Blogue

Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

Voir 0 articles sur 0
highlight

Catégories

Effacer
37
Qc-Nature
Un Noël blanc utile pour les animaux subnivaux

On t’a parlé des flocons de neige et on t’a parlé des stratégies qu’utilisent les animaux pour passer à travers l’hiver, mais savais-tu que plusieurs petits animaux utilisent carrément les bancs de neige comme stratégie hivernale?

Même si t’es en famille ou entre amis, on le sait que toi, qui lis notre blogue, aimerais sûrement un p’tit quelque chose de brillant à lancer entre deux bouchées de dinde. Alors voici notre ton hot topic pour aujourd’hui. On t’a parlé des flocons de neige et on t’a parlé des stratégies qu’utilisent les animaux pour passer à travers l’hiver, mais savais-tu que plusieurs petits animaux utilisent carrément les bancs de neige comme stratégie hivernale? Non? Ben lis ce qui suit!

Une p'tite souris vraiment subnivale

Parmi les animaux qui restent actifs, il y a beaucoup de petits mammifères qui profitent de la neige pour se déplacer ou stocker de la bouffe comme dans un congélateur. Les souris, les campagnols (ta grand-mère dirait « les mulots ») et les musaraignes creusent dans la neige, des labyrinthes dignes du métro de Montréal! (Ces animaux vivent généralement dans le sol le reste de l'année aussi!) Ces tunnels leurs permettent d’atteindre leur buffet de Noël ou bien simplement de se promener. Comme la bouffe se fait aussi plus rare en hiver, ils se creusent des petits garde-mangers dans la neige et y cachent des p’tites graines, des p’tites feuilles, des p’tits fruits, etc. En plus, quand il fait super froid, dans le banc de neige, c’est plus chaud! Alors ces petits animaux se réchauffent avec de la neige!

Évidemment, les cycles circadiens hivernaux (24 h dans la vie d’un vivant) de ces petits mammifères sont perturbés par les changements climatiques qui rendent nos hivers pas tout à fait réguliers. Les épisodes de pluies font fondre la neige et bousillent les tunnels et mettent à découvert les réserves de nourriture en plus de faire fondre les réserves congelées.

On leur souhaite donc une bonne bordée de neige pour Noël!

Source image : Hanna Knutsson

voir l'article
38
Choix du naturaliste
3 vérités sur les cerfs de Virginie

On t’offre un petit topo mythes et légendes qui se mariera bien avec les rigodons qui remplissent tes oreilles ces temps-ci. Pour la nouvelle année, on t’offre 3 vérités sur les cerfs de Virginie!

On t’offre un petit topo mythes et légendes qui se mariera bien avec les rigodons qui remplissent tes oreilles ces temps-ci. Pour la nouvelle année, on t’offre 3 vérités sur les cerfs de Virginie!

« Y’a des rennes dans le bois derrière chez mon grand-père à Rawdon, j’te jure, je les ai vu! »

Naaaah! Il n’y a pas de rennes au Québec. Si la bête debout fait environ ta taille, t’as vu un cerf de Virginie. Si t’as l’impression que tu pouvais passer sous la bête en voiture, t’as vu un orignal. Les rennes, ça existe mais on les trouve en Europe. L'espèce qui se rapproche le plus du renne ici, c’est le caribou. Les cerfs ne sont pas les seuls à être confondus avec des animaux européens, on t'aide avec certaines identifications plus difficiles, juste ici.

Entendu en forêt : « Oh le beau bambi! »

Bon bon… Oui, Bambi ressemble pas mal à un cerf de Virginie juvénile (bébé). C’est d’ailleurs ce qui a inspiré les créateurs du personnage pour le dessiner. Mais bon, les scientifiques avaient déjà trouvé un nom pour le petit du cerf bien avant le film : on appelle ça un faon. Et sa maman? La biche!

Winter Bambi GIF - Find & Share on GIPHY

« J’ai mis des carottes pour les cerfs, les pauvres, y vont avoir faim en hiver avec le froid et toute la neige! »

Le cerf de Virginie est un animal qui reste actif l’hiver et qui est bien adapté. Comme plusieurs animaux, le cerf change son alimentation lorsque les plantes de sous-bois fanent ou que la neige tombe en abondance. C’est certain que les cerfs devront se déplacer davantage pour trouver leur nourriture, mais ça ne veut pas dire qu’ils en manquent! Ils mangeront alors plus d’écorce (comme celle du vinaigrier), des branches et même du thuya ou du sapin – c’est d’ailleurs devenu un problème à Anticosti. Les lapins font ça aussi! Pas besoin de les nourrir!

T’as des questions ou quelqu’un dans ton entourage dit des drôles de trucs sur la faune, la flore et la nature en général? Tu veux faire valider tes ouï-dires? Écris-nous!

