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Découvrir la nature avec nos yeux d’expert.e.s

Parce que tu te demandes qu’est-ce qui se passe dans un cocon de papillon, comment se forme une tornade et comment les plantes communiquent... L'équipe de naturalistes de GUEPE a décidé de répondre à toutes tes questions, car la nature, ce n’est pas un mystère, c’est une science! Un.e naturaliste c’est quoi? En gros, c’est un.e spécialiste dont la mission première est de vulgariser les différentes sciences de la nature.

Chaque mois, on te présente une vedette, animale, végétale ou autre (oui, oui!), en plus des sujets préférés de nos naturalistes. Reste donc bien connecté.e. On va répondre aux questions de notre lectorat (incluant les tiennes) et on va aussi te proposer des places à visiter, des actions à poser, des trucs à voir et à lire. 

On te souhaite une bonne exploration de la nature!

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Vedette du mois
Les couleuvres du Québec

À l’arrivée du printemps, durant tes promenades, t’as peut-être vu frétiller une petite queue rayée parmi les feuilles en décomposition. C’est normal! Ici comme dans la majorité des biomes, il y a des serpents!

À l’arrivée du printemps, durant tes premières promenades, t’as peut-être vu frétiller une petite queue rayée parmi les feuilles en décomposition. C’est normal! Ici comme dans la majorité des biomes, il y a des serpents qui se meuvent sur nos sols. Pas besoin de développer une phobie à la Indiana Jones, contrairement à lui tu ne risques pas grand-chose si tu tombes face à un serpent au Québec (pas besoin de les mettre en feu…). Hé oui, ici nos serpents sont tous inoffensifs*. Et d’ailleurs, tu ne croiseras en chemin que des couleuvres!

Alors, t’es prêt.e? En prévision de la journée mondiale des serpents (le 16 juillet), on te fait découvrir ces créatures incomprises qui jonchent le sol de nos belles terres québécoises!

La plus commune

Je te parlais de tes premières ballades printanières : si t’as ouvert l’œil t’as surement croisé notre serpent le plus commun qui glissait entre les feuilles, la couleuvre rayée! C’est à elle qu’appartient la petite queue rayée frétillante. En général elle est nocturne, donc à part au printemps, où elle sort d’hibernation, ou par un heureux hasard, tu ne devrais pas l’observer facilement.

Bien qu’elle ne soit pas venimeuse, elle peut libérer un musc nauséabond par le cloaque à l’approche d’un prédateur**, et si elle se sent menacée, elle peut s’enrouler sur elle-même, se gonfler, aplatir son corps et n’hésite pas à mordre. Alors, mieux vaut ne pas l’embêter non plus!

Celles que tu pourrais croiser, on ne sait jamais!

Hormis la couleuvre rayée, on retrouve ici quatre espèces de couleuvres dans la famille des Natricidés, dont la couleuvre mince, la couleuvre d’eau, la couleuvre à ventre rouge et la couleuvre brune.

Ce qui est cool avec ces quatre espèces, et qu’elles ont en commun avec la couleuvre rayée, c’est qu’elles sont ovovivipares! « Ça veut dire quoi? », tu me diras. Ces espèces ne pondent pas d’œufs, elles les incubent à l’intérieur de leur corps. Et donc, quand les petits naissent, la mère donne naissance directement à des mini-serpents. Entre 10 et 70 pour la couleuvre rayée! Ne cherche pas ça sur YouTube si t’es ophidiophobe***!

La couleuvre d’eau est la plus différente des autres, pas par son apparence, même si elle est plus grosse, mais surtout parce qu’elle a un mode de vie aquatique. Si tu vois un serpent nager pendant que tu pagayes sur ton kayak, pas de doute, ça ne peut être qu’elle! Et on le répète, ne panique pas, elle ne pourra pas te faire de mal. On n’est pas dans le film Anaconda.

Celles qu’il faut protéger

Sur les huit espèces de couleuvre du Québec, six sont susceptibles d’être désignées comme menacées ou vulnérables. Si tu n’as jamais croisé de couleuvre verte, de couleuvre tachetée, de couleuvre à collier, ou celles nommées plus haut, c’est peut-être la raison.

