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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Qc-Nature
La mosaïque alimentaire

On ne va pas t’expliquer c’est quoi une chaîne alimentaire (ou trophique), mais on veut éclaircir certains principes mal connus dans les relations de prédation dans les écosystèmes.

On profite de la journée Darwin, le plus connu des naturalistes et le père de la théorie de l’évolution, pour te parler d'une autre théorie de l’écologie : les relations trophiques.

On ne va pas t’expliquer c’est quoi une chaîne alimentaire (ou trophique), mais on veut éclaircir certains principes mal connus dans les relations de prédation dans les écosystèmes. Dans la chaîne alimentaire, on installe chaque maillon sur un niveau trophique : les niveaux inférieurs se font manger par les supérieurs. Cette série commence toujours avec un organisme autotrophe, qui produit lui-même sa nourriture par photosynthèse, autrement dit, un végétal. Puis, on grimpe de niveau en niveau vers les individus hétérotrophes (ceux qui ne peuvent pas fabriquer leur nourriture), en passant donc par les herbivores pour arriver aux top prédateurs et aux décomposeurs.

Un exemple simple de chaîne trophique, où la plante (le producteur) se fait manger par le lapin qui lui se fait manger par le renard. Ici, le renard est au niveau trophique supérieur.

Dans cette chaîne, l’énergie circule. Elle passe de la plante au lapin, puis au renard. Par contre, seulement une petite quantité d’énergie est transmise d’un individu à l’autre. Dans les niveaux trophiques les plus bas, les consommateurs accumulent assez d’énergie et en allouent beaucoup à la reproduction, ce qui fait que leur nombre est généralement grand. Au contraire, dans les niveaux supérieurs, les espèces utilisent leur énergie pour la survie (comme pour la chasse) et très peu pour la reproduction. Par exemple, les lapins à queue blanche peuvent avoir jusqu’à 4 portées par année tandis que les renards ont une seule portée annuellement. La quantité d’énergie est donc utilisée différemment selon sa quantité et le niveau trophique.

En plus de l’énergie, certaines substances toxiques peuvent aussi (et malheureusement) voyager entre les niveaux. On appelle ça la bioaccumulation (on t’en parle aussi dans ce vidéo).

Dans tous les écosystèmes, on retrouve ces relations de prédation entre les organismes. Mais de croire que c’est aussi simple d’une chaîne linéaire, c’est un peu comme penser que la Terre est plate. La réalité, c’est que les relations trophiques sont très complexes et elles ressemblent beaucoup plus à des entrelacements qu’à une ligne : on appelle ça les mosaïques alimentaires.

Dans cet exemple simple de mosaïque trophique, la buse, le renard et le pékan sont les prédateurs des niveaux supérieurs.
N.B. Les décomposeurs ne sont pas représentés ici.

La structure et la complexité de ces réseaux sont des indicateurs de stabilité et de résilience des écosystèmes et des populations qui les habitent. Et chaque niveau influe un autre. Disons qu’on a une forêt remplie de cerfs de Virginie, mais pas de loup ou de coyote pour réguler la population. Les nombreux cerfs exerceront une forte pression sur les végétaux jusqu’à les faire disparaître et l’écosystème en sera débalancé. Ainsi, le sous-bois sera beaucoup plus clairsemé ce qui réduit grandement les cachettes pour les plus petits animaux. Il ne restera que des grands arbres et aucun petit pour reprendre le dessus lorsque les gros mourront. Dès qu’un déséquilibre est en place, la biodiversité réduit considérablement.

On pense souvent que la chaîne alimentaire, c’est un concept simple, mais quand on l’observe comme une mosaïque (comme elle doit être analysée), on se rend vite compte que sa complexité fait toute la différence dans la résilience des écosystèmes.

Sources images : GUEPE, Karen Arnold, GUEPE

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Qc-Nature
Les montagnes, une grosse game d’autos-tamponneuses

En cette Journée internationale des montagnes, on répond à la question qui est sur toutes les lèvres : comment ça se fait qu’il y a des montagnes?

