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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Écosystèmes et environnement
Écoterritoires et corridors verts

En ville, les milieux naturels sont pris en sandwiches entre les rues, les bâtiments, les voies ferrées, les zones industrielles, et on en passe. Ça crée ce qu’on appelle la fragmentation des milieux.

En ville, les milieux naturels sont pris en sandwiches entre les rues, les bâtiments, les voies ferrées, les zones industrielles, et on en passe. Ça crée ce qu’on appelle la fragmentation des milieux. Pour des animaux qui ont besoin de se déplacer, par exemple pour une migration, comme c’est le cas des couleuvres, ça cause un réel problème. Pour contrer cette problématique, la Ville de Montréal a mis en place un plan établissant des écoterritoires. On parle de cette solution pour le paysage et de connectivité avec Aurélien Lauron Moreau, éducateur-naturaliste et biologiste de GUEPE juste ici!

Si tu as envie de visiter ces écoterritoires, fais un tour du côté de nos audioguides.

Coulée verte du Ruisseau Bertrand

Coulée verte du Ruisseau de Montigny

Trame verte de l’Est

Corridor écoforestier de l’Île-Bizard

Corridor écoforestier rivière à l’Orme

Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

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Écosystèmes et environnement
Les envahisseurs des boisés

Tu as probablement entendu parler de ce petit ravageur qu’est l’agrile. Nos frênes sont sous surveillance puisqu’ils passent au cash à cause de l’appétit de la larve d’agrile. Comment on fait pour régler un problème de ce genre?

Tu as probablement entendu parler de ce petit ravageur qu’est l’agrile. Nos frênes sont sous surveillance puisqu’ils passent au cash à cause de l’appétit de la larve d’agrile. Comment on fait pour régler un problème de ce genre? Il existe des solutions chimiques, oui. Mais à grande échelle, comme dans un milieu forestier, c’est quoi nos options? Maryse Barrette, entomologiste et agente de recherche au Bureau de la transition écologique et de la résilience à la Ville de Montréal, nous parle de solutions biologiques pour freiner la dispersion de cette espèce envahissante.

Si tu veux en savoir plus sur la lutte biologique, on te propose cette lecture.

Pour te rincer l’oeil avec nos vaillants parasitoïdes, voici un Oobius agrili (celui qui parasite l’oeuf de l’agrile du frêne) en train de faire son travail! Et Tetrastichus planipennisi (le parasitoïde des larves d’agriles) qui émerger d’une bûche de frêne.

Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

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Qc-Nature
Les îlots de chaleur et de fraîcheur

C’est bien connu, en ville, il fait super chaud. Plusieurs facteurs anthropiques (ça, ça veut dire que c’est causé par les humains) sont en cause. Il existe une solution.

C’est bien connu, en ville, il fait super chaud. Plusieurs facteurs anthropiques (ça, ça veut dire que c’est causé par les humains) sont en cause. Il existe une solution presque magique, tellement simple et tellement naturelle, qu’on pourrait presque ne pas y croire : les espaces verts. Nilson Zepeda, chargé de projet en environnement au Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE Montréal), nous parle des îlots de chaleur et de leur contrepartie : les îlots de fraîcheur.

La campagne Interventions locales en environnement et en aménagement urbain (ILEAU) du CRE Montréal est financée en partie par le Fonds vert dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques (PACC) du gouvernement du Québec. La campagne ILEAU compte une soixantaine de partenaires d’origines diverses (milieu de la recherche, groupes communautaires, OBNL, institutions, entreprises, groupes citoyens) qui illustrent la diversité des champs d’intervention.

T’as le goût de t’impliquer dans la lutte contre les îlots de chaleur? Reste à l’affût des activités organisées par le CRE Montréal et par ton éco-quartier.

Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

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Cours d'eau
L’allée-retour du parc-nature du Ruisseau-de-Montigny : des fossiles sur l’île

Un audioguide pour découvrir le parc-nature du Ruisseau de Montigny à Montréal.