La couleuvre verte et la couleuvre tachetée font partie de la famille des Colubridés. Ce qui les différencie des autres couleuvres, c’est qu’elles pondent des œufs. Ah et pour l’anecdote, la couleuvre tachetée est la seule couleuvre du Québec qui est constricteur (finalement, on l’a notre anaconda). Elle est aussi ophiophage : elle se nourrit d’autres serpents! Pour ce qui est de la couleuvre à collier, elle est la seule représentante québécoise des Dipsadidés. Discrète, elle est tout de même redoutable pour ses proies, grâce à des enzymes salivaires qui les immobilisent, même les plus grosses!

Toutes nos couleuvres québécoises ont un point commun. Elles sont malheureusement menacées par la destruction de leur habitat à cause de la construction. Même si on peut les croiser dans un champ ou en forêt, leur habitat préféré, c’est entre les deux : dans les milieux avec arbustes (les friches). Le problème, c’est que c’est là où les nouveaux projets de développement se font. Face à ça, des biologistes ont construits des « repères de couleuvres » dans des zones protégées. Si tu vas au parc-nature du Bois-de-Liesse ou à celui de la Pointe-aux-Prairies, tu marcheras peut-être proche d’un refuge similaire sans le savoir!  

Après cette lecture t’es motivé.e à protéger ces créatures sans pattes? Le 16 juillet prochain, pour la journée mondiale du serpent, n’hésites pas à parler de ce que t’as appris ici et à sensibiliser ton entourage!

NOTES

* Si elle se sent agressée quand tu la croises, une couleuvre peut essayer de te mordre, mais elle n’a pas de venin!

** C’est un mécanisme de défense commun à toutes les couleuvres.

*** Les phobiques des serpents se reconnaitront.

Par Julie, éducatrice-naturaliste senior

Sources images : Lucas Vogel, Peter Paplanus

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Quoi faire?
Profite de ton Saint-Laurent

Tu te cherches une activité le fun à faire pour l’été? Ça tombe bien, le fleuve Saint-Laurent accueille une grande diversité d’activités! Voici une sélection de 3 lieux alliant plein-air, nature et histoire.

DOSSIER : FLEUVE SAINT-LAURENT

Tu te cherches une activité le fun à faire pour l’été? Ça tombe bien, le fleuve Saint-Laurent accueille une grande diversité d’activités! Tu trouveras forcément de quoi d’intéressant selon le lieu et tes loisirs préférés. Voici une sélection de 3 lieux offrant plusieurs options alliant le plein air, la nature et l’histoire autour du Saint-Laurent.

Arrêt dans le golfe : La réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan

Okay… La Côte-Nord, ce n’est pas la porte à côté pour beaucoup d’entre vous! Mais est-ce une excuse pour ne pas y aller? Ce lieu est unique avec la présence de monolithes de calcaire qui se sont formés avec l’érosion. On se croirait sur une autre planète! De plus, les ornithologues amateurs seront satisfaits avec la présence de plus de 200 espèces d’oiseaux! Le macareux moine va t’émerveiller! Tu trouveras aussi de belles occasions de faire de la planche à pagaie à proximité et te rapprocher des cétacés!  

Arrêt dans l’estuaire : l’Île d’Orléans

Un lieu unique qui est chargé d’histoire! Les amateurs de patrimoine seront émerveillés avec, par exemple, la porte de la Seigneurie de l’Île d’Orléans. Cette île est également exceptionnelle par la qualité de son sol qui donne une bonne réputation à ses produits agroalimentaires. Il est riche en nutriments et c’est relié aux dépôts marins venant des évènements géologiques. N’hésite surtout pas à trouver des producteurs pour faire de l’auto-cueillette et déguster de bons produits comme des fraises ou des pommes.  

Arrêt dans le tronçon fluvial : Montréal

Tout le monde trouvera son bonheur avec de belles activités autant sur le Saint-Laurent que sur la rivière des Prairies! On y trouve, entre autres, plusieurs sites nautiques avec de plus en plus de services. Par exemple, du côté du Saint-Laurent, l’arrondissement de Lachine lance son site nautique cet été et offre des locations de canots, de kayaks et de planches à pagaie ainsi que des activités encadrées. On trouve également des sites nautiques similaires du côté de la rivière des Prairies dans les arrondissements de Pierrefonds-Roxboro et Ahuntsic-Cartierville. L’arrondissement Ahuntsic-Cartierville a également mis sur pied le pavillon d’accueil du Parcours Gouin, un bâtiment à consommation énergétique nette zéro, c’est-à-dire qu’il produit autant d’électricité qu’il en consomme sur une année. Visite le site internet du Parcours Gouin qui offre une riche programmation au public avec des activités environnementales, historiques, culturelles, sportives, de plein-air et plus encore!