D'où viennent les montagnes?

Tu le sais surement pas, mais aujourd’hui, le 11 décembre, on souligne l’immensité de l’Himalaya, les glorieuses Rockies, le toit du Québec : le Mont d’Iberville, et le très fancy Mont St-Hilaire! En cette Journée internationale des montagnes, on répond à la question qui est sur toutes les lèvres : comment ça se fait qu’il y a des montagnes?

La science définit une montagne comme une dénivellation dans la topographie d’un lieu, généralement avec des grosses pentes et un sommet, mais malheureusement, personne ne s’entend sur une échelle de grandeur. Certains disent plus de 300 m, d’autres 500 et d’autres bien plus encore. Entre nous, on peut dire que si un tas de roches est assez gros pour qu’on lui donne un nom, on peut considérer ça comme une montagne. Comment un tas de roches devient-il assez gros pour lui donner un nom? C’est ici que commence l’orogenèse (ou le fascinant monde de la formation des montagnes)!

Un bijou canadien: les Rocheuses

D'où viennent les montagnes?

La croûte de la Terre, celle qui est directement en dessous de tes pieds, est divisée en immenses morceaux (immenses, comme dans l’Amérique du Nord, Mexique inclus + un chunk du Pacifique + la pointe Est de la Sibérie, par exemple) qui surfent sur le manteau terrestre*. On appelle ça la tectonique des plaques (ne pas confondre avec la danse électro où les bras « moulinent »…). Ces mouvements initient des zones d’activité géologique élevée à la frontière des plaques** et c’est là qu’on voit généralement apparaître les montagnes. Pas de panique, ces mouvements sont tellement lents qu’ils ne sont pas perceptibles (ou du moins, la plupart du temps) : on parle de 2 à 5 cm par année environ.


Ce qui nous intéresse ici, ce sont les zones de convergence, où deux plaques se rapprochent. Si deux plaques continentales ou deux plaques océaniques, entrent en collision, elles vont s’écraser l’une contre l’autre et créer un gros tas de croûte terrestre. Boom! On a une montagne. C’est ce qui s’est passé, il y a 50 millions d’années, quand la formation de l’Himalaya a commencé. Si deux plaques de différentes natures, par exemple une plaque continentale et une plaque océanique, entrent en contact, comme leur densité est différente, une des deux glissera sous l’autre et on verra naître une chaîne de montagnes. Le meilleur exemple de formation géologique par subduction (c’est le nom compliqué de ce phénomène) c’est la ceinture de feu (The Ring OF FIREEEE!!) qui se trouve autour du Pacifique, auquel appartient les Rocheuses et les Andes. Ce type de formation créent une forte activité volcanique, c’est pourquoi on trouve beaucoup de volcans dans l’ouest des États-Unis (Mount St. Helen, Mount Rainier, les geysers de Yellowstone, etc.).

Le Mont Rainier, dans l’état de Washington

Des cas plus précis

Il arrive aussi qu’une plaque subisse tellement de pression qu’elle se plisse sur elle-même; les Pyrénées, sur la plaque eurasienne, sont un exemple de compression. Autrement, comme c’est le cas pour nos Montérégiennes, une plaque peut passer par-dessus un point chaud (un endroit où le flux de chaleur dans le manteau de la Terre est anormalement élevé) et il peut y avoir un amoncellement de magma qui crée une montagne, sans créer de volcan.

Puis, comme les plaques sont en constant mouvement, le point chaud d’origine se déplace : il créera un nouveau tas de magma tout près, se déplacera de nouveau et ainsi de suite. Ça construira une chaîne de monticules. C’est le même phénomène qui peut créer un archipel volcanique comme Hawaii, si le magma perce la croûte terrestre.

