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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Qc-Nature
Les algues : c’tu des plantes ou pas?

Les algues. Ces fameuses plantes qui poussent dans l’eau... En fait, sais-tu quoi? Les plantes qui se pognent entre les oreilles dans les lacs, c’est souvent PAS des algues! On t’explique la différence ici!

Les algues. Ces fameuses plantes qui poussent dans les cours d’eau de toutes sortes, en milieu marin, en milieu lacustre (ou d'eau douce… un mot de plus pour ton Scrabble) et celle qui te prend entre les orteils dans un lac en plein milieu de l’été. En fait, sais-tu quoi? Les plantes qui se pognent entre les oreilles dans les lacs, c’est souvent PAS des algues! On t’explique la différence!

Une laminaire

Si t’es un grand lecteur de notre blogue, tu sais sans doute que les plantes se divisent en différentes catégories comme celles qui produisent des graines ou des spores. Des plantes à fleur, des conifères, des fougères ou des mousses. Ou des algues.

Les algues, c’est bien des plantes. Elles sont autotrophes (elles produisent leur propre nourriture avec la photosynthèse) comme les plantes terrestres. Toutefois, comme elles habitent dans une de leur source principale de nutriments, l’eau, leur anatomie est différente des plantes terrestres. You guessed it : elles n’ont pas besoin de racines. Leurs feuilles ne s’appellent même pas une feuille! Un bon exemple standard pour reconnaître les principales parties des algues (parce qu’il y en a des microscopiques, des complexes et des très simplement constituées), c’est la laminaire à long stipe, une algue qui peut faire plusieurs mètres de long qu’on trouve parfois échouée sur le bord du fleuve, dans la laisse de mer (« ce que la mer a laissé » quand la marée a baissée #poésie). On peut faire de l’excellente lasagne avec cette algue; elle remplace les pâtes, d’où sont nom commun : la lasagne de mer.

Algue Anatomy

Alors, la graaaande feuille, c’est la fronde (plusieurs appellent ça aussi la lame). C’est là que se fait le gros de la job de la photosynthèse. Pour des espèces plus petites que la laminaire, comme les fucus, on trouve parfois des flotteurs au bout ou dans la fronde. Ça permet à l’algue de mieux flotter pour maximiser son contact avec la lumière. La tige, sur une algue, ça s’appelle un stipe. C’est plus rigide que la fronde et ça permet de lier la fronde au crampon. Simple de même. Et les genres de racines, qui ont l’air de « cramponner » l’algue sur les roches? Hé bien, c’est carrément le dit crampon pour cramponner l’algue à la roche! Il permet à l’algue d’être fixe et de maximiser la photosynthèse aussi.

Alors c’est quoi les plantes qui te chatouillent les pieds dans les lacs? Généralement, ce ne sont pas des algues, mais bien des plantes aquatiques avec des racines, des feuilles, des fleurs… Mais ça peut arriver que ce soit des algues! Il y en a juste moins fréquemment en eau douce (en tout cas, qu’on peut voir à l’oeil nu!). Meilleur exemple de plantes aquatiques : les nénuphars et les nymphées! Sinon, il y a toute une collection de potamots, de Brasénie de Schreber, de vallisnéries et de plantes carnivores qui poussent dans l’eau douce des lacs et des rivières.


Avec tout ça, il existe des plantes adaptées à l’eau salée, à l’eau douce, aux marais, aux milieux semi-aquatiques, aux tourbières, au bord de mer, au bord des rivières, au bord des lacs, dans l’eau calme, dans le courant… On a définitivement pas fini de vous parler de plantes!

Sources images : Flickr, Amanda Cullingford

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Quoi faire?
Comment profiter de l’été sans crever de chaleur

Profiter de l’été sans mourir de chaleur, c’est un art. On te propose donc quelques activités qui te permettront d’être dehors, mais d’éviter un peu le soleil.

Profiter de l’été sans mourir de chaleur, c’est un art. On te propose donc quelques activités qui te permettront d’être dehors, mais d’éviter un peu le soleil.


Promenons-nous dans le bois

D’abord, vas dans la forêt. La présence des arbres réduit les effets de la chaleur. En plus de leur ombre, pendant leur respiration, les arbres rejettent de l’eau dans l’air. Cette vapeur diminue la température ambiante et pendant les canicules, c’est notre solution numéro 1. La forêt centenaire du parc-nature du Bois-de-Liesse est une excellente destination pour les Montréalais. On te propose aussi le Parc régional de la Forêt Ouareau, dans Lanaudière, où tu trouveras des sentiers pour tous les niveaux. C’est aussi l’occasion d’explorer un tronçon du parc linéaire du P’tit train du Nord. Si tu sais pas par où commencer, on te propose la Réserve naturelle Alfred Kelly. Un autre îlot de fraîcheur à visiter : la Réserve nationale de faune du Cap Tourmente, à Québec. L’air frais de la cédrière en valent définitivement la peine.