Par Aurélien, chargé des projets

Sources images : Michel Villeneuve, Wiki, GUEPE

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Qc-Nature
La convergence évolutive

Lorsque l’on observe des caractéristiques communes, la première idée qui vient en tête est souvent qu’elles sont héritées d’un ancêtre commun. Toutefois, il existe une autre option : la convergence évolutive.

Lorsque l’on observe des caractéristiques communes (partagées par plusieurs êtres vivants), la première idée qui vient en tête est souvent qu’elles sont héritées d’un ancêtre commun. Un ancêtre aurait transmis ces caractéristiques à ses descendants et ces derniers les auraient conservées. Toutefois, il existe une autre option : la convergence évolutive. C’est-à-dire que le partage d’une caractéristique ne vient pas d’un ancêtre. Elle vient du fait que l’environnement a exercé une pression similaire sur les espèces et qu’en est émergé la même adaptation. C’est dire que l’idée était tellement bonne pour aider un organisme à survivre dans un environnement, que la même adaptation s’est également produite dans une autre lignée. Des fois, ça peut être évident que les caractéristiques partagées ne viennent pas d’un ancêtre commun. D’autres fois, ce l’est beaucoup moins.

C’est la différence entre une homologie et une analogie. L’homologie est une ressemblance héritée d’un ancêtre commun, alors qu’une analogie est une ressemblance qui survient après des événements évolutifs différents.

Parce que se déplacer est essentiel

Voici deux exemples plutôt connus de convergence évolutive (ou de membres analogues) :

  • La capacité de voler grâce à des ailes est présente à la fois chez les oiseaux et chez les chauves-souris. Leurs membres antérieures (les pattes avant) ont évolué séparément, mais ont convergé, c’est-à-dire que l’évolution a mené dans les deux cas à la capacité de voler pour se déplacer. Toutefois l’origine de leurs ailes est différente, justement parce que leur ancêtre commun n’avait pas d’ailes. N’oublions pas que certains insectes ont aussi des ailes, mais c’est un peu plus évident que les ailes des insectes et les ailes des oiseaux ne sont pas issues d’un ancêtre commun.
  • La capacité de nager grâce à des nageoires se retrouve autant chez les mammifères marins (comme la baleine) que chez les poissons. Tout comme les ailes dans l’exemple précédent, leurs nageoires n’ont pas la même morphologie et ne sont pas issues de la même évolution, mais remplissent la même fonction.  

Les zones osseuses sont présentées en pâle; en foncé la représentation de la forme du membre.

Le cas de l’orvet

Puisque le 16 juillet est la journée mondiale des serpents, prenons un dernier exemple inspiré de ces surprenants êtres rampants, mais beaucoup moins connu au Québec. Il s’agit des orvets qui sont un très bel exemple de convergence évolutive avec les serpents. « Orvet » est un nom d’usage courant pour parler de certaines espèces de reptiles vivant en Europe. D’autres espèces similaires vivent un peu partout sur la planète, mais pas au Québec. C’est peut-être pour cela que ce nom ne t’es pas familier.

Les orvets sont souvent confondus avec les serpents. N’ayant pas de pattes, ils se déplacent en rampant. Cependant, cette seule caractéristique ne font pas d’eux des serpents pour autant! Qu’est-ce qui les distingue des serpents, alors? Leurs ancêtres! L’ancêtre commun des serpents et des orvets aurait eu des pattes! Par la suite, les ancêtres de la lignée des orvets et des serpents auraient perdu leurs pattes séparément.

En les regardant de plus près, on peut identifier de nombreuses caractéristiques l’associant aux lézards, mais pas aux serpents. C’est pour cela que les orvets sont généralement décrits comme des lézards sans pattes. En voici quelques exemples :

  • Sa queue peut se détacher pour fuir un prédateur;
  • Il a des paupières qu’il peut fermer;
  • Des tympans lui permettent d’entendre;
  • Il n’a pas de glandes à venin;
  • L’ouverture de sa bouche est limitée par la jonction de la mâchoire supérieure et inférieure, contrairement aux serpents qui peuvent avaler des proies plus grosse que leur propre tête;
  • Sa langue n’est pas fourchue.