Les montagnes, c’est un peu comme si on pouvait admirer le résultat des plaques tectoniques qui jouent aux auto-tamponneuses en slow-motion sur le manteau de la Terre.  

NOTES

* En dessous de tes pieds, il y a 4 couches principales qui composent la structure de notre planète. La première est la croûte, que tu connais assez bien, qui est suivie du manteau terrestre, zone mi-visqueuse, mi-rigide. Le manteau est comprimé entre la croûte et le noyau externe, en fusion constante. Il entoure une boule solide, le core même de la Terre : le noyau interne.

** Il existe des zones de divergence où les plaques s’éloignent les unes des autres, ce qui crée des vides, ou des rifts, en géologie. Lorsque les plaques se rapprochent, elles créent des zones de convergence. Et si elles se déplacent parallèlement, on parle de zones transformantes.

Par Anne-Frédérique, éducatrice-naturaliste

Sources images : Frank Kovalchek, Stan Shebs

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Vedette du mois
Mon beau sapin baumier

Emblème du temps des fêtes, le sapin est le roi des forêts ET des salons en décembre!

Emblème du temps des fêtes, t’as peut-être embarqué dans la fameuse discussion « Je ne fais pas mon sapin avant décembre! ». Ou peut-être dans le dilemme « sapin naturel ou artificiel? ». Quoi qu’il en soit, le sapin est le roi des forêts ET des salons en décembre!

Le sapin parmi les autres

Si tu t’es promené un peu dans les bois, t’as peut-être croisé plusieurs espèces de conifères. En effet, dans les forêts québécoises, on trouve une foule d’espèces de conifères : des épinettes noires ou blanches, des sapins baumiers, des pruches, des pins rouges, blanc ou gris, des thuyas, des mélèzes… Si jamais tu décidais de clore le débat et d’aller te chercher toi-même un sapin pour le salon, pour être le plus traditionnel possible, vise le sapin baumier. Voici quelques trucs pour l’identifier!

Le sapin baumier possède des aiguilles courtes et plates, comme si tu les avais écrasées avec tes doigts, contrairement aux longues aiguilles du pin rouge ou aux aiguilles quadrangulaires (à 4 côtés) des épinettes. La cime des sapin est pointue la forme générale de l’arbre pointe vers le ciel, comme un flèche. Aussi, si tu nous lis de l’ouest des Rocheuses canadiennes, ce ne sera pas vraiment possible pour toi de trouver un sapin baumier près de chez toi car sa dispersion s’arrête à l’est de la chaîne de montagnes.

L'arbre numéro 1

Le sapin baumier, c’est un arbre chaleureux, qui sent le réconfort. Au Québec, environ 1 400 000 sapins sont vendus annuellement ce qui fait du Québec, la province productrice et vendeuse d’arbres de Noël numéro uno. Les huiles essentielles apaisent et l’arôme des jeunes pousses peut être incorporée à des tisanes ou des desserts. Les branches de sapin peuvent même t’aider si jamais tu dois te construire un abri de fortune pour passer la nuit en forêt. Comme les aiguilles poussent de chaque côté du rameau (la p’tite branche), tu peux étaler les branches par terre et t’en servir comme isolant pour te coucher dessus. Les épinettes pourraient aussi faire l’affaire, mais ça piquera un peu plus puisque les aiguilles poussent tout autour du rameau. Moins agréable pour le fessier.


Comme beaucoup d’arbres, les sapins baumiers sont aussi victimes de maladies ou d'insectes ravageurs. Plusieurs chenilles, coléoptères ou champignons peuvent s’attaquer au sapin baumier. Quoi faire pour aider cet arbre magnifique à survivre à ses envahisseurs? Favoriser le maintien de la biodiversité, dont la diversité des espèces d’arbres un peu partout. Comme ça prend 14 ans pour produire un sapin de taille standard, tu peux aussi y penser avant d’acheter un sapin naturel pour mettre dans ton salon. Pourquoi ne pas voir dans ton entourage si quelqu’un n’a pas un sapin artificiel de trop? Plusieurs avantages ici : réduction des achats, réutilisation des objets (diminution de ton empreinte écologique) et partage! Penses-y!