À la recherche de l’eau

En cas de grandes chaleurs, l’eau devient vite ta bff. L’évaporation de l’eau, comme c’est le cas dans le phénomène de respiration des plantes, rafraichit l’air. Alors, pourquoi ne pas se baigner!

Une piscine, ça fait l’affaire, mais y’a rien comme se glisser dans une rivière pour faire baisser la température de son corps. Les amateurs de baignade en nature seront charmés par la rivière Rouge. Rendez-vous à la plage Brébeuf (à Brébeuf, dans les Laurentides), juste à côté de la Chute aux Bleuets. Sable fin et eau revigorante.

Si tu veux quelques choses de plus secret, c’est au Centre d’accès à la nature de l’UQAM que ça se passe. La rivière Archambault qui traverse le site et la baignade sous la chute (du même nom), c’est magique. Plus de chutes? Le Parc national de la Mauricie en est rempli : les chutes Parker (à partir de Shawinigan), les cascades Shewenega, les chutes Waber… Et pas loin, à Grand-Mère, il y a même une chute qui coule sur un rocher en forme de face de… grand-mère!

Truc de pros : Si tu veux vraiment un coin tranquille, toujours dans le parc national de la Mauricie, en faisant le sentier multi-services (#9) qui longe le lac Bouchard, garde l’oeil ouvert. Tu croiseras des sites de canot-camping et s’ils sont inoccupés, tu viens de trouver ta plage intime pour la journée!

Sources images : Pixabay, Pixabay

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Choix du naturaliste
L’oviposition : la ponte chez les insectes

Les insectes sont le groupe du vivant le mieux représenté sur la Terre. Disons que les femelles insectes savent ce qu’elles font quand vient le temps de pondre et de donner le maximum de chances de survie à leur progéniture.

Les insectes sont le groupe du vivant le mieux représenté sur la Terre. Ils sont dans tous les écosystèmes et ce, en nombre impressionnant et c’est en partie grâce à leur productivité hors pair, huilée au quart de tour. Disons que les femelles insectes savent ce qu’elles font quand vient le temps de pondre et de donner le maximum de chances de survie à leur progéniture.

Un papillon monarque qui pond son oeuf

Une femelle insecte doit se nourrir intensément pour avoir assez d’énergie accumulée pour produire et pondre ses œufs. Selon les espèces, la femelle peut pondre quelques œufs ou des milliers en une année. Et même, plusieurs fois par année. Ça niaise pas.

Lorsqu’elle se sent fin prête, la femelle fécondée doit trouver l’endroit idéal pour pondre et assurer à ses petits nourriture et sécurité. On appelle cette grande quête, l’oviposition. Il existe des tonnes et des tonnes de types d’oviposition différents. Les œufs peuvent être déposés individuellement ou en masse. Ça peut être sur des plantes spécifiques dont la larve de l’insecte se nourrira. Les papillons monarques, par exemple, pondent un oeuf unique sur un plant d'asclépiade (jamais sur une autre plante), parce que c’est de cette plante que la chenille se nourrit. Certains insectes sont ovovivipares. (Ça veut dire que les œufs se développent dans le corps de la femelle et lorsque l’embryon est mature, les œufs sont déposés pour éclore. C’est le cas de certaines mouches et des pucerons.) D’autres pondent dans l’eau comme les libellules et les moustiques. Les méthodes sont nombreuses, et certaines sont mindblowing!

Un outil de choix : l’ovipositeur

Une madame rhysse cannelle qui pond dans le tronc d’un arbre.

Certains insectes sont spécialistes de la ponte sur les arbres, ou plutôt, dans les arbres : dans les racines, les tiges, dans les troncs (morts ou vivants), directement dans la chair. C’est à l’aide d’un organe spécialisé de ponte, l’ovipositeur, que ces femelles accomplissent cet exploit. Ce long ruban dont la pointe rappelle un sabre, termine l’abdomen de ces insectes et leur permet de percer les végétaux, le sol, ou autre. Ainsi la femelle dépose ses œufs dans les endroits les plus favorables à leur incubation.

Certaines femelles parasitoïdes, comme les rhysses cannelles, ont aussi un ovipositeur pour pondre. Elles ne pondent pas dans le bois, mais bien directement dans leur hôte, qui est généralement un autre insecte duquel la larve de rhysse se nourrira. Lors de l’oviposition, la femelle parasitoïde s’approche de son hôte et transperce son exosquelette à l’aide de son ovipositeur. Elle peut aussi déposer les œufs sur l’insecte ou à proximité de celui-ci. Dans le cas de la rhysse cannelle, la femelle localise des galeries creusées dans la chair des arbres et y pond ses œufs. Après l’éclosion, la larve de la rhysse pourra se régaler des insectes xylophages qui habitent les tunnels. Disons que ces délicats rubans sont de véritables power tools!