T’as surement jamais entendu parlé de cet endroit et c’est exactement pour cette raison que tu dois vite y aller. Les méandres sinueux et les cascades du ruisseau, les centaines d’oiseaux et les arbres matures qui bordent le sentier te font vite oublier que tu longes l’autoroute 25 et que tu te trouves en plein cœur d’Anjou. Et, par dessous tout, le Ruisseau-de-Montigny est un site fossilifère extraordinaire qui te fera vivre un voyage dans le temps des trilobites et des brachiopodes!

Tu peux écouter cet audioguide directement dans la boîte audio ici.

Tu peux le télécharger ici. Pas certain comment ça marche? Jette un oeil ici.
Nos audioguides sont aussi disponibles sur ITunes et l’appli Apple Podcasts.

Cet audioguide du projet Le Tour est construit en stations d’écoute. Il suffit de trouver le point de départ et d’y écouter la première. La voix de l’éducatrice-naturaliste te guidera ensuite pour que tu restes dans le bon chemin et vivre une nouvelle expérience auditive et visuelle en pleine nature urbaine. Le sentier se trouve dans un espace naturel protégé, il est donc important de respecter les règlements des parcs et de rester dans les sentiers.

À noter : il n’y a pas d’accueil dans ce parc-nature, donc pas de toilette, ni de fontaine d’eau!

EMPLACEMENTS DES STATIONS D’ÉCOUTE

1 : L’entrée du sentier près du boulevard Perras (derrière l’enseigne de l’hôpital)

2 : La séparation du sentier en Y

3 : L’aire ouverte où le sentier se sépare

4 : Au boulevard Maurice-Duplessis (c’est ici qu’on fera demi-tour)

5 : La même aire ouverte où le sentier se sépare

INFORMATIONS PRATIQUES

Durée approximative : 1 h 30

Tu marcheras : 2 km

Où se trouve le point de départ : l’entrée du sentier de ce parc se trouve au coin du boulevard Perras et de l’avenue Ozias-Leduc, derrière l’enseigne de l’hôpital. Elle est un peu cachée, n’hésite pas à t’avancer, tu finiras pas voir le portail du sentier.  

Dans ton sac à dos : chasse-moustique, crème solaire, gourde et jumelles.

Comment t’y rendre :

  • En voiture, à partir de l’autoroute 25 Nord, il faut prendre la sortie Boul M-Duplessis/Boul Perras/Boul H-Bourassa. Une fois sur le boulevard Louis H.-Lafontaine, continuer jusqu’au boulevard Perras. Tourner à gauche, ce sera juste après la viaduc. Il est possible de se stationner dans la rue en vérifiant la signalisation.
  • En transport en commun, à partir de la station Henri-Bourassa, il faut prendre l’autobus combo 48-E et débarquer à l’arrêt Hôpital Rivière-des-Prairies (Perras/Ozias-Leduc), puis traverser l’entrée de l’hôpital.

Adresse à mettre dans ton GPS : Parc-nature du Ruisseau-de-Montigny (ou plus précisément 45°37’38.5″N 73°36’53.6″W). Attention de vous rendre sur le boulevard Perras pour débuter la randonnée.

Espèces à voir : peuplier, plein de micro-mammifères, lapin à queue blanche, érable negundo, populage des marais, couleuvre tachetée, chêne à gros fruits, parulines et bruants de tous genres, viréo aux yeux rouges

Ce projet a été rendu possible grâce à la contribution de la Fondation de la Faune du Québec et au soutien financier d’Hydro-Québec.

Sources images : GUEPE

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Question du public
Comment bien reconnaître un minéral?

Pour identifier un minéral, il faut utiliser les propriétés qui le rendent unique. Avec 4000 minéraux découverts par l’humain sur Terre, il faut plus que simplement le regarder.

« Comment faire pour reconnaître un minéral? »

Pour identifier un minéral*, il faut utiliser les propriétés qui le rendent unique. Avec 4000 minéraux découverts par l’humain sur Terre, il faut plus que simplement le regarder. Bien que sa couleur, son éclat et la forme naturelle de ses cristaux (on dit, sa forme cristalline) fournissent une information pertinente, ce n’est souvent pas suffisant. Il y a bien autre chose à regarder et même à tester!