Sources images : Homer Edward Price, Pixabay

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Quoi faire?
Activités nature pendant son break de Noël

Même s’il fait froid, pour le temps des Fêtes, on te souhaite du temps pour profiter des grands espaces verts. On le sait que tu vas être très occupé, mais entre deux brunchs, ça serait le moment idéal pour digérer en plein air.

Même s’il fait froid, pour le temps des Fêtes, on te souhaite une heure ou deux pour profiter des grands espaces verts. On le sait que tu vas être très occupé, mais entre deux brunchs, ça serait le moment idéal pour digérer en plein air.

Pour être sûr de maximiser tes petites minutes-nature du temps des Fêtes, voici les suggestions des naturalistes.

De la glisse pour tous

Personne est surpris par notre #1 : de la glisse en ville! On trouve dans la majorité des parcs-nature de Montréal, des comptoirs de location d’équipement de ski de fond. Mets tes mitaines pis ta tuque : c’est le moment d’aller profiter du calme et du charme hivernal de nos parcs. C’est aussi la meilleure occasion de pratiquer votre identification de trous de pics bois!

Patins en forêt

Les sentiers de glace c’est un moyen funky de passer du temps dans le bois en plein hiver. Le patinage, c’est une activité sous-estimée et plus facile qu’on le pense. On te propose donc de visiter le Bois-de-Belle-Rivière (parce que tu peux patiner en soirée), le Domaine de la forêt perdue (à St-Donat) et ses 15 km de sentiers et finalement l'Érable Rouge (parce qu’il y a aussi une petite fermette). Donc, on sort se dégourdir le coup de lame à travers les verts sapins!

Pour les aventuriers

Pour profiter de la poudreuse d’une nouvelle façon, garoche-toi pour faire du fatbike, si c’est pas encore fait. Une bonne place pour débuter : le parc régional de la Rivière Gentilly. La Courvalloise est aussi un must. Ils ouvrent leurs sentiers en soirée pour faire du fatbike à la lampe frontale. Et de notre côté, on essayera les pistes du Parc national d’Oka qui offre eux aussi des vélos à pneus surdimentionnés en location. Mention spéciale : c'est possible d'emprunter gratuitement des fatbikes au pavillon d'accueil du Parcours Gouin!

Vive le plein air!

Source image : Pixabay

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Question du public
Pour ou contre les mangeoires d'oiseaux

Notre lecteur nous raconte qu’un cardinal rouge vient de foncer dans sa fenêtre de salon en voulant atterrir sur sa nouvelle mangeoire. Le cardinal est couché par terre. Il respire, mais il n’a pas l’air de vouloir bouger.

« Est-ce que c'est bien d'installer des mangeoires à oiseaux à la maison? »

On reçoit un courriel hier après-midi : « SOS!! J’ai une urgence nature! » Notre lecteur nous raconte qu’'un cardinal rouge vient de foncer dans sa fenêtre de salon en voulant atterrir sur sa nouvelle mangeoire. Le cardinal est couché par terre. Il respire, mais il n’a pas l’air de vouloir bouger.

Un sizerin flammé

L'importance du carnet d'adresses

Notre lecteur, qui voulait bien faire en nourrissant les oiseaux de son quartier, se demande si c’est correct de mettre une mangeoire… Oui, c’est correct. Une mangeoire, ça permet effectivement de nourrir une bonne grappe d’oiseaux qui restent actifs pendant la saison froide : les sizerins flammés, les mésanges à tête noire, les geais bleus, les étourneaux, les moineaux domestiques, les sittelles, les merles, et on pourrait continuer longtemps encore. En les attirant dans sa cour, on peut aussi profiter de leur cuteness. On peut même noter nos observations, participer aux suivis des populations et à la science citoyenne.

