vers le nord pendant quelques années encore, peut-être même jusqu’en Abitibi, par contre, les populations qui se trouvent sur ce font seront toujours dans un état précaire, à la merci d’un gros hiver. Pour se maintenir, elles vont dépendre d’un afflux constant de nouveaux arrivants venus du sud. » En effet, un hiver plus rigoureux pourrait être fatal pour plus de 60 % des membres d’une population révèle l’étude publiée en octobre dernier par le groupe de recherche dans la revue Oecologia.  

Les dindons sauvages en hiver

Au début du 20e siècle, les populations en Amérique du Nord étaient à un niveau historiquement bas à cause d’une chasse excessive. On estime qu’il restait moins de 30 000 oiseaux. Les efforts de conservation ont permis de rétablir les populations un siècle plus tard. On estime aujourd’hui qu’il y a plus de 7 millions de dindons en Amérique du Nord.  

Une espèce particulière

Le dindon occupe les milieux agroforestiers, où il peut se nourrir d’insectes, de graines ou de bourgeons. Pendant l’hiver, il aime particulièrement les champs agricoles où il peut compléter son alimentation par des grains de maïs ou de soya qui ont échappé à la récolte. C’est un animal grégaire, mais la composition des groupes varie au fil des saisons. En hiver, des groupes de plusieurs individus se forment alors que pendant la saison de reproduction les groupes sont constitués des multiples femelles avec un à trois mâles. Les femelles font un nid à même le sol et peuvent pondre jusqu’à 18 œufs. L’incubation prend entre 26 et 28 jours. Attention, parce que même s’il pèse parfois plus de 8 kg, le dindon sauvage peut atteindre 19 kilomètres à l’heure à la course. Et finalement, crois-le ou non, mais avec ses 6000 plumes, le dindon peut voler! La nuit, il dort dans les arbres pour se protéger des prédateurs.  

Les dindons sauvages sont donc là pour rester dans le paysage québécois. Depuis 2008, il est même possible de chasser cet oiseau au grand plaisir des chasseurs. C’est un bel exemple de conservation et rétablissement d’une espèce.  

Par Andréanne, éducatrice-naturaliste senior

Sources images : PxHere, Pixabay, Jean-Pierre Marcil

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