L’oothèque, une police d’assurance

Certains insectes comme les mantes et les blattes pondent leurs œufs en masse, mais ne laissent rien au hasard. Dans le but de protéger les œufs des prédateurs ou des conditions climatiques, la femelle produit une capsule rigide appelée oothèque. Ce sac, qui contient les œufs, est composé de protéines qui se solidifient au contact de l’air. Chez les mantes religieuses, l’oothèque, qui a la forme d’un ballon de football, est pondu à l’automne. Ce sera une des dernières actions de la femelle adulte avant de mourir. La femelle prend donc soin de le déposer dans un endroit sûr et stable, à l’abri des intempéries. C’est dans cette carapace protectrice que les 200-300 œufs vont passer l’hiver.

Il existe des tonnes et des tonnes de types d’oviposition différents. Il en existe autant qu’il y a d’espèces d’insectes (et ça, c’est beaucoup)! On aurait pu te parler des léthocères qui transportent leurs œufs partout où ils vont, des guêpes maçonnes qui construisent des condos pour y déposer leur progéniture ou encore des mouches Eurosta solidaginis, spécialistes de la ponte dans les tiges de la verge d’or, qui créent les très visibles galles sur la plante.

Source image : USFWSmidwest

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Vedette du mois
3 raisons d’adorer les mantes religieuses

La taille, la couleur, l’équipement, l’attitude : c’est ce qui rend la mante la plus badass de tous les arthropodes de la Terre. Voici 3 bonnes raisons.

La taille, la couleur, l’équipement, l’attitude : c’est ce qui rend la mante la plus badass de tous les arthropodes de la Terre. Il ne faut pas se laisser avoir par son nom, la mante religieuse est aussi religieuse que les Backstreet Boys en 1997 avec leur fameux pray and kick move.

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Introduite ici au début du 20e siècle, la mante religieuse fait maintenant partie de notre micro-paysage et du haut de ses quelques centimètres, elle règne sur le monde des insectes en souveraine sanguinaire. Son corps, parfaitement adapté à son mode de vie de prédatrice, est l’exemple parfait que rien n’est laissé au hasard quand on parle de la nature (sauf un mini morceau de la génétique). Voici 3 raisons pour lesquelles tout le monde devrait tripper sur les mantes religieuses.

De raptor à religieuse

Ce sont les pattes de la mante, qu’on dit ravisseuses (ou raptorial, en anglais), qui lui ont valu son nom de religieuse. La posture de repos de la mante, avec les pattes repliées, rappelle une posture de prière. Loin de prier, la mante attend, immobile. C’est sa technique de chasse : rester à l’affût et saisir tout ce qui bouge près d’elle. La forme de la patte de la mante lui donne une grip avantageuse quand vient le temps d’attraper une proie. Une fois pris au piège, la proie est immobilisée, squeezée entre les pics sur les faces opposées du fémur et du tibia. La mante mange généralement tout ce qui est plus petit qu’elle* : insectes, escargots, araignées, etc. L’important, c’est que ça bouge!

Voir pour vrai

Un des plus gros avantages de la mante religieuse, c’est sa vision hors du commun (comme pour beaucoup d’insectes). D’abord ses yeux composés sont très grands (ils prennent pratiquement toute la place sur sa tête) et sont parfaits pour la vision diurne lui accordant un champ visuel remarquablement large en comparaison avec les autres bibittes. Tant mieux, parce que leur technique de chasse et la recherche de partenaires chez les mantes reposent presque qu’exclusivement sur la vue et la détection de mouvement. Localiser les proies, suivre leur mouvement, leur direction et analyser les distances, tout ça est possible grâce à leur beaux grands yeux! On ajoute à ça trois ocelles, sur le dessus de la tête, entre les antennes. Des ocelles, ce sont des organes photosensibles qui réagissent avec la lumière et qui complètent la vision des yeux composés pour être encore plus efficaces.

100 % camouflage

On trouve ici des mantes classiques complètement vertes, mais leur couleur peut aussi se décliner dans les bruns (y’en a même des jaunâtres…). L’objectif, c’est de passer inaperçu lorsqu’elles sont à l’affût. Malgré leurs adaptations de prédatrices, les mantes sont aussi des proies. Oiseaux, ratons, couleuvres : les animaux sont nombreux à raffoler d’un lunch aussi juteux! C’est pourquoi, la coloration des mantes leur offre un maximum de protection. En cas extrême, la mante n’a qu’à ouvrir ses pattes avant pour exposer les deux points noirs (aussi appelés yeux) à leur base. Bam! Ce signal déimatique a pour but d’intimider un possible prédateur. Si les yeux ne suffisent pas, la mante adopte la position spectrale : elle ouvre ses quatre ailes transparentes en éventail pour avoir l’air plus imposante. Bing! Bang!