Par contre, le débat est réel parce qu’en nourrissant certains oiseaux, on peut nuire à leur cycle migratoire (en leur donnant une bonne raison de ne pas partir pour le sud), en les habituant à la présence des humains ou en diminuant leur instinct de survie. Toutefois, il faut savoir que les oiseaux qui visitent les mangeoires sont assez intelligents et que dans leur recherche de nourriture, ils procèdent par stations. Ça veut dire qu’ils exploitent plusieurs zones pour trouver des ressources et que les mangeoires sont seulement une parmi tant d’autres.* Ils ont donc un bon carnet d’adresses à visiter qui leur procurent une variété de bons petits lunchs.

Les conditions

Les mangeoires, c’est donc correct, mais sous certaines conditions.

  • L’installation d’une mangeoire, c’est beaucoup plus que de mettre des graines dans une assiette. Si tu décides de t’y mettre, ça ne sera pas bien long que des oiseaux vont compter sur toi. Parce qu’ils sont fidèles à leur stations de nourrissage, il faut leur assurer une certaine constance. Il faut s’assurer que la mangeoire soit toujours bien remplie et que les graines soient secs (les oiseaux ne trippent pas sur le gruau…).
  • Il faut aussi garder les mangeoires propres, spécialement si elles attirent beaucoup de trafic : éviter l’humidité, les fientes d’oiseaux, les allers et venues des mammifères, qui peuvent tous causer des maladies.
  • Il faut aussi s’occuper de ce qu’il y a autour de la mangeoire, pas juste ce qu’il y a dedans. Si ta mangeoire est au milieu de ta cour, l’exposition aux prédateurs (buses, éperviers, chats domestiques…) est très grande. Il faut donc installer des cachettes pour les petits oiseaux : un buisson fera l’affaire.
  • Il faut éviter de se tenir près de la mangeoire. L’imprégnation humaine a un impact, même sur un petit oiseau. On te met en garde : si ta mangeoire attire le gibier, comme des dindes ou des gélinottes, c’est mieux de retirer la mangeoire. En période de chasse, ces oiseaux pourraient être désavantagés s’ils sont habitués de voir des humains.  
  • Il faut placer la mangeoire à plusieurs mètres d’une fenêtre. Le reflet peut être trompeur, voir fatal, pour un oiseau affamé! True story.

Un cardinal rouge

Cinq minutes plus tard, on reçoit un nouveau courriel : « Ok. Il a sauté sur la clôture, il a l’air mieux! » « Donne-lui encore quelques minutes, ça devrait aller. »

Bonne nouvelle, le cardinal a finalement retrouvé son mojo et notre lecteur inquiet a réinstallé sa mangeoire plus loin de la maison. On lui a proposé de mettre aussi de l’eau quand la température le permet (parce que les oiseaux aussi ont soif) et une petite assiette avec de la terre ou du petit gravier**. (Pour encore plus d’informations, on te conseille de lire ceci.)

Les mangeoires, c’est ok, mais le best pour aider les oiseaux, c’est de planter des arbres indigènes à petits fruits qui les attireront (naturellement) toute l’année. T’auras même peut-être un petit nid à observer au printemps!

NOTES

* En comparaison, plusieurs oiseaux aquatiques (comme la bernache du Canada) exploitent une seule aire d’alimentation. Si cette station est affectée ou diminue en productivité ou même disparaît, les oiseaux qui l’utilisent devront trouver des alternatives et ce n’est jamais facile.

** Les oiseaux mangent des petits cailloux. Le gravier se retrouve dans leur gésier, un organe de digestion spécialisé des oiseaux. Ensuite, quand la nourriture arrive, les roches facilitent le brassage des aliments et l’émiettement des graines. Miam! Un caillou!

Par Anne-Frédérique, éducatrice-naturaliste

Sources images : Pixabay, Pixabay

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