De la magnétite, un minéral qu’on retrouve au Québec

Propriétés visuelles

La couleur du trait correspond à la couleur du résidu laissé par le minéral lorsqu’on le frotte sur une surface, à la manière de la craie sur un tableau. Par contre, un minéral que l’on frotte sur de la céramique laissera un trait dont l’apparence peut parfois être différente de sa propre couleur. Dans ce cas, c’est un peu comme écrire avec un stylo inconnu pour découvrir de quelle couleur est son encre. Par exemple, la pyrite qui a une couleur dorée et un éclat métallique donne un trait noir foncé. D’autres fois, c’est moins surprenant… C’est le cas du feldspath de teinte rosé qui laisse un trait rose pâle. Certains minéraux laisseront même un trait transparent comme certains quartz.

Pyrite, un minéral

La fluorescence (une sorte de photoluminescence) est l’émission de lumière colorée par le minéral lorsqu’on l’expose à des rayons UV (ultraviolet). C’est-à-dire qu’en éclairant le minéral avec une lampe UV, comme une black light ou des ultraviolets plus puissants, le minéral va s’illuminer d’une autre couleur. Tu peux en voir des exemples dans cette présentation du Club de minéralogie de Montréal.  

Propriétés physiques

Du talc

La dureté fait référence à la possibilité de rayer le minéral. Un minéral tendre est donc un minéral qui est facile à rayer, alors qu’un minéral dur sera très difficile à rayer. Tu as peut-être déjà entendu parler de l’échelle de Mohs qui classe les minéraux de 1 à 10 selon leur dureté. Un exemple de minéral très tendre est le talc qui a une dureté de 1. Il est donc facilement rayable (même avec ton ongle). À l’autre extrémité de l’échelle, avec une dureté maximale de 10, on retrouve le diamant qui peut être rayé que par très peu de matériaux, dont par lui-même.

Le magnétisme évalue si le minéral est attiré par un aimant. La magnétite est un exemple de minéral que l’on retrouve au Québec qui possède cette caractéristique. La magnétite est exploitée par l’industrie minière pour sa composition en fer. C’est également la présence du fer qui lui permet d’avoir cette propriété.

Propriété chimique

L’effervescence est la production de petite bulle d’air lorsque le minéral est en contact avec un acide. L’effervescence, c’est un peu comme dans une boisson gazeuse : les bulles produites peuvent être de différentes tailles. Ce sont les minéraux dont la composition inclut du carbone (C) et de l’oxygène (O) qui réagissent à l’acide. La réaction chimique produit alors du gaz carbonique (CO2). C’est ce qui forme les bulles.

Une variété de quartz

Et ce ne sont pas les seules propriétés qui peuvent être testées. Par exemple, il est aussi possible d’évaluer la ténacité (la résistance au choc), la densité (la masse par rapport au volume), la solubilité (la possibilité de se dissoudre), la conductivité électrique, la transparence ou l’opacité (le passage de la lumière).

Il n’est pas toujours nécessaire d’effectuer tous ces tests simplement pour trouver le nom d’un minéral. Une combinaison de certains de ces tests peut parfois suffire. Cela démontre tout de même à quel point la diversité sur Terre ne se trouve pas uniquement dans le vivant. Les éléments non-vivants peuvent tout autant nous émerveiller.

NOTE

* Les minéraux composent les roches. Ce sont donc les éléments qui permettent de créer des roches, un peu comme les ingrédients que tu utilises pour faire un gâteau. Bien qu’une roche puisse être composée que d’un seul minéral, il est plus fréquent que ce soit un mélange de plusieurs minéraux.

Par Philippe, éducateur-naturaliste senior

Sources images : Robert Matthew Lavinsky, Robert Matthew Lavinsky, Robert Matthew Lavinsky, JJ Harrisson

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