En plus d’être trop cool, la mante religieuse est agile, rapide, élégante et probablement dans ta cour. C’est à partir du mois d’août que les adultes atteignent leur taille maximale et ils sont donc plus facile à trouver. Quit playing games, avec leur look ultra camo, tu vas devoir ouvrir l’oeil bien grand et rester attentif pour trouver cet insecte larger than life.

NOTE

* On t’explique ici la manie de la mante femelle de s’attaquer au mâle après la reproduction.

Par Anne-Frédérique, éducatrice-naturaliste

Sources images : Gilles San Martin, Mallaurie Brach

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Choix du naturaliste
Endémique, ça veut dire quoi?

La nature cache parfois des bijoux uniques dans des endroits inattendus, isolés ou juste inconnus. Une espèce qu’on retrouve dans un seul endroit sur la planète entière, on peut appeler ça un trésor ou une espèce endémique.

La nature cache parfois des bijoux uniques en leur genre dans des endroits inattendus, impraticables, isolés ou juste inconnus. Une espèce qu’on retrouve dans un seul endroit sur la planète entière, on peut appeler ça un trésor, parce que la rareté, c’est précieux. Et on peut aussi appeler ça, une espèce endémique.

Le fameux arbre du voyageur malgache

Une espèce endémique, c’est donc une espèce, animale, végétale ou autre (comme un champignon par exemple), qui est présente sur un territoire limité et qu’on trouve nulle part ailleurs. Le koala est endémique d’Australie, l’arbre du voyageur est endémique de Madagascar*, le cyprès du Tassili est endémique du massif montagneux au centre du Sahara. Au contraire des espèces cosmopolites, dont les aires de répartition sont très vastes, on retrouve les espèces endémiques sur des territoires restreints et uniques.

Pour éviter les confusions, on veut juste te mentionner la nuance avec une espèce indigène. Une espèce indigène est présente naturellement sur un territoire. Par exemple, le sapin baumier est originaire du Nord-Est du Canada. Il est donc indigène au Québec, mais il n’est pas endémique d’ici puisqu’on en retrouve ailleurs au Canada et aux État-Unis.

Pourquoi?

L’endémisme peut être causés par plusieurs choses, mais les facteurs géographiques sont les plus courants pour causer un véritable isolement. Les îles (le plus souvent éloignées des côtes continentales), les grandes étendues d’eau (comme des grands lacs), les rivières, les complexes montagneux, les vallées et les autres formations géologiques (canyons, grottes, etc.) sont tous des exemples qui présentent des coupures naturelles et qui sont susceptibles d’abriter des espèces endémiques. Ces éléments du paysages freinent la dispersion de ces espèces, c’est ce qui leur donne leur caractère unique. D’ailleurs, si on retrouve beaucoup d’espèces endémiques dans un milieu, on peut généralement conclure il est fortement isolé.

Aux facteurs géographiques s’ajoutent les facteurs climatiques, biologiques et génétiques qui peuvent aussi créer des freins pour les aires de répartition des êtres vivants.

Être unique en son genre, c’est merveilleux et précieux. Mais ça ne vient pas sans problématique… Toutes ces espèces endémiques, parce qu’elles sont tellement limitées, elles sont facilement en danger. Si leur milieu subit une perturbation naturelle, comme un incendie, ou une modification subite, les chances de survie de l’espèce, sa résilience, sont assez minces. L’arrivée ou l’introduction d’une espèce dans les zones isolées peut aussi créer des débalancements desquelles les espèces endémiques peuvent ne pas se remettre. Cette vulnérabilité rend l’endémisme encore plus délicat!

Nos endémiques

L’arnica de Griscom, une espèce endémique au Québec

Au Québec, nous avons aussi de ces trésors uniques. Certains milieux sont propices au développement d’espèces endémiques, comme les Appalaches et les Chic-Choc, où on retrouve une dizaine de plantes endémiques, dont l'arnica de Griscom et la minuartie de la serpentine, toutes deux espèces menacées au Québec. L'aubépine du Canada (Crataegus canadensis Sargent) et l'arabette du Québec sont aussi des plantes endémiques de notre province, parmi tant d’autres. Nous avons ici qu’une seule espèce de vertébré endémique : le chevalier cuivré, un poisson d’eau douce, qui vit entre autre dans le Richelieu et la Yamaska.

Alors « endémique », ça veut dire qu’on en trouve seulement ici ou là, qu’il faut en prendre soin parce que ça peut être vulnérable et que c’est probablement un joyau précieux de la nature!

NOTE

* Madagascar est reconnu pour son très haut taux d’endémisme. 85 % de sa faune et 83 % de sa flore sont endémiques.

Sources images : Needpix, G.Goodwin Jr.

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