Sources images : Pixabay, Pixabay

voir l'article
15
Vedette du mois
Le tamia rayé n’est pas un écureuil

« J’ai vu un écureuil, y’était pas comme les autres, y’avait des lignes sur le dos… » Aaaaah oui! Les p’tits suisses… On te présente les tamias rayés.

« J’ai vu un écureuil, mais y’était pas comme les autres. Il avait des lignes sur le dos… »

Aaaaah oui! Les p’tits suisses… ou tamias rayés sont des proches cousins des écureuils (ils font partie de la famille des sciuridés comme les marmottes et les écureuils volants) mais, ils sont une espèce à part entière et plusieurs choses les différencient.


Les tamias, c’est des p’tits vites! Tu les vois peut-être disparaître dans un trou lorsque tu en croises un! C’est qu’ils font leur nid dans le sol et en hiver, ils n’en sortent pas du tout*. Et comble du génie, ils ont une sortie de secours! Il y a donc toujours un autre trou pas très loin.

Contrairement aux écureuils, le nid des tamias rayés est souvent complexe. Certains tamias ont un terrier qui est un simple tunnel, mais souvent, les terriers des tamias sont comme de grands manoirs souterrains avec plusieurs couloirs et plusieurs chambres. Fun fact : les tamias rayés ont des garde-mangers. Même si le tamia rayé hiberne, il ne fait pas de réserve de graisse avant l’hiver. Il accumule sa nourriture dans son nid, dans le garde-manger, une chambre à part de celle où il dormira.


Les tamias sont aussi un peu paresseux. Pas qu’ils dorment tout le temps, mais quand ils transportent leur nourriture, ils font ce qu’on pourrait appeler « des voyages de paresseux ». Ils s’y prennent de la même façon que quelqu’un qui habite au 3e étage, qui a fait une grosse épicerie et qui doit monter les escaliers avec 4 sacs dans chaque main et un entre les dents : il fait juste un voyage, mais un gros! Sauf que le tamia rayé ne met pas ses trouvailles dans des sacs réutilisables, il mets les graines qu’il a récoltées dans ses abajoues qui s’étirent et s’étirent puis, il transporte tout ça jusqu’à son garde-manger, dans son nid.

Les tamias rayés sont un peu introvertis : ils évitent de croiser leurs voisins et vivent seuls. À moins d’être vraiment chanceux et de croiser une femelle avec ses petits ou un mâle qui courent après une femelle, on ne verra jamais de gang de tamias rayés. Quand ils se déplacent, c’est parce qu’ils sont en quête de nourriture la plupart du temps.

Donc, si tu croises un « écureuil roux mais pas comme les autres car il avait lignes sur le dos », dis-toi que tu viens de croiser un tamia rayé en train de faire son épicerie!

NOTE

* Les tamias rayés sont une des quelques espèces de mammifères du Québec à vraiment hiberner. Leur température corporelle baisse vraiment beaucoup et leur rythme cardiaque aussi.

Sources images: Pixabay, Pixabay

voir l'article
26
Question du public
Bonne nuit ou les arbres en hiver

L’hiver arrive. Dans la nature, il n’y a pas de temps à perdre, même les plantes sont prêtes pour les grands froids. Mais, comment survivent-elles en hiver?

« Comment les plantes survivent-elles en hiver? »

La musique des centres d’achat est maintenant christmassy, les oiseaux sont partis et les -1 °C sont de plus en plus fréquents : l’hiver arrive. Tout le monde est prêt (enfin, peut-être pas toi, l’amateur de plages et de canicules… mais disons que dans la nature, il n’y a pas de temps à perdre), même les plantes sont prêtes pour les grands froids. Comment les plantes survivent-elles en hiver?

Les arbres ont perdu leurs feuilles et ils commencent à envoyer des sucres et des glucides produits par la photosynthèse vers leurs racines en guise de réserves pour les mois d’hiver (un peu comme le tamia qui remplit son garde-manger). Les plantes ont arrêté de pousser, d’autres sont fanées. Tous ces beaux organismes s’apprêtent à entrer en dormance.

La dormance, ce n’est pas quand tu cognes des clous à la job parce que tu as binge-watché ta série préférée toute la nuit. Non. La dormance, c’est un état de la plante pendant lequel son métabolisme ralentit et sa croissance s’arrête. C’est en grande partie parce que la photosynthèse et la respiration ne fonctionnent pas très bien dans le froid et demanderaient à la plante trop d’énergie. Lors de la dormance, les végétaux vivent alors sur leurs réserves, généralement stockées dans leurs racines.

Les bourgeons, souvent recouverts d’écailles, peuvent aussi rester en dormance pendant l’hiver, jusqu’à ce qu’ils soient exposés à des températures basses suffisamment longtemps.