Une adaptation : un avantage

La perte des pattes* chez les orvets s’explique par le fait qu’il s’agit d’espèces fouisseuses. Cette adaptation est donc un avantage évolutif facilitant ses déplacements. Sans pattes, ils sont plus agiles pour s’enfoncer dans le sol.  D’ailleurs, le même type d’adaptation est aussi survenue chez un groupe d’amphibiens : l’ordre des Apodes (ou gymnophiones) également composé d’espèces fouisseuses. Pour les serpents, cela semble moins clair : certains scientifiques avancent que les ancêtres des serpents auraient perdus leurs pattes pour s’adapter au milieu aquatique avant de revenir sur terre.  

Le processus évolutif menant à la perte des pattes est donc survenu à plusieurs reprises dans le monde animal, mais aussi parmi les reptiles**. Certaines espèces actuelles de serpents (comme le python et le boa) et d’orvets (Pseudopus apodus) ont également gardé des vestiges de ces pattes.

NOTES

* On parle de « perte » de pattes, car les reptiles (tout comme les amphibiens, les oiseaux et les mammifères) sont des tétrapodes. C’est-à-dire des descendants du premier animal à avoir eu 4 pattes et à avoir marché sur terre.

** Reste que chez les reptiles, les liens évolutifs entre les différentes espèces changent encore dans la communauté scientifique. Donc la distinction entre serpent et lézard pourrait changer avec la venue de nouvelles analyses. Le groupe animal des reptiles est particulièrement complexe.  Il est dit paraphylétique, c’est à dire qu’il ne regroupe pas tous les descendants d’un même ancêtre. La phylogénie des reptiles est directement liée à celle des dinosaures et des oiseaux. (On t'en parle ici.)

Par Philippe, éducateur-naturaliste senior

Sources images : Andy Reago & Chrissy McClarren, GUEPE, Benny Trapp

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Choix du naturaliste
Le phototropisme ou les plantes qui bougent

Se déplacer pour aller chercher sa nourriture, trouver un endroit où dormir, c’est facile pour nous les animaux. Bien que les plantes ne puissent pas faire de même, elles ont quelques tours dans leur sac pour se mouvoir.

Se déplacer pour aller chercher sa nourriture, trouver un endroit confortable où dormir ou encore échanger avec d’autres, c’est facile pour nous les animaux. Bien que les plantes ne puissent pas faire de même (évidemment), elles ont tout de même certaines capacités. Ben oui, la possibilité de se mouvoir ne nous est pas exclusive! Certes, ce n’est pas demain matin que tu vas assister à une course de plants de tournesol. Ce n’est pas dans la prochaine heure non plus que tu vas remarquer que ton plant de tomates s’est déplacé de deux mètres vers la droite… À moins d’avoir un nain de jardin coquin ou un voisin en manque d’attention, mais ça c’est une autre histoire! Bien que les mouvements des plantes n’aient rien d’aussi spectaculaire, on va t’expliquer comment elles peuvent bouger par phototropisme.  

Pour faire simple, le phototropisme c’est la croissance de la plante qui s’oriente en fonction de l’origine de la lumière. L’exemple le plus connu est sans doute les tournesols qui s’orientent vers le soleil pour la photosynthèse (et pas pour mieux bronzer). Ce mécanisme permet aux plantes de s’adapter à leur environnement et d’être plus efficaces.  

Mais…. C’est un peu plus compliqué que ça!  

Pour avoir un impact, la lumière doit être perçue par la plante. Pour ce faire, les plantes ont des récepteurs (c’est-à dire des petites molécules qui savent capter et acheminer des signaux) qui sont sensibles à la lumière bleue. Ces derniers sont situés sur les extrémités des tiges et des racines, qu’on appelle les apex.

Lorsque ces récepteurs détectent la lumière, ils déclenchent une série d’évènements physiologiques qui conduisent à une redistribution d’une hormone de croissance qui se nomme auxine. C’est une hormone végétale tout ce qui a de plus naturel! Elle est produite par la plante dans les apex et permet la croissance de la plante à travers la multiplication et l’allongement des cellules. Imaginons une plante à moitié au soleil et à moitié à l’ombre. L’auxine, se concentrerait du côté sans lumière causant une multiplication des cellules de la plante de ce côté. Ça entrainerait la plante à se courber dans la direction de la lumière. (Eh, oui! Le côté à l’ombre grandit plus vite que le côté au soleil!)

Ouf! On y est arrivé. La plante est orientée enfin vers la lumière. Pour un plant de tournesol, les feuilles et les jeunes fleurs suivent les mouvements du soleil pendant toute la journée. Elles grandissent! Une fois la fleur arrivée à maturité, elle se fige en étant orienté vers l’est.  

Alors que les feuilles se dirigent vers la lumière, les racines, elles, cherchent l’ombre. On parle donc d’un phototropisme négatif dans le cas des racines.

Puis, le phototropisme n’est pas le seul tropisme! Il y a aussi plusieurs autres types de tropismes : le gravitropisme pour la gravité, hydrotropisme en réponse à l’eau ou encore le thigmotropisme à cause du toucher.  

Ce n’est pas tout en ce qui concerne les mouvements des plantes! Les tropismes en est qu’un type. Il y a aussi ce qu’on appelle les nasties, qui se différencient des tropismes parce que les mouvements de la plante qui les subit ne sont pas nécessairement dirigés vers la source du stimuli. (De plus, les nasties, elles, peuvent être réversibles ou irréversibles, mais on y reviendra!) On parle, par exemple, de nyctinastie quand on pense aux fleurs qui se ferment le soir et s’ouvrent le matin. Pas mal cool, non?

Par Andréanne, éducatrice-naturaliste senior et coordonnatrice des activités Charlevoix

Sources images : Pixabay, Russell Neches

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Quoi faire?
Top 7 des meilleures chutes

Tu aimerais chasser les chutes, mais tu ne sais pas par où commencer? Tu as déjà une collection de chutes bien remplie? Tant mieux, car cet article est fait pour toi, oui toi qui va à la rencontre des merveilles de la nature!

Si tu as cliqué sur le top 7 des meilleures chutes, c’est bien parce que tu aimes te balader en nature, d’autant plus lorsqu’il y a une chute au fil du sentier forestier. Tu aimerais chasser les chutes, mais tu ne sais pas par où commencer? Tu as déjà une collection de chutes bien remplie? Tant mieux, car cet article est fait pour toi, oui toi qui va à la rencontre des merveilles de la nature!

On dit qu’une chute c’est gigantesque, et l’on en connait quelques-unes, telles que les chutes du Niagara, les chutes de Rawdon ou encore les chutes Montmorency. Oui, je sais, il y en a beaucoup d’autres presque autant connues, selon la région où tu habites. Les chutes présentées ici sont accessibles autant par la route que par leur gratuité. Il y en a tellement qui méritent notre regard que je suis certain que tu en as tout plein d’autres à suggérer!

Mais l’idée que j’aimerais te partager, c’est celle de l’exploration en territoire méconnu, une aventure un peu hors des sentiers battus. Je veux te faire découvrir de superbes endroits auxquels tu n’aurais peut-être jamais pensé aller, des chutes grandioses qui n’ont pas toujours l’occasion d’accueillir de nombreux visiteurs, mais qui ont plutôt la chance de recevoir la visite de véritables chasseurs de chutes!  

Sans plus tarder, voici 7 chutes extraordinaires et méconnues. Ça se peut que tu les aies déjà visitées, ça se peut aussi qu’il y en aies d’autres que tu trouves plus belles et attrayantes. C’est normal, il y en a tellement et on n’aura jamais pu si bien dire que tous les goûts sont dans la nature! Voici un petit palmarès des accès gratuits et de proximité, au fil des routes.  

1. Chutes de la Petite-Rivière-Bostonnais – Mauricie  

Cette belle chute est située entre le lac Saint-Jean et Trois-Rivières, sur la route 155 à proximité de La Tuque. Les quelques sentiers faciles d’accès aboutissent à un belvédère qui surplombe les chutes à 35 mètres d’altitude. Cette région offre aussi une gamme de circuits touristiques et d’interprétation de la nature. Elle en vaut le détour.  

2. Chute Kabir Kouba – Québec

Sur le site de la chute Kabir Kouba, située sur la rivière Saint-Charles à Saint-Amand, en plein cœur de Québec, tu auras l’occasion d’observer une géologie particulière. La falaise offre une vue imprenable culminant à 42 mètres d’altitude sur le canyon creusé à même le Bouclier Canadien. Tu remarqueras les strates de roches sédimentaires, un type de formation rocheuse qui conserve des fossiles de près de 450 millions d’années.  