Certains types de plantes utilisent des techniques alternatives pour assurer leur survie en hiver. Comme elles meurent à la fin de l’été, elles produisent des bulbes ou des graines qui, eux, passeront l’hiver en dormance, bien protégés dans le sol. Une fois le printemps de retour, ils pourront germer si toutes les conditions sont bonnes.

Sans cet état de dormance, les plantes, pour continuer leur croissance, feraient circuler de l’eau dans leurs tiges et leur tronc tout l’hiver. Mais l’eau, en hiver, ça gèle… Ça créerait un gros problème : les cristaux de glace, en se formant, prennent de l’expansion de manière pas vraiment uniforme et pourraient endommager les structures des cellules des végétaux (un problème connu de la grenouille des bois). Ça, c’est sans parler du manque de soleil et d’eau qui rendrait leur survie difficile.

Les plantes s’endorment donc tranquillement pour l’hiver et ce, pour pouvoir en profiter dès le printemps prochain. Bonne nuit les arbres et faîtes de beaux rêves, les plantes!  

PS. Les plantes, ça ne fait pas de rêve…

Source image: Pixabay

voir l'article
27
Qc-Nature
Des stratégies hivernales, pour un hiver stratégique

Les animaux des boisés et des forêts québécoises sont pas mal plus prévoyants que nous! Comment passent-ils l’hiver, ces scouts des forêts enneigées?

« Ah ben d'la neige! » Ce n’est sûrement pas ça que les animaux des boisés et des forêts québécoises se disent quand il leur tombe 20 cm dessus, couplé avec un sympathique -10 °C sorti de nulle part… Ils sont pas mal plus prévoyants que nous! Comment passent-ils l’hiver, ces scouts des forêts enneigées?

D’abord, quatre stratégies s’offrent à eux : migrer, hiberner, s’endormir ou bien carrément rester actif. Sache qu’on peut regrouper toutes ces stratégies sous un même terme : hiverner. Hiverner, c’est passer à travers l’hiver. Même toi qui nous lis, tu hivernes. Oui oui! Et les quatre façons d’hiverner, bien on te les décrit ici.

Migrer

Les grues du Canada qui s’en vont. Bye là!


Facile, tes grands-parents le font sûrement. C’est partir vers le sud pour suivre sa nourriture ou fréquenter un climat plus doux. Les oiseaux sont bons là-dedans. Et pas besoin d’aller en Floride ou au Mexique pour migrer! Certaines espèces du grand nord comme les harfangs des neiges (le hibou blanc) descendent jusqu’à nos latitudes pour passer l’hiver parfois. On est le sud de quelqu’un!

Hiberner

Pour dire qu’un animal hiberne, son pouls doit être réduit au maximum, sa température corporelle doit descendre de manière significative et ses fonctions biologiques doivent être extrêmement réduites. On parle aussi de dormance ou de torpeur dans certains cas. Quelques battements par minute, une température corporelle de quelques degrés… pas chaud, pas chaud! Pour les mammifères, ces périodes de léthargie sont parfois entrecoupées de périodes d’activités pour grignoter ou uriner… dans leur nid. C’est le cas des amphibiens et des reptiles, de plusieurs insectes. On va te surprendre! Parce que imagine-toi donc que peu mammifères du Québec hibernent vraiment. Parmi eux, on trouve la marmotte commune et les chauves-souris résidentes.

Sommeil hivernal

L’ours noir : le dormeur

C’est ici qu’on classe l’ours noir! Le sommeil hivernal, c’est un peu comme l’hibernation mais sans les périodes de léthargie. Même si leur métabolisme est réduit et qu’ils passent la majorité du temps à dormir, un réchauffement des températures ou un grand bruit pourrait faire sortir l’animal de sa cachette. La moufette rayée et le raton laveur utilisent aussi cette stratégie pour passer l’hiver.

Rester actif

La catégorie la plus festive! Rester actif ne signifie pas que les animaux continuent leur petit train train quotidien. Ils se préparent à rester dehors par grands froids en changeant de nid ou en ayant une fourrure ou du duvet plus épais. Ils font des réserves de nourriture dans leur nid ou dans des cachettes. Ils changent leur pneus d’auto, sortent leurs skis et font un bon ragoût. La mésange à tête noire sait même où sont ses cachettes les plus nutritives!

Les animaux que tu croises dans la nature l’hiver sont aussi prêts que toi, sinon plus!

Sources images : Pixabay, Pixabay

voir l'article
No results found.
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Notre blogue
découvrir
Nos audioguides
découvrir
Nos vidéos
découvrir
Nos fiches éducatives
découvrir
OUTILS
BLOGUE
fermer
Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience de navigation, diffuser des publicités ou des contenus personnalisés et analyser notre trafic. En cliquant sur « Accepter », vous consentez à notre utilisation des cookies. Pour plus d'information, veuillez consulter notre Politique de confidentialité.