3. Parc des Chutes-de-la-Chaudière – Lévis

La rivière Chaudière est une des grandes rivières au sud du fleuve Saint-Laurent. Elle traverse plusieurs municipalités et est très utilisée pour son rendement énergétique. Plus les rivières sont grosses, plus les chutes le seront également, dépendamment bien sûr du dénivelé terrestre. Comme pour beaucoup de sites, un parc avec sentiers de marche sont accessibles à l’année. La pêche y est également pratiquée au pied des chutes qui bouillonnent férocement. Aussi, comme aux chutes Montmorency, un pont offre un spectacle époustouflant à 23 mètres au-dessus de la rivière dont l’eau chute 35 mètres plus bas : tu peux te sentir à une hauteur de 20 étages, ce qui n’est pas rien.  

4. Chutes Lysander – Inverness

À 30 minutes de l’autoroute 20, près de Val-Alain (S-266), ce petit coin de paradis est un endroit parfait pour se reposer entre Québec et Montréal. Il y a deux côtés. Le premier, côté sud, est aménagé d’un escalier longeant la puissante chute d’en amont en aval. L’autre côté, c’est le camping. Cette partie offre un petit sentier menant à un pont en surplomb de la forte chute. Cette chute est vraiment énorme, même si elle est étroite, elle en vaut le détour car le paysage est parfait pour y faire un pique-nique en famille.  

5. Chutes Maddington – Maddington Falls (Victoriaville)

Maddington Falls est une petite municipalité entre Montréal et Québec, à moins de 10 minutes de l’autoroute 20. Un éco-sentier y est simplement aménagé afin de nous inviter au pied de la petite, mais bouillonnante chute sous les ponts. Le plus époustouflant, c’est l’esprit relaxe du lieu. Un paysage reposant sur des roches sédimentaires métamorphiques de type schiste, c’est quelque chose qu’on ne voit pas tous les jours. Tu peux te saucer les pieds et même pêcher à quelques endroits.  

6. Parc des Sept-Chutes – Saint-Georges

En pleine forêt centenaire, en suivant les sentiers, tu arrives à la passerelle de l’Alliance qui passe à pas moins de 25 mètres au-dessus des chutes. La rivière Pozer est également longée par des pistes cyclables, des terrasses et d’un xylophone géant…? Oui, mais ce n’est pas le seul attrait, car tu as au moins 8 kilomètres de sentiers à faire dans ce grand parc pour t’instruire sur la faune et la flore locale. L’intérêt de faire le voyage, c’est de découvrir la région!  

7. Chute Jean-Larose – Beaupré

Au Mont-Sainte-Anne, le canyon culmine à 76 mètres au-dessus ou en-dessous de toi. Les 4 kilomètres de sentiers te permettent de suivre les 4 paliers qui longent la chute. Deux ponts suspendus vont te faire traverser la rivière Sainte-Anne et t’amener à 2 belvédères qui offrent, bien sûr, une vue exceptionnelle sur le long filet d’eau qui s’écoule. En été, une activité à couper le souffle est organisée et payante, soit la descente du canyon en rappel… ouf! Mais attention, le site est sujet à la réfection des installations, et certains sentiers sont moins accessibles.  

Qu’est-ce qu’une chute?

Vite fait, une chute peut aussi bien être une déformation de la croûte terrestre, qu’une érosion massive sur trajet d’une rivière. Les accidents géologiques sont nombreux : faille géologique, glaciation, soulèvement de plateaux ou même tremblement de terre peuvent façonner le lit des rivières. L’érosion est effective lorsque des substrats rocheux tendres se désagrègent, que la terre soit meuble (autrement dit, qu’elle ait peu de cohésion) ou que la roche soit de type calcaire.  

Petit concours

Les chutes sont parfois et même souvent des endroits éloignés. Pour les découvrir, il faut souvent aller les chercher plus loin qu’on ne le pense. C’est ça le véritable esprit d’un chasseur de chutes! On t’invite alors à rapporter les chutes que tu vas trouver dans ta région. Certaines chutes pourraient même être encore plus méconnues que celles présentées dans ce texte. Envoie-nous tes plus belles photos de ta collection de chutes.  

Par François-Vivier, éducateur-naturaliste

Sources images : GUEPE, Pierre-Olivier Fortin, Fra Lambert, Active